Observées dans les villages du Lot et décrites d'une plume alerte et sensible, les manières de fleurir sont communes à toutes les provinces françaises. La plus ancienne correspond au modèle paysan, qui ignore la séparation des fleurs et des légumes et se fonde sur l'échange et le don avec les voisins. Le modèle fleuri, forgé par les concours, prévaut aujourd'hui dans les jardins privés comme dans l'espace public. Le plus récent est le modèle dit " naturel ", celui des amateurs de plantes vivaces, adeptes de la biodiversité. Il est encore le fait d'un petit nombre, mais il est adopté depuis peu par l'institution qui préside aux concours de fleurissement. Une institution dont Martine Bergues retrace l'histoire – jusqu'ici inédite – et dont elle analyse le fonctionnement e ...
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1. Trois jardins paysans ; 2. Cours, jardins et fleurs d'autrefois ; 3. Defòre, les femmes et le " dehors " ; 4. Une économie domestique paysanne ; 5. " Tenir les fleurs " ; 6. Fleurs de village.
II. Jardins fleuris 7. D'un jardin l'autre ; 8. Quelques jardins fleuris ; 9. La part des fleurs ; 10. De si belles fleurs ; 11. Le jardin fleuri et ses motifs ; 12. Les jardinières et les spécialistes.
III. Jardins " au naturel " 13. " Nouveaux jardins de campagne " ; 14. Contre le jardin fleuri ; 15. Les plantes du " vrai jardin " ; 16. Un spectacle de plantes peu ordinaire ; 17. Une nature choisie ; 18. Réseaux : le partage d'une passion.
IV. Jalons pour une histoire du fleurissement 19. XVIIIe et XIXe siècles : comment les fleurs vinrent au jardin ; 20. Modeler l'aspect de la France : tourisme, hygiénisme et premiers concours ; 21. L'essor de l'horticulture.
V. Les concours des villes et villages fleuris : une institution 22. Des années 1960 aux années 1980 ; 23. Le devenir du fleurissement.
VI. Les concours à l'échelle locale 24. Villages fleuris ; 25. Le concours côté département.
Observées dans les villages du Lot et décrites d'une plume alerte et sensible, les manières de fleurir sont communes à toutes les provinces françaises. La plus ancienne correspond au modèle paysan, qui ignore la séparation des fleurs et des légumes et se fonde sur l'échange et le don avec les voisins. Le modèle fleuri, forgé par les concours, prévaut aujourd'hui dans les jardins privés comme dans l'espace public. Le plus récent est le modèle dit " naturel ", celui des amateurs de plantes vivaces, adeptes de la biodiversité. Il est encore le fait d'un petit nombre, mais il est adopté depuis peu par l'institution qui préside aux concours de fleurissement. Une institution dont Martine Bergues retrace l'histoire – jusqu'ici inédite – et dont elle analyse le fonctionnement et les ressorts idéologiques, tout en soulignant le rôle des professions horticoles et paysagistes dans l'évolution de la palette végétale et dans l'art de la mise en scène florale.