Ce numéro est consacré au poète et romancier Raoul Schrott (1964) mettant en avant sa facette de " poète érudit " en quête de savoir animant sa démarche créatrice. Figure singulière et originale de la littérature autrichienne contemporaine, il est un écrivain éclectique, dont l'œuvre prolifique fait dialoguer les époques, les genres et les savoirs.
Depuis le milieu du XXe siècle, les réflexions consécutives aux divers désastres qui ont frappé l'humanité depuis la Seconde Guerre mondiale ont favorisé de nouvelles approches concernant les calamités et les catastrophes naturelles. Leurs apports ont ainsi contribué à constituer en objet d'étude spécifique un type d'événement auquel les historiens se sont toujours intéressés mais dont ils ont aussi renouvelé et approfondi l'examen dans le cadre de travaux portant notamment sur l'Antiquité et le Moyen Âge.Les études réunies dans cet ouvrage participent à cet effort de renouvellement en considérant les textes antiques et médiévaux traitant de catastrophes naturelles dans leur dimension proprement littéraire. En tant qu'écrits auctoriaux, ils sont en effet le produit d'une subjectivité s'exprimant dans un genre, une période et une langue donnés. La philologie et l'analyse littéraire apparaissent donc essentielles pour comprendre comment et pourquoi ces événements ont été transposés dans l'ordre de la parole. Rédigés en latin, en grec ou en ancien français, les textes étudiés relèvent de genres extrêmement variés, tels que l'historiographie, l'éloquence, la poésie ou la philosophie.
Comparer l'emploi du merveilleux scandinave chez les auteurs et les autrices de la Percée moderne, c'est chercher à saisir l'impact de la voix féminine et son rôle de contournement dans la littérature.À travers différents genres de la littérature de formation, ce volume entend interroger les voies que les autrices scandinaves, pourtant nombreuses et connaissant un réel succès, pouvaient emprunter pour contourner une critique cherchant constamment à les minorer.Le contexte sociopolitique et historique des pays scandinaves au tournant du XXe siècle est fondamental pour comprendre la façon dont les autrices s'emparent du surnaturel différemment des écrivains, afin de s'adapter à une norme et de pratiquer un genre littéraire, proche du conte, compatible avec l'idée que les critiques se faisaient des lettres féminines. Leur approche témoigne d'une tendance partagée à employer esthétiquement le surnaturel pour traiter les débats modernes sur les droits des femmes, ouvrant de la sorte un passage vers les thématiques du folkhem à venir. Et si le merveilleux pouvait servir à narrer une vision utopique de la femme ?
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