Peur en Amérique: l'écriture au défi du frisson (De la)

Sylvie BAUER,Cécile ROUDEAU,Marie-Odile SALATI
Date de publication
24 janvier 2011
Résumé
L'émotion semble avoir retrouvé droit de cité dans le discours critique. La peur, qu'elle soit terreur sacrée, frisson érotique, esthétique, ou angoisse du vide, traverse la littérature américaine, façonne et défait le texte et la lettre, des récits Puritains au roman contemporain. Paradoxale, la peur figure l'écriture tout en mettant en péril le processus de figuration. Défi lancé à la lettre même, qui ne peut en faire son objet sans s'en défaire, ni la défaire, la peur resurgit pourtant dans les turbulences du texte, narratives, poétiques ou figurales, au moment où l'écriture tremblait de la perdre vraiment. Cette peur de "perdre" la peur habite la littérature de Nouvelle-Angleterre, à laquelle est consacrée la première partie de cet ouvrage quant aux articles de la d ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
18.00 €
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Date de première publication du titre 24 janvier 2011
ISBN 9782915797763
EAN-13 9782915797763
Référence 113275-43
Nombre de pages de contenu principal 234
Format 15 x 23 x 1.3 cm
Poids 356 g

Première partie : Pèlerins tremblants en Nouvelle-Angleterre : de la "Terreur sacrée" aux frissons fin-de-siècle

Cécile Roudeau – Introduction ;
Cécile Roudeau – Frissons de l'impur : La peur à la rescousse de la communauté dans la Nouvelle-Angleterre de Mary White Rowlandson ;
Thomas Constantinesco – La communauté de la peur dans les essais d'Emerson ;
Adeline Chevrier-Bosseau – " By a Mouth that cannot Speak " : l'écriture paradoxale de la peur dans les poèmes d'Emily Dickinson ;
Marc Midan – " Somewhere those things must exist " : Moby-Dick ou la terreur à l'œuvre ;
Bruno Montfort – Théorie du frisson : désastres et figures de la peur dans quelques poèmes de Herman Melville ;
Agnès Derail-Imbert – Spéculations spectrales dans " The Jolly Corner " et The American Scene de Henry James.

Deuxième partie : "Frayer avec l'effrayant " : Dire et ne pas dire la peur dans la littérature américaine contemporaine

Sylvie Bauer – Introduction ;
Marie Le Grix de la Salle – Entre menace obscure et peur du vide : " l'inquiétante étrangeté " des nouvelles de Raymond Carver ;
Anne Ullmo – Peur et défaillance du sens dans les œuvres de Brian Evenson ;
Marie-Agnès Gay – Les signes de la peur dans la " trilogie Bascombe " de Richard Ford ;
Elisabeth Bouzonviller – " [U]n monde où les bouchers chantent comme des anges : spectres et silences pleins dans The Master Butchers Singing Club de Louise Erdrich ;
Anne-Laure Tissut – Jouer la peur, dans VAS : an Opera in Flatland de Steve Tomasula ;
Nathalie Cochoy – The Things They Carried de Tim O'Brien : la danse de la peur.

 

L'émotion semble avoir retrouvé droit de cité dans le discours critique. La peur, qu'elle soit terreur sacrée, frisson érotique, esthétique, ou angoisse du vide, traverse la littérature américaine, façonne et défait le texte et la lettre, des récits Puritains au roman contemporain. Paradoxale, la peur figure l'écriture tout en mettant en péril le processus de figuration. Défi lancé à la lettre même, qui ne peut en faire son objet sans s'en défaire, ni la défaire, la peur resurgit pourtant dans les turbulences du texte, narratives, poétiques ou figurales, au moment où l'écriture tremblait de la perdre vraiment. Cette peur de "perdre" la peur habite la littérature de Nouvelle-Angleterre, à laquelle est consacrée la première partie de cet ouvrage quant aux articles de la deuxième partie, ils s'attachent à débusquer l'omniprésence de la peur dans des romans et nouvelles des XXe et XXIe siècles.

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