Une approche polémique et transgressive portant sur l'actualité du droit à travers une revue semestrielle et pluridisciplinaire
Grief est une revue créée en 2014 et semestrielle depuis 2019, pluridisciplinaire, sur les mondes du droit coéditée par Lefebvre Dalloz et les éditions de l'EHESS.
Elle est conçue de manière à apporter aux lecteurs des éléments de réflexion touchant aux divers mondes du droit, à propos de questions particulièrement marquantes de l' actualité récente , ayant suscité de vifs débats non seulement chez les spécialistes du droit mais aussi dans la société tout entière. Elle offre ainsi une place à la réflexion, la polémique, la dispute dans les mondes du droit. L'enjeu est de présenter aux lecteurs la diversité, la complexité et le caractère conflictuel des sujets abordés.
Ouverte aux sciences sociales , la revue critique, polémique, transgresse les disciplines à l'intérieur et à l'extérieur du droit.
Elle est dirigée par Olivier Cayla, agrégé de droit public et directeur d'études à l'EHESS et par Rainer Maria Kiesow, agrégé de droit privé et directeur d'études à l'EHESS.
" Ne mentez pas ! " nous admonestent à l'unisson morales et éthiques, les premières ramenant l'existence à des valeurs transcendantales, donc à Dieu, alors que les secondes, à suivre Spinoza, définissent des modes d'existence immanents, ou pour le dire autrement d'adéquation au milieu, notamment social. Reste que dans les deux cas, mentir est mal pour les uns, mauvais pour les autres, à la fois mal et mauvais pour ceux, nombreux, dont l'éthique est nourrie de morale. C'est entendu, mentir est hors la loi des dieux comme des hommes. Qui oserait en effet revendiquer le mensonge comme art de vivre sinon à susciter l'opprobre collective et à s'attirer les foudres d'une société fondée sur un indispensable socle d'honnêteté qu'induit un " vouloir vivre ensemble " ? Pourtant… la mauvaise foi est une seconde nature chez l'homme, nombre de petits arrangements sont d'indispensables composants du ciment social, le droit de la guerre reconnaît la licéité du mensonge destiné à ruser pour gagner, les infox, la confusion croissante entre mensonge et vérité ainsi que la post-vérité sont notre quotidien. Le nez de Pinocchio s'allonge. Et il paraît que même Dieu ment ! Dans ce nouveau numéro Inflexions vous propose de réfléchir à ce qu'est mentir.
Cet ouvrage explicite une démarche de recherche en éducation ancrée dans le travail réel et ses innovations. Il postule que professionnaliser ce travail implique de le comprendre et de l'interroger en ami·e critique, partenaire de son développement.
La proposition formulée dans ce numéro consiste à faire valoir qu'une voie peu explorée et pourtant de première importance pour associer " politique " et " objet " passe par une enquête, une description prenant en compte à la fois la matérialité des objets et l'examen des capacités politiques qui émergent des cours d'action. Sans ce détour descriptif, ce ne serait pas l'objet en lui-même qui serait qualifié de politique, mais autre chose : sa destinée symbolique, les représentations qui lui sont associées à un certain moment et à un certain endroit ou encore que l'objet servirait de synecdoque, voire de prétexte pour désigner une entité abstraite. Cela implique que nous refusons de tenir pour acquis à la fois que tous les objets sont politiques, et que certains seraient intrinsèquement politiques (une arme, un drapeau…), tandis que d'autres ne le seraient pas. À rebours de cette approche qui norme a priori le domaine de la politique, les autrices et auteurs de ce numéro cherchent, tout au contraire, à débusquer en quoi, où, à quels moments et sous quelles modalités les objets entrent (ou non) en politique. Elles réalisent des descriptions fines et détaillées, qui mettent au centre la matérialité et les objets en action, et ouvrent ainsi une compréhension politique plus riche et inattendue, qu'il s'agisse de décrire un casque colonial britannique, une ampoule et une seringue, une fontaine publique, des gouttières et des gargouilles, des aliments comme le vin ou la pomme de terre, une installation nucléaire, des images cérébrales de traumatisme ou encore une boîte aux lettres.
En 2006, la circulaire ministérielle n°2006-45 acte la transformation du foyer de travailleurs migrants (habitat postcolonial) en résidence sociale. Que recouvre cette disposition et quelles conséquences en découlent pour les usagers et les bailleurs sociaux ? Menée sur quatre années, cette recherche ethnographique analyse la transformation des foyers de travailleurs migrants. Dès lors que ceux-ci deviennent des résidences sociales organisées à partir d'espaces uniquement individuels, comment habiter ces lieux privatifs encadrés par de nouvelles contraintes ? Qu'en est-il de la vie collective ? Quelles sont les stratégies d'adaptation et de résistance mises en place par les habitant.es ? Dans une écriture très fluide, ce livre nous propose de découvrir au fil des chapitres les espaces et les pratiques habitantes. Il met en lumière le maintien d'une vie collective et l'existence d'une vie sociale complexe et inventive, qui tranche avec des discours publics souvent stigmatisants ou avec l'invisibilisation de cette forme d'habitat dans la ville. L'autrice insiste sur les capacités d'agir des migrants, avec et face aux gestionnaires, en dépit de faibles ressources et de fortes contraintes ; elle nourrit ainsi le débat sur l'articulation entre logiques de domination et résistances.L'enquête interroge également le rôle de l'architecture et celui des pouvoirs publics dans l'encadrement et l'éducation des populations habitantes. Elle éclaire l'actualité de la migration ouest-africaine et ses conditions résidentielles en France et dresse un bilan de cette politique de logement. Mêlant travail d'archives (plans de bâtiments, documents de construction, etc.), entretiens avec les professionnels (gérants des foyers/résidences, travailleurs sociaux, responsables techniques) et avec les habitants et habitantes de 17 logements, cette enquête porte sur trois cas d'étude localisés en Île-de-France.
Tout au long de l'Ancien Régime, au sein de l'élite urbaine, de nombreux bourgeois aspirant à la noblesse se sont regroupés en compagnies de chevaliers de l'arc, de l'arbalète ou de l'arquebuse. Entre jeux d'élite, usages militaires, fêtes spectaculaires et privilèges jaloux, l'ouvrage révèle une sociabilité urbaine méconnue. Démontant le mythe de compagnies guerrières, il restitue, à partir d'un large éventail d'archives et de traces matérielles, la réalité de leur place dans la ville d'Ancien Régime.
Centré sur les phénomènes suburbains dans le territoire de Rome et dans le contexte provincial des Gaules, cet ouvrage rassemble les travaux de chercheurs français et italiens s'inscrivant à la suite d'une longue tradition d'études scientifiques sur le sujet. Une première partie est dédiée aux cas d'études caractérisés par une mixité de fonctions concentrées sur un territoire donné et, la seconde, traite essentiellement de la fonction funéraire de ces quartiers périphériques.Ces contributions proposent un éclairage parfois inédit sur les territoires traités, en rajoutant un jalon important à la connaissance des phénomènes suburbains, grâce à la présentation des données les plus récentes.
Le Triangle de Weimar est, au coeur de l'UE, un format de coopération privilégiée entre Allemagne, France et Pologne qui est juridiquement non contraignant et dont la portée reste encore méconnue.Les nouveaux défis géopolitiques font apparaître le besoin de renforcer les coopérations au regard des enjeux de défense commune, des concordances et divergences dans les visions de la construction européenne, et de la position face au Groupe de Visegrád.Les analyses mettent en lumière
Douze contributions aux approches méthodologiques variées en sémantique et syntaxe, analyse du discours et traduction dans les différentes langues slaves (polonais, russe, serbe, ukrainien).
Réunissant douze contributions issues de cadres théoriques variés, ce volume met en lumière les enjeux sémantiques, syntaxiques, discursifs et traductologiques propres aux langues slaves (polonais, russe, serbe, ukrainien), ces dernières étant parfois envisagées de manière contrastive avec le français.L'ouvrage s'articule autour de plusieurs axes majeurs : l'analyse des mécanismes sémantiques et grammaticaux, l'étude des marqueurs discursifs et de la modalité, l'examen des stratégies de communication et des enjeux traductologiques, ainsi qu'une réflexion sur l'interaction et la syntaxe russe. Chaque contribution éclaire, à sa manière, la richesse des langues slaves et leurs spécificités dans le dialogue interculturel.
L'ouvrage propose l'une des premières analyses systématiques de l'application des technologies émergentes, notamment l'intelligence artificielle, à l'étude des textes anciens, avec un focus sur la Politique d'Aristote, ouvrant un champ encore peu exploré.
À travers 22 contributions des principaux spécialistes actuels des croisades tardives, cet hommage au travail de Norman Housley aborde tous les aspects de ce mouvement complexe : sa diffusion et sa diversification, les multiples formes de sa promotion en Occident et ses postérités et mémoires dans l'art, la littérature ou l'historiographie.
Depuis les années 1980, les travaux pionniers de Norman Housley ont profondément renouvelé la compréhension et l'analyse des croisades dites " tardives " au point d'en faire un champ historiographique à part entière. Cet ouvrage collectif rend hommage à cette contribution majeure en réunissant 22 études d'historiens venus du monde entier, dont les recherches s'inspirent tant de l'œuvre que de la personnalité de Housley. À travers une riche diversité d'approches, le volume explore la diffusion et la diversification du phénomène de croisade, depuis les derniers soubresauts de la présence franque en Terre sainte jusqu'aux campagnes menées en Europe, notamment contre les Hussites, sans oublier les conflits contre les Ottomans. Il met en lumière les multiples modalités de la mobilisation en Occident : recrutement, financement, diplomatie, mise en scène symbolique… L'ouvrage s'attache également à retracer les prolongements et les résonances des croisades bien après la fin des expéditions militaires, dans les domaines de l'art, de la littérature et de l'historiographie. En rendant hommage à la figure fondatrice de Norman Housley, ce livre propose ainsi un panorama vivant, riche et nuancé de l'historiographie des croisades tardives au XXIe siècle.
À quoi pense la jeune fille d'un mineur de fer lorrain, née en 1918, dans les années 1920-1930 ? Quel est le sens qu'elle donne à sa scolarité dans une école primaire puis une école normale d'institutrices ? Quel avenir se voit-elle, en tant que femme, dans la société française de son époque ? Ses souvenirs, remarquablement précis, constituent un témoignage exceptionnel de sincérité et de véracité.