La démocratie libérale est en crise dans le monde entier, incapable de faire face aux problèmes urgents tels que le changement climatique. Il existe cependant une autre voie?: la démocratie coopérative. Des coopératives de consommateurs aux coopératives de crédit, des coopératives de travailleurs aux mutuelles d'assurance, des organisations à but non lucratif à l'aide mutuelle, d'innombrables exemples prouvent que les gens qui travaillent ensemble peuvent étendre les idéaux de la démocratie participative et de la durabilité à tous les aspects de leur vie. Ces formes de coopération ne dépendent pas de la politique électorale, au contraire, elles exploitent les pratiques et les valeurs de longue date des coopératives?: l'autodétermination, la participation démocratique, l'équité, la solidarité et le respect de l'environnement.Bernard E. Harcourt développe une théorie et une pratique transformatrices qui s'appuient sur des modèles mondiaux de coopération réussie. Il identifie les formes les plus prometteuses d'initiatives coopératives et distille ensuite leurs enseignements dans un cadre intégré.Œuvre créative de théorie critique normative, Coopération offre une vision positive pour relever les défis impérieux qui se posent à nous et qu'en s'appuyant sur les valeurs fondamentales de la coopération et sur le pouvoir des personnes qui travaillent ensemble, un nouveau monde de démocratie coopérative est à notre portée.
Discipline largement pratiquée et récemment mise sur le devant de la scène par les performances françaises aux Jeux olympiques, le tennis de table requiert des compétences spécifiques, ainsi que des qualités physiques et mentales sur lesquelles ce précieux ouvrage s'attarde afin de proposer un outil indispensable aux amateurs comme aux praticiens.
The 18th issue of ESSH joins a long-standing and dynamic academic conversation on the intersection of sport and religion, offering a historical perspective that spans from the 19th century to the present day. Across this period, profound shifts in cultural and social practices have redefined how societies experience ritual, faith and the body.
Fondée en 1971 par un groupe de médecins et de journalistes à Paris, Médecins Sans Frontières (MSF) est passée de quelques volontaires à plus de 70'000 personnes avec un budget supérieur à deux milliards d'euros. Néanmoins, l'organisation transmet encore aujourd'hui sa mythologie, soit "une parole choisie par l'histoire", où des French doctors s'opposent au silence du Comité International de la Croix-Rouge pendant la guerre du Biafra.Figure du héros sauveteur souvent mise en image dans une communication qui se veut aujourd'hui plus inclusive, principes fondamentaux alliant neutralité, impartialité et indépendance, cette iconographie est aujourd'hui battue en brèche. À l'ère post Covid, une autre réalité s'opère, qui associe crispation souverainiste des États, baisse des financements des principaux bailleurs de fonds, présence d'acteurs non étatiques dans un contexte de lutte contre le terrorisme, voire criminalisation de l'aide humanitaire. De nouvelles problématiques émergent, telles que les questions de sécurité sanitaire, les défis autour du changement climatique ou la protection des données personnelles des patients.Il apparaît donc indispensable de s'interroger sur la place de l'aide humanitaire face à ces enjeux et de réfléchir aux adaptations nécessaires pour maintenir un impact essentiel auprès des populations les plus vulnérables. Cet ouvrage propose un examen critique de MSF, dont on peut espérer qu'il fera écho aux préoccupations d'autres agences du secteur de l'aide et du grand public.
Histoire d'un théâtre militant dans les années 1970
@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }p { widows: 2; color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-size: 12pt; font-family: "MS Mincho", "MS ??", monospace }p.ctl { font-family: "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: ar-SA }a:link { color: #0000ff; text-decoration: underline }Le présent ouvrage propose une analyse des enjeux politiques et esthétiques des théâtralités féministes des années 1970 en France. Il présente, dans un double mouvement, une histoire des pratiques spectaculaires des militantes féministes ainsi qu'une histoire féministe des metteuses en scène, comédiennes et compagnies de théâtre de l'époque. L'analyse de leurs créations militantes, qui portent sur scène les idées et les revendications des mouvements féministes d'alors, permet d'esquisser des hypothèses sur les formes et les constructions dramaturgiques que peuvent adopter ces théâtralités. S'inscrivant tout autant dans l'histoire du mouvement des femmes que dans celle du théâtre, cette étude des " scènes féministes " défend l'idée selon laquelle les mouvements féministes ont bouleversé l'histoire du théâtre
The seventeenth volume of European Studies in Sport History is devoted to one of the most debated and interdisciplinary themes in sports historiography: the relationship between sport and politics. Based on contributions first presented at the 2021 CESH Congress in Lisbon – held jointly with the ISHPES Congress – this issue brings together a selection of studies that reflect the diversity of approaches, chronologies, and contexts through which this intersection has been explored and reinterpreted in recent years. Building on the framework developed by Allen Guttmann, who identified six key areas – from totalitarian regimes to Olympic policies, from racial and gender politics to class dynamics – the articles in this volume extend the conversation by asking new questions and adopting innovative methodologies. Political dimensions of sport are examined in colonial contexts, such as football in Mozambique under Portuguese rule, and in symbolic rivalries between sporting heroes, such as that between Fausto Coppi and Gino Bartali in postwar Italy, laden with ideological and religious meaning. The issue also explores how sports clubs became spaces for political resistance and social integration, as seen in the case of C.F. Estrela da Amadora in Portugal, and how sport was managed under authoritarian systems such as Francoist Spain and Pilsudski's Poland. Local studies, such as the case of Rijeka/Fiume, and broader investigations like the dissemination of Italian fencing in Argentina, reveal how power, identity, and belonging intersected in the sporting world of the twentieth century. Collectively, the articles offer a critical perspective on sport's role in shaping national imaginaries, producing social hierarchies, and negotiating collective identities. The volume confirms the value of sports history as a privileged lens through which to understand the political and social dynamics of modernity.
État des connaissances et recommandations d'experts
À l'entraînement comme en compétition, la pratique sportive requiert des efforts physiques, physiologiques tout comme elle mobilise des ressources mentales. Celles-ci sont connues, mais diffèrent d'un environnement à l'autre et se trouvent exacerbées en climat tropical. Chaleurs extrêmes, taux d'humidité lourds, risques de déshydratation, etc. Autant de contraintes avec lesquelles les athlètes doivent parfois composer et qui les exposent à des risques auxquels ils doivent être préparés.Si de plus en plus de compétitions sportives sont organisées dans des régions du monde soumises à des climats tropicaux, nul ouvrage n'avait entrepris jusqu'ici de proposer un état des lieux exhaustif des spécificités et contraintes environnementales sur l'organisme et la performance. C'est l'objet de cette somme collective qui réunit, sous la plume de chercheurs et spécialistes, un panorama complet de la pratique du sport en climat tropical.Grâce aux remontées d'athlètes et de staffs, il fournit en outre de précieux conseils et des clés de réussite pour optimiser la performance tout en préservant l'intégrité physique et mentale des sportifs de haut niveau.
Cet ouvrage, qui est devenu aujourd'hui un classique de la sociologie du travail française, est le fruit d'une enquête empirique par observation participante sur le travail en atelier au sein d'une grande entreprise de la métallurgie lyonnaise dans les années 1970. En rejetant dos à dos la fiction d'une organisation scientifique du travail et les discours misérabilistes sur la condition ouvrière, Philippe Bernoux jette les bases d'une théorie de l'appropriation du travail qui a influencé ensuite de nombreux observateurs des mondes productifs contemporains. Plus que jamais d'actualité, cet ouvrage initialement publié chez Privat en 1981, est enrichi de textes inédits qui permettront de resituer le contexte de cette recherche et d'en saisir les échos contemporains.
Cette nouvelle édition éclairera toutes celles et tous ceux qui portent intérêt au travail et à ses mutations (syndicalistes, étudiantes et étudiants, femmes et hommes d'entreprises, etc., et bien sûr spécialistes des sciences sociales du travail).
Max Horkheimer, philosophe et sociologue, est l'un des plus éminents représentants de l'École de Francfort et de la théorie critique.Publié en 1963 et traduit ici pour la première fois en français, Du préjugé (Über das Vorurteil) réunit le texte d'un exposé de Horkheimer et la discussion qui l'a suivi, tenus en 1962.Dans ce court essai, Horkheimer analyse la structure du préjugé, sa forme apparemment inoffensive et ses effets destructeurs. Loin d'être une simple erreur de pensée, le préjugé relève d'une disposition à la fois psychique et sociale : il exprime le besoin de certitude, d'appartenance et de supériorité, il contribue à justifier et à maintenir les hiérarchies établies.La discussion, quant à elle, réunit sept intervenants venus de la philologie, de la théologie, de l'histoire, de la sociologie, du droit et de la critique d'art. Elle approfondit la réflexion sur les dimensions culturelles et psychologiques du préjugé, tout en soulignant le rôle essentiel de l'éducation et des médias pour le dévoiler et le combattre.À l'heure de la montée du populisme et des replis identitaires, Horkheimer nous ramène à une réflexion et à une vigilance critique face aux mécanismes qui divisent la société.
Ce septième numéro de Football(s) explore les représentations des ballons ronds et parfois ovales au cinéma, entre fiction, documentaire et récits médiatiques. Du regard stylisé de Paolo Sorrentino à l'engagement de Ken Loach, en passant par les déclinaisons culturelles du " football ", les articles interrogent les usages narratifs et symboliques du football à l'écran. Football féminin, stars médiatiques, miracles sportifs ou formes hybrides comme le football-rugby: ce dossier révèle la richesse d'un sport devenu objet cinématographique, reflet des sociétés, de leurs passions et de leurs enjeux.
Les inégalités de santé représentent un enjeu majeur de justice sociale. Si nombre de déterminants sociaux de la santé ont été identifiés, l'analyse des processus qui produisent ces inégalités reste à approfondir. L'approche sociologique considère qu'elles représentent l'une des manifestations les plus saillantes de l'inscription des structures sociales dans les corps. Il importe ainsi, dans une perspective intersectionnelle, d'appréhender les rapports sociaux de pouvoir – renvoyant aux positions
de genre, de classe et de race – qui façonnent les pratiques. Cette approche invite aussi à ne pas appréhender le biologique indépendamment du social mais à penser l'interaction complexe entre ces deux dimensions. Elle engage enfin à analyser les pratiques de santé au sein de trajectoires de vie, de la naissance jusqu'à la mort, des atteintes à la santé jusqu'à la prise en charge par le système de soins.Cet ouvrage est issu de la leçon inaugurale prononcée au Collège de France le jeudi 3 avril 2025 par Nathalie Bajos, professeure invitée sur la chaire annuelle Santé publique pour l'année académique 2024-2025.
De quoi sont faites les relations entre employés et patrons, élèves et enseignants, accusés et juges, officiers et soldats du rang, enfants et parents, patients et soignants, gourou et fidèles, etc.? Ce numéro propose de repartir de l'autorité, notion centrale et problématique de notre modernité politique, pour la penser comme une relation sociale. Elle se caractérise, par rapport à d'autres relations de pouvoir, par le fait d'être fondée sur des statuts de participation a priori asymétriques. En saisissant l'autorité comme un travail relationnel, une mise à l'épreuve et un ensemble d'expériences sensibles, les articles explorent les moments critiques qui construisent, stabilisent et mettent à l'épreuve les relations d'autorité, ainsi que les dispositifs matériels, spatiaux, langagiers et moraux qui les produisent et dans lesquels elles s'inscrivent.