Face à l'urgence de la transition écologique, les cadres des fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) doivent repenser leurs pratiques. Cet ouvrage explore la diversité des défis à relever en abordant plusieurs secteurs économiques (tourisme, agriculture, santé), des biens communs essentiels (eau, énergie, paysages, savoirs) et différentes situations géographiques.Pour y répondre, il propose des perspectives concrètes en matière de formation, de financement, d'accompagnement au changement et de gouvernance. Il met en lumière comment les principes de la transition socioécologique (respect du vivant, circularité, sobriété, autonomie) peuvent guider les cadres publics face aux enjeux actuels et futurs.Enfin, des éclairages sur les nouvelles formes de gouvernance, qu'il s'agisse de collaborations public/privé ou de la conception des politiques publiques, montrent comment ces principes peuvent devenir des leviers d'action concrets. L'ouvrage s'inscrit ainsi dans une vision stratégique de l'État, notamment à travers la formation initiale et continue des fonctionnaires.
Cet ouvrage entend étudier la généalogie qui relie les différentes thèses individualistes et établir leur continuité logique: chacun de ces courants de pensée découle de ses prédécesseurs et contribue à la naissance de ses successeurs. Il y a donc entre eux des connexions logiques et historiques.Cette généalogie montre combien la pensée moderne est redevable à l'individualisme. Rien ne caractérise mieux la Modernité que son individualisme. Etudier ces différents courants intellectuels de l'individualisme fait ressortir comment s'est formée la pensée moderne, par rupture avec la pensée antique et médiévale, et fait comprendre quelques-uns des faits de société qui en sont la manifestation concrète.
Malgré le renforcement des politiques de lutte contre les discriminations liées au sexe ou au genre, de nombreux défis restent à relever. Les auteurs de cet ouvrage se sont attachés à l'étude et la mise en exergue de ces derniers, parmi lesquels on citera l'identification, notamment aux fins de visibilisation dans l'espace public, des comportements discriminatoires et la constitution des éléments probants tendant à les matérialiser d'un point de vue juridique. Si le droit tente de répondre à l'enjeu de prévention et de répression des discriminations sexistes ou genrées, il faut constater que la discipline peine à y satisfaire pleinement.Le présent ouvrage analyse ainsi les situations de discriminations, en lien avec le sexe ou le genre, créées par le droit et les hypothèses dans lesquelles le droit se révèle un outil efficace de lutte contre ces phénomènes.
La reconnaissance de la capacité juridique comme droit humain suscite depuis vingt ans une vive controverse sociale et scientifique portant sur l'abolition des me´canismes le´gaux de prise de de´cision substitutive (soins force´s, tutelle, curatelle...). À travers le développement d'une démarche de recherche participative, cet ouvrage examine l'émergence de ce débat dans le contexte international ainsi que son appropriation dans le cadre français et explore les tensions entre l'affirmation d'un idéal utopique et sa difficile domestication dans la vie sociale. Loin de réduire le langage des droits humains à une idéologie abstraite, comme le font parfois les sciences sociales, ce livre de´veloppe une sociologie affirmative originale qui conjugue recherches empiriques et quête sociale d'une meilleure considération des plus vulnérables. Ce faisant, il éclaire les conditions anthropologiques, politiques et cliniques de l'ave`nement d'un ide´al, en me^me temps que sa portée transformatrice.
Grief est une revue annuelle depuis 2014, qui devient semestrielle à compter de 2019. C'est une revue pluridisciplinaire, sur les mondes du droit coéditée par les éditions Dalloz et de l'EHESS.Elle est conçue de manière à apporter aux lecteurs des éléments de réflexion touchant aux divers mondes du droit, à propos de questions particulièrement marquantes de l'actualité récente, ayant suscité de vifs débats non seulement chez les spécialistes du droit mais aussi dans la société tout entière.Elle offre ainsi une place à la réflexion, la polémique, la dispute dans les mondes du droit. L'enjeu est de présenter aux lecteurs la diversité, la complexité et le caractère conflictuel des sujets abordés.Ouverte aux sciences sociales la revue critique, polémique, transgresse les disciplines à l'intérieur et à l'extérieur du droit.Ce feuilleton juridique de notre société s'articule en 4 rubriques: la rubrique "Cas", la rubrique "Différend", la rubrique "Exploration" et enfin des recensions d'ouvrages composent celle sur les "Lectures".
Célèbre pour son intense activité bancaire, le Luxembourg présente aussi, à son échelle, un creuset des tendances et du mouvement de fond à l'œuvre au niveau européen en matière d'économie sociale et solidaire (ESS). L'ouvrage s'appuie sur une enquête qualitative menée auprès de différents acteurs porteurs de projets et de politiques publiques de l'ESS et analyse les composantes socio-économiques et socio-politiques de l'ESS luxembourgeoise. Quatre mondes de l'ESS sont identifiés : l'économie du traitement social du chômage par le travail, l'économie traditionnelle du social à visée caritative, l'entrepreneuriat social et responsable omniprésent dans les discours, et les initiatives solidaires désormais disséminées dans des projets locaux peu visibles.Respectivement sociologue et économiste à l'université de Lorraine, Melaine Cervera et Vincent Lhuillier font partie du collectif d'animation et de gestion du Réseau inter-universitaire de l'ESS (RIUESS) et sont membres fondateurs du Réseau de formation et de recherche en ESS du Grand Est (RESSOR).
Dans un monde en proie à de multiples crises, le manager public occupe un rôle essentiel. En première ligne pour anticiper et gérer les risques qui menacent la stabilité et l'efficacité des services publics, il fait face à des défis pour lesquels il est souvent peu préparé. Cet ouvrage explore les multiples facettes du risque dans le secteur public : du décrochage scolaire aux crises climatiques, en passant par la cybercriminalité, les défis budgétaires et les contraintes juridiques croissantes.
Comment repérer les signaux faibles ? Comment développer une culture collective du risque ? Quelles stratégies permettent de mobiliser les acteurs autour de solutions durables et efficaces ? À travers des études de cas et des éclairages techniques, cet ouvrage fournit des méthodes concrètes pour une gestion rigoureuse et collaborative des risques. Praticiens et chercheurs y partagent leurs expériences et proposent des outils pour accompagner les cadres publics dans l'acquisition de nouvelles compétences, les invitant à innover et repenser l'action collective afin de relever les défis d'un monde en mutation.
Destiné aux décideurs, cadres publics et futurs managers, cet ouvrage invite à concevoir le risque comme un levier d'action et de progrès, pour une adaptation au service du bien commun.
Ce numéro de la Revue franco-maghrébine de droit est consacré à des variations juridiques dans l'aire francophone. Tous les articles qu'il réunit ont pour point commun de traiter du droit des territoires francophones du Maghreb, de pays proches ou limitrophes comme la Côte d'Ivoire et le Mali, voire de l'aire francophone. L'usage de la langue française -la francophonie- et la source d'inspiration que constitue le droit français, en sont les traits d'union. Véhiculés par les administrations ou les législateurs, les enseignants ou les étudiants, la langue et le droit interviennent dans le processus de formulation du droit, de son enseignement et de son apprentissage ou de sa mise en pratique, notamment par les autorités publiques que sont les administrations mais aussi les simples administrés ou justiciables, dans leur vie quotidienne ou dans cet espace sans frontière qu'est la sphère numérique.
Le 10 juin 1944, une compagnie appartenant à la division Waffen SS Das Reich massacre à Oradour-sur-Glane 643 personnes. Neuf ans plus tard, en 1953, sont jugés au Tribunal militaire de Bordeaux 64 ex-soldats accusés d'avoir participé à ce crime de guerre, 21 prévenus seulement étant présents : 7 Allemands et 14 Alsaciens dont 13 étaient des incorporés de force dans les Waffen SS. Autour de ce procès " historique " qui se déroule du 12 janvier au 13 février, les débats sont passionnés, largement relayés par les quelques 50 journalistes qui suivent les volets judiciaires et politiques de l'affaire, la présence des 13 alsaciens incorporés de force conduisant en effet à la confrontation de deux mémoires à vif, celle du Limousin et celle de l'Alsace. C'est ce qui a surtout été retenu de ce procès (avec, en plus, l'amnistie des condamnés alsaciens une semaine après le verdict qui exacerba la césure entre les deux provinces).Cet ouvrage revient au moment judiciaire proprement dit en mettant à la disposition du public la sténographie des audiences in extenso afin d'éclairer le fonctionnement d'un tribunal militaire dans ce contexte si particulier des années 1950. Au-delà, cette archive constitue un outil de réflexion sur le " passage " de la justice dans le post-conflit, sur ses ambitions et ses limites, sur la réception du procès dans l'espace démocratique.
Durable ou soutenable? Le développement rapide et peu coordonné des groupes sociaux, qu'ils soient industrialisés ou non, doit être repensé. Les pistes sont multiples mais le temps presse.
Les équipes du CREOP ont donc, en toute simplicité, refait le monde dans l'ouvrage collectif que vous tenez en main.
Pour cela, les chercheuses et chercheurs ont disserté sur des mots clés dont voici en vrac quelques échantillons: communs, écosystèmes, environnement, risques, sociétés à mission, intérêt social, coviabilité, pollution, bruit, etc.
L'étude du droit est un savoir pratique où l'autorité personnelle a beaucoup de poids : le droit tend à construire des figures exemplaires dont les opinions " font jurisprudence ". L'autorité de certains " grands " juristes traverse même les siècles. Jacques Cujas (1522-1590) s'inscrit dans cette catégorie. Découvreur de sources du droit romain que l'on croyait perdues, lecteur avisé capable de donner une nouvelle profondeur à l'interprétation du Corpus iuris civilis de Justinien, enseignant charismatique apte à susciter des vocations : si ses mérites sont connus, on s'est encore peu interrogé sur les raisons et les voies qui ont fait de lui un " grand juriste ".C'est à cette question que répondent les études de ce volume, examinant la postérité de Cujas en France et en Europe, à travers les ouvrages de droit, mais aussi la statuaire publique et la littérature, où Cujas devient l'incarnation (parfois grotesque) de la science juridique. Cet ouvrage, issu d'un colloque organisé au Collège de France à l'occasion du cinquième centenaire de la naissance de Cujas, montre comment la science du droit sort parfois de sa sphère et devient patrimoine commun.
Le droit international de l'environnement, souvent présenté comme un droit empreint de jeunesse, a en fait atteint une certaine maturité. Né dans la mouvance de la Conférence des Nations unies sur l'environnement humain qui s'est tenue à Stockholm en juin 1972, il s'est depuis considérablement développé au gré de l'adoption de nombreux accords et instruments de portée régionale et universelle. Les attentes sont maintenant tournées vers la nécessité d'un droit plus prescriptif, en complément d'un droit d'exhortation et d'incitation. Si des pas sont accomplis en matière de mise en œuvre des engagements, la protection de l'environnement fait face au défi de sa réalisation concrète, aussi nommée " effectivité ", dans un contexte d'urgence écologique. De nouvelles approches s'esquissent pour répondre à cet enjeu, impliquant acteurs publics et privés. Cet ouvrage analyse ces développements, notamment l'évolution du contenu des normes et des standards, la judiciarisation de l'application du droit international de l'environnement ou encore la reconnaissance de droits à la nature.