La fonction accueil, au cœur de l'institution bibliothèque, garantit une expérience usager·e fluide et chaleureuse, et renforce le bien-être des équipes. Dans ce second volume consacré au " bien accueillir ", Héloïse Courty propose un parcours en 5 étapes : proposer les fondations de l'accueil et comprendre ses enjeux ; définir une stratégie et formaliser sa politique d'accueil ; développer ses compétences relationnelles ; traduire la stratégie en actions et s'outiller ; soutenir, accompagner ses équipes et valoriser les compétences. Bien plus qu'un livre pratique, ce manuel est une invitation à réinventer l'accueil pour en faire une compétence majeure des bibliothécaires.
Les dernières décennies de recherche en physique quantique ont permis de mettre en évidence, puis de maîtriser, la superposition quantique et l'intrication. Il est aujourd'hui possible de manipuler et d'intriquer des photons, des atomes et même des atomes dits " artificiels ", sculptés avec les outils de la micro-électronique. Cette maîtrise inédite ouvre la voie à de multiples applications, dont le calcul quantique. Ce livre décrit les débuts de cette aventure, où recherche fondamentale et innovation technologique avancent de concert. C'est un domaine en plein essor, où technique et esthétique se mêlent à des ambitions scientifiques extrêmes et à une concurrence intense.
" Tout est collectif en droit. " C'est ainsi que pourrait se résumer, comme l'a fait François Collart-Dutilleul, la cinquième édition du colloque des doctorants nantais. La notion de collectif désigne un groupe de personnes ou d'entités s'unissant autour d'un intérêt commun. Selon le contexte, elle peut prendre des significations variées. Le droit lui-même peut être considéré comme un collectif, regroupant un ensemble de normes régissant la société. Les différentes disciplines juridiques appréhendent le collectif tantôt comme acteur, tantôt comme outil de gestion des ressources ou moyen de défense et de répression. Deux grandes tendances se dégagent de cette diversité: le Collectif saisi par le droit, et le Droit saisi par les collectifs. Cet ouvrage explore ces interactions à travers les contributions retenues pour ce colloque, offrant un panorama complet des manières dont le droit encadre, protège ou est transformé par les collectifs.
Cet ouvrage collectif explore l'intégration du corps et des sens dans les disciplines artistiques — arts visuels, musique, danse, création littéraire et design — tant dans le processus de création que dans l'acquisition de connaissances et de compétences. Bien que des recherches récentes aient mis en lumière l'importance du corps dans l'apprentissage, son rôle reste insuffisamment exploré, notamment dans le domaine artistique. Structuré en trois sections, cet ouvrage propose une approche plurielle, mobilisant des perspectives théoriques de la recherche-création, de la didactique, des arts, de la psychologie et des sciences de l'éducation, pour réfléchir à la place centrale du corps dans l'éducation à la création artistique. Chaque section est composée de trois contributions. La première section, " Penser le corps à travers la Recherche-création ", s'intéresse à la méthodologie de la recherche-création, un domaine prometteur mais encore trop rarement exploré dans la recherche en éducation. Elle examine comment l'engagement du corps et des sens peut contribuer activement à la construction de savoirs, de compétences et d'attitudes dans le cadre de l'éducation artistique. La deuxième section, " Apprendre par le corps : propositions pédagogiques pour la création artistique ", analyse comment l'intégration des pratiques corporelles dans l'enseignement peut favoriser le développement d'une intention artistique, renforcer des compétences professionnelles, ou encore créer des " corps créatifs " dans les espaces scolaires normés. Cette section propose des ateliers centrés sur le corps, ouvrant la voie à de nouvelles formes de savoirs. Enfin, la troisième section, " Corps et enseignement artistique : enjeux didactiques ", interroge le rôle du corps et des sens dans la formation des enseignants, en tant que levier essentiel pour améliorer la transmission de la création artistique et enrichir la réflexion sur les interactions entre didactique, pratique artistique et corporéité.
Les Napo Runa (gens du fleuve Napo) sont un groupe indigène de la forêt amazonienne de l'Équateur. Loin de former une société isolée et éloignée du monde occidental, les Napo Runa ont historiquement entretenu des liens étroits avec les colons espagnols, puis la société nationale équatorienne et, aujourd'hui, avec le capitalisme globalisé. Ce livre explore l'histoire des Napo Runa depuis les premières expéditions espagnoles au 16e siècle jusqu'à aujourd'hui. À travers l'analyse de documents historiques, l'auteur décrit la formation de la société napo runa, initialement composée d'individus d'origines culturelles diverses regroupés dans la région du fleuve Napo par les colons et les missionnaires pour en faire leurs serviteurs. Ce livre aborde également l'histoire des Napo Runa à partir de leurs propres récits historiques que l'auteur a recueillis auprès de plusieurs conteurs. Ces récits sont transcrits en quechua, la langue des Napo Runa, et traduits en français. L'analyse de ces récits, placés dans le contexte culturel, historique et épistémologique qui les a produits, permet de saisir l'histoire de la colonisation selon la vision des Napo Runa.
Ce volume d'hommages rassemble les contributions d'une quarantaine de chercheurs, français et étrangers, qui ont croisé la route du Professeur Olivier Vernier sur les chemins de la recherche. Au cours d'une longue et riche carrière, où les travaux individuels ont progressivement cédé la place à d'importantes recherches collectives, Olivier Vernier a multiplié les rencontres intellectuelles, jusqu'à constituer autour de lui un vaste réseau de chercheurs et d'amis. Ils sont ici réunis aux côtés de ses collègues et des élèves qu'il a formés à l'Université Côte d'Azur. Sous le titre Études d'histoire du droit social, l'ouvrage propose un ensemble d'articles originaux consacrés aux principales thématiques de ce champ de recherche. Sont ainsi abordées des questions liées à l'assistance, à la bienfaisance, à la charité et à la philanthropie, mais également à l'étude des institutions sociales et religieuses telles que les oeuvres sociales et pies, les hôpitaux et hospices, ou encore les dispositifs d'aide et de prise en charge des populations les plus démunies (pauvres, blessés, accidentés, veuves, orphelins ou enfants abandonnés). À ces thématiques viennent s'ajouter des réflexions sur l'évolution du droit du travail, de la condition ouvrière, du paternalisme industriel, de la sécurité sociale et du droit de la santé. Ces contributions illustrent la richesse et la diversité des questionnements soulevés par l'histoire du droit social. Elles sont autant de témoignages et d'hommages de reconnaissance adressés à Olivier Vernier pour avoir, au sein de l'histoire du droit et des institutions, contribué à tracer les contours et donner vie à cette discipline.
Le savant peut-il se tenir au-dessus de la mêlée pour aborder une question aussi brûlante que la place de l'immigration dans nos sociétés ? Face aux discours qui voudraient persuader que la France, trop généreuse, se laisse submerger par les flux migratoires, il se doit de prendre la mesure des choses en menant des analyses rigoureuses. François Héran relève le défi. Si la progression de l'immigration est une tendance lourde, la France n'est nullement le pays le plus attractif d'Europe. L'appel d'air créé par notre protection sociale est un mythe. En brisant les idées reçues, le savant se heurte nécessairement au politique qui interfère dans le champ scientifique et frappe l'opinion à coups d'arguments chiffrés. Il rappelle ce faisant que tenir compte des productions de la recherche dans le débat public n'est pas une option, mais une nécessité.
Cette nouvelle bande dessinée d'Hélène Becquelin nous embarque dans les années 80, dans les pas d'une jeune fille solitaire, férue de punk. Suivie par un monstre à la fois coach mental et ami imaginaire, elle va quitter son Valais natal et poursuivre ses études aux Beaux-Arts de Lausanne. Elle se confronte rapidement à la concurrence entre camarades, à la compétition féroce entres filles et au machisme ambiant. Au fil de ses nouvelles expériences faites de rencontres, de concerts punk et d'histoires d'amour pleines de décibels et de rock, elle découvre le coeur battant de lieux alternatifs, aujourd'hui emblématiques, de Suisse romande, comme la Dolce Vita à Lausanne, les Caves du Manoir à Martigny, le Frisson à Fribourg, ...
Déployé sous la forme d'un abécédaire alliant textes et images, mer x soleil est un livre-album qui réfléchit et actualise le concept de " cinéma de poésie " tel que défini historiquement par Pier Paolo Pasolini lors d'une conférence prononcée en 1965 au Festival du nouveau cinéma de Pesaro : peut-on voir ce que l'on dit et peut-on dire ce que l'on voit ? À l'heure d'une novlangue technofasciste et d'une imagerie dystopique dévastatrices, repenser le dicible et le visible à partir de l'art vidéo est une promesse consolatrice. Dans une approche à la fois critique et prospective, Frank Smith explore une histoire expérimentale du cinéma au gré de l'œuvre comme déplacement et impossible définition qu'en plateaux. mer x soleil refuse l'instauration d'une vision théorique pour mieux en disséminer des sorties et des greffes. Construit en ce sens composite, le livre rassemble : • Des analyses d'œuvres cinématographiques et photographiques (Duras, les Straub, Godard, Frampton, Hill, Benning, Gonzalez-Foerster, Marker, etc., ainsi que certains de ses films et installations vidéo) : archéologie vivante, il se fonde sur l'hypothèse de la rencontre ; • Des notions inédites dont la prolifération prolonge la possibilité d'hypothèses de lectures indéfinitoires mais hospitalières : images " mouve-temps ", " caméron-on ", " effet Jokari " , etc., actant l'expérience comme intuition, l'expérimental comme phénomène sensible avant d'être théorique ; • Un entretien avec le critique Rodolphe Perez : parce qu'il n'expose aucun manifeste mais privilégie le dialogue avec les œuvres dans une amitié artistique, le livre s'ouvre à la discussion pour envisager ses propres lignes de fuite.
Comment passe-t-on de la conquête à la paix, de la violence militaire à la construction d'un nouvel ordre politique ? C'est cette transition incertaine que questionne le titre du livre, en s'intéressant aux mondes normands médiévaux, du monde viking à la Normandie, de l'Angleterre au royaume de Sicile, entre le IXᵉ et le XIIᵉ siècle. Cet ouvrage collectif explore la notion de " pacification ", fortement chargée d'échos historiographiques contemporains, et interroge sa pertinence pour le Moyen Âge. Les contributions examinent les mécanismes qui permettent d'apaiser ou de contenir la violence : ralliements, médiations, légitimations idéologiques, structures juridiques et politiques, logiques de contrôle militaire et économique. À la croisée des approches politiques, sociales et culturelles, le volume met en lumière les dynamiques d'intégration et les réseaux d'acteurs qui transforment d'anciens ennemis en partenaires Issu d'un Colloque de Cerisy, ce livre propose une réflexion comparatiste originale sur la conquête et ses suites, entre guerre et paix.
Par quels mécanismes un groupe social survit-il à des violences de masse ? Pour répondre à cette interrogation, Grégoire Cousin a passé près de dix années auprès des Čoroman, une petite communauté rom, entre la France et la Roumanie. À partir des coups de foudre, mariages, naissances et peines de cœur qui rythment le quotidien, L'alliance romanès remonte peu à peu à la refondation de la communauté après la Seconde Guerre mondiale, et montre comment la production de la famille a permis de surmonter le traumatisme collectif. L'entreprise d'anéantissement des Roms par l'État roumain – déportation dans des camps de concentration en Transnistrie durant la guerre, violences de l'immédiat après-guerre – a mis en péril la survie du groupe. Cette plongée dans le passé est fondamentale pour donner une profondeur historique aux pratiques sociales contemporaines et dévoiler les mécanismes de la résilience. En explorant les liens de parenté sur plus d'un siècle, Grégoire Cousin montre que la principale dynamique de ce groupe social repose sur la recherche, par le mariage, d'une reconduction de l'alliance à d'autres familles, afin de surmonter les conjonctures historiques les plus destructrices. Au-delà de l'ethnographie et de l'histoire orale, l'ouvrage déploie une perspective historique et mobilise un important corpus de documents issus des archives roumaines et ukrainiennes. Il livre ainsi une analyse rare et précieuse sur une société méconnue, celle des Čoroman, et constitue une importante contribution à l'étude de la parenté.
Que peuvent bien avoir en commun le boucher et l'artiste? Des gestes, des outils de précision, des savoir-faire spécifiques au moyen desquels ils détiennent le pouvoir singulier d'ôter ou de donner forme et vie. Le premier peut sacrifier l'animal pour le transformer en viande, nourriture par excellence; le second travaille la matière même pour l'animer. À travers trois œuvres qui sont autant de portraits de l'artiste en boucher – une peinture, un dessin, une performance –, l'autrice nous fait traverser plusieurs siècles d'histoire de l'art pour déceler les changements radicaux touchant notre rapport à la production et à la consommation de viande, mais aussi aux animaux.
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