Les muscles sont essentiels aux mouvements et nous concernent tous. Dans cet ouvrage les jeunes chercheurs du laboratoire LIBM présentent leur quotidien et dévoilent les secrets de leurs recherches en biomécanique, neurosciences, physiologie ou encore en biologie musculaire.
Ces doctorants vous proposent six bandes dessinées, passionnantes et à la portée de tous, pour répondre aux questions suivantes : Pourquoi étudier les muscles ? Comment s'adapter à notre environnement ? Est-il possible d'optimiser la performance ? Dans quelle mesure la fatigue influence-t-elle nos muscles? Et quel est le rôle de notre cerveau dans tout cela ?
Invité par la ville de Chambéry et le Musée des Beaux-Arts, le colloque, annulé par le confinement, devient cet ouvrage collectif regroupant sous trois parties l'ensemble des textes: frontières et territoires, entre-espaces et hybridations, espaces émotionnels et fabrique des histoires. Nous souhaitions interroger lieux, espaces publics, sites patrimoniaux sous l'angle des réalités mixtes dites technologies XR (l'ensemble des environnements combinant le virtuel, le nume´rique et le mate´riel ge´ne´re´ par des technologies).
Permettent-elles de questionner, de´tourner, ouvrir ces lieux prote´ge´s, marque´s entre temps et espaces pour proposer de nouvelles expériences? Et comment les œuvres produisent des espaces particuliers, relationnels, uniquement visibles et expe´rimentables dans un contexte particulier a` re´alite´s mixtes?
L'œuvre XR de´voilerait liens et fonctionnement sous forme de cartographies particulie`res, que nous nommons sensibles parce qu'elles donnent à voir d'autres paramètres que des codes imposés, rendant visible des vécus, des points de vues, des éléments sensibles et subjectifs. La cartographie n'est paradoxalement plus ici, la repre´sentation d'un territoire, mais le re´sultat d'une expe´rience ve´cue au sein du dispositif.
C'est justement sur ces modalite´s de cre´ation et utilisation de donne´es ainsi que sur des propositions sce´narise´es de mises en relations ine´dites, que nous avons réunis des chercheurs, chercheuses, de différentes disciplines, des artistes, des architectes, des responsables de lieux culturels et associations afin de varier les regards.
Ce volume est le second d'un ouvrage conçu en deux parties. Le premier recueil, sous-titré "Frontières et mouvements" s'était donné pour ambition de repenser la notion d'avant-garde. Alors que la postmodernité avait fait courir à cette notion le risque de sa dissolution dans de nouvelles catégories esthétiques, il s'agissait de questionner et de réévaluer les traits distinctifs de l'avant-garde et de soumettre les pratiques qui lui sont associées à un nouvel examen critique.
Ce second volume, sous-titré "Délimitations et historiographie" entend interroger la continuité d'un phénomène qui, de toute évidence, ne se limite pas aux courants historiques qui en ont établi les principaux paradigmes. Quelles sont les traces, les empreintes ou les mémoires de l'avant-garde encore perceptibles dans les mouvements nés dans ses marges ou dans ses prolongements? C'est à cette question que le présent ouvrage entend apporter quelques réponses.
Ce numéro de la Collection Edytem explore les rapports entre sociétés et lacs en croisant les regards de différentes disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, archéologie, droit, géographie, musicologie). Réunissant 12 contributions issues de journées d'étude organisées en novembre 2019, il propose une réflexion transversale sur un objet dont la simplicité apparente dissimule bien des équivoques. Entre échelles d'appréhension variables, statuts juridiques divers, usages nombreux et parfois antagonistes, représentations culturelles et sociales propres à chaque région et à chaque époque, les lacs font l'objet d'appropriations différenciées qui renseignent en retour sur les sociétés qui les habitent. L'ouvrage propose ainsi une réflexion sur la définition de cet objet complexe, une analyse des usages des lacs et des enjeux environnementaux qui en découlent et une approche des origines et des dynamiques d'un tourisme lacustre dont il discute également les limites. Le compte-rendu de l'excursion de novembre 2019 vient clore le volume par un retour sur deux cas empiriques – le lac d'Annecy et le lac du Bourget – que les recherches conduites ces dernières années au laboratoire Edytem ont largement documentés.
Cet ouvrage s'inscrit dans la série de publications issues des colloques DIA qui, depuis 2010, mettent la variabilité au centre de l'étude des langues (et spécifiquement, en l'occurrence, des langues romanes). La 5e édition, "Réflexions théoriques et méthodologiques autour de données variationnelles", qui s'est tenue à l'université Paris Nanterre du 6 au 8 septembre 2018, envisageait dans quelle mesure et sous quelles conditions les données permettent l'accès à la variation, selon le lieu, le temps, ou encore les caractéristiques du locuteur et les modalités communicatives qui s'inscrivent dans ce vaste continuum entre l'immédiat communicatif et la distance communicative, tout en étant déterminées par le facteur générique et les supports utilisés.Les conférences et la sélection de communications réunies ici offrent un riche panorama des corpus romans disponibles, diversifiés dans l'espace (espagnol, français, italien, portugais, y compris extra-européens), le temps (des chartes médiévales à la communication numérique) et le mode de constitution (très grands corpus multi-objectifs, web ou micro-corpus élaboré ad hoc). Il apparait ainsi à quel point les données et la qualité de leur élaboration jouent un rôle décisif pour des réflexions théoriques et épistémologiques sur la variation et l'interrelation de ses composantes.
L'Unité des Troubles Émotionnels et Développementaux (UTED) du Laboratoire de Psychologie et de NeuroCognition (LPNC) est composée de neuropsychologues et de psychothérapeutes qui mettent leur expertise au service de la population en réalisant des bilans psychologiques et des thérapies. Les dix années de fonctionnement de l'UTED à l'Université Savoie Mont-Blanc ont été l'occasion de réaliser une journée scientifique retranscrite dans ce livret et organisé en trois parties. La première partie comprend un texte sur les intérêts et les limites des consultations intégrées à l'université ainsi que l'historique et les perspectives de l'UTED. La seconde partie s'intéresse aux textes de loi régissant l'exercice du titre de psychothérapeute en Suisse et en France. Enfin la troisième partie expose quelques prises en charge réalisées au sein de l'unité.Ce livret est destiné aux professionnels concernés par le titre de psychothérapeute et aux universitaires désirant s'inspirer de notre expérience. Il s'adresse également au grand public intéressé par notre expertise dans le domaine des bilans psychologiques de l'enfant et les thérapies comportementales et cognitives.
L'université Savoie Mont Blanc (USMB) a fêté ses quarante ans. Pour une institution comme une université, c'est l'occasion de porter le regard sur les décennies écoulées et d'envisager les perspectives futures. Pas plus que pour les hommes et les femmes, quarante ans ne sont, pour une université, une durée exceptionnelle. Que l'on songe aux universités de Paris, Bologne ou Londres, pour ne citer qu'elles, qui plongent leurs racines dans le Moyen Âge. L'université de Savoie, devenue Savoie Mont Blanc depuis le 1er janvier 2015, ne peut certes pas exhiber une telle ancienneté, du moins sous une forme statutaire officielle. Certes, l'université de Savoie voit bien le jour en 1404. Mais elle se situe alors à Turin. Son histoire sur le versant français des Alpes est d'abord celle d'un long combat pour obtenir un établissement d'enseignement supérieur de plein exercice qui réponde aux besoins d'un territoire transfrontalier spécifique, entre Suisse et Italie.
Cet ouvrage présente les actes de la Table Ronde intitulée " L'homme dans les Alpes, de la pierre au métal ", tenue à Villard de Lans en octobre 2016. Entre études environnementales et archéologiques, du Paléolithique à l'Antiquité, plus d'une vingtaine de contributions nous donnent un aperçu de 50 ans de recherche archéologique dans les Alpes françaises, sous forme de contributions synthétiques et richement illustrées.À la lecture de ces différents travaux, nous remontons l'histoire d'un milieu montagnard, contraignant, mais riche de ses ressources minérales, végétales et animales, exploitées par l'Homme dès la fin du dernier retrait glaciaire, il y a environ 15 000 ans. Habitats, haltes de chasse, bergeries, sépultures ont fourni un abondant matériel archéologique permettant de décrire la manière dont vivaient les communautés pré- et protohistoriques. Leurs techniques, leur économie, leur mobilité, leurs pratiques funéraires et leurs évolutions culturelles sont ainsi abordées au fil de l'ouvrage.Les différentes contributions illustrent la diversité des approches de la recherche archéologique actuelle : études paléo-environnementales, paléobotaniques et archéozoologiques ; analyse de séquences chronoculturelles diachroniques ; étude des matériaux lithiques, osseux, céramiques et métalliques ; analyses de sépultures et d'éléments architecturaux.Cet ouvrage détaillé permet ainsi au lecteur intéressé de mieux cerner les modes de vie de populations alpines d'autrefois.
L'historiographe savoyarde est née en 1417, lorsque le duc Amédée VIII ordonna d'écrire des Chroniques de Savoie. Dès lors, les États de Savoie devinrent une terre d'écriture de l'histoire, dans laquelle furent produites, aux XVe et XVIe siècles, un important ensemble de chroniques, généalogies, annales et autres mémoires. Cette matière aussi riche que méconnue est le sujet de ce livre, qui étudie les enjeux politiques de cette mise à l'écrit du passé savoyard. Il s'attache à replacer cet essor des écritures historiographiques dans le contexte du développement du goût pour l'histoire, qui constituait l'un des éléments de la nouvelle culture humaniste. Il met aussi en évidence la diversité des voies – mais aussi des voix – de l'histoire à l'âge de la Renaissance, en montrant qu'elles offraient une pluralité d'interprétation du passé dynastique qui tendit à disparaître à l'âge de l'absolutisme. La rédaction, en 1660, de l'Histoire généalogique de la royale maison de Savoie de Samuel Guichenon que le pouvoir ducal fit éditer à grand tirage dota dès lors en effet les États de Savoie d'une histoire officielle largement diffusée, qui devait faire autorité jusque dans la première moitié du XIXe siècle.
Pour qui s'intéresse à la littérature populaire du XXe siècle, il est impensable désormais de ne pas se pencher sur l'œuvre de Frédéric Dard, qu'il s'agisse de sa production signée San-Antonio ou des moins connus (car très distincts dans le fond et la forme) romans noirs signés de son nom. Ce volume, issu de deux colloques chambériens sur la transgression et sur la langue et l'écriture de F. Dard, montre toute la complexité du rapport à la littérature de cet auteur, renouvelant les codes du roman policier ou du roman noir en les transgressant tout en établissant sa propre pratique. Se trace le panorama d'une œuvre aux multiples facettes dont on ne peut manquer de noter la cohérence, même si le style donne parfois l'illusion d'une grande diversité. De La Peuchère aux derniers romans, c'est bien la même voix, parfois allègre et plaisantine, parfois sombre et tragique qui décline les thèmes du rapport au mal, à la peur, à la mort, au sacré. Aux treize chapitres traitant de ces questions de fond et de forme s'ajoutent trois entretiens avec ses proches (Albert Benloulou, Françoise Dard) et une interview de Frédéric Dard.
1917 reste attachée, dans la conscience collective, à une " année terrible ". C'est au cours de ces mois de 1917 que les signes avant-coureurs de lassitude et de premiers craquements ressentis en 1916 à la suite des échecs des batailles d'usure ou de rupture de Verdun (côté allemand) et de la Somme (côté allié) éclatent au grand jour. Certes, jusqu'à la fin de l'année 1916 et les premiers mois de 1917, les idéaux du début de la guerre ne sont pas encore vraiment contestés malgré ces premières secousses. Bien des signes montrent pourtant que la tension subie depuis des années, dans les deux camps, suscite des fissures qui vont s'approfondir en fractures plus profondes au cours de l'année 1917.Les Pays de Savoie, tant ses combattants sur les différents fronts que les civils restés au pays, continuent à participer et à vivre au rythme de cette guerre qui n'en finit plus. Les communications de cet ouvrage ont précisément pour objectifs de présenter en quoi ces territoires et leurs habitants contribuent à cet effort général ainsi que d'en mesurer les singularités en prenant pour focale temporelle l'année 1917.
Entre monts et piémont, "?deçà?" et "?delà?" les Monts, les États de Savoie offrent une construction territoriale originale. Plantées en leur cœur, les Alpes en furent un acteur central et permanent. Elles s'imposèrent comme une contrainte au gouvernement des Savoie obligés de régner sur deux versants fort différents l'un de l'autre. Mais au-delà de l'image traditionnelle du "?portier des Alpes?" et de la "?politique de bascule?", les princes de la Maison de Savoie ont su composer avec la montagne afin de l'intégrer pleinement à leur territoire et d'en faire ainsi un véritable atout politique et économique. Lieu de circulation, d'échanges, d'emprise, de défense ou de résistance, voire d'identification, les Alpes devinrent un espace plein. Elles s'imposèrent aussi comme un élément dialogique et spéculaire dans la construction de l'image dynastique des Savoie. Ce faisant, c'était la perception même de la montagne qui se transformait au profit d'une vision nouvelle dont les Savoie furent à la fois les acteurs et les bénéficiaires.
Valleiry, un village sans histoire ou une histoire à jamais perdue? Certains ont pu croire surtout après la destruction du village en août 1944 par les flammes. C'était sans compter les documents exhumés par une équipe de chercheurs aux Archives d'Etat de Genève.Au moyen Âge, deux communautés distinctes se partagent la commune actuelle de Valleiry, les communiers de La Joux et ceux de Valleiry. Pendant près de quatre siècles les deux villages ont des destinées différentes. Pour l'essentiel de leurs droits, et surtout de leurs devoirs, ils dépendent de deux seigneuries différentes, mais toutes deux réligieuses, qui ne doivent allégeance ni aux comtes de Genevois, ni à ceux de Savoie. Une situation singulière et complexe, presque une enclave, dans ce territoire proche de Genève, et qui ne va pas sans poser des problèmes de relations avec les voisins. Par l'invension bernoise de 1536, les deux communautés sont unies dans leur destin et rejoignent la toute récente république de Genève et en épousent sous la contrainte la religion réformée.Il faudra attendre 1754 pour que Valleiry et La Joux deviennent savoyardes, soit 353 ans après leurs voisins et soient unies dans la même commune.
Joseph de Maistre reste sans doute, par la hauteur et la profondeur de ses vues, y compris les plus " inactuelles " en apparence, un témoin privilégié de son temps, mais aussi du nôtre. Européen avant l'heure, cosmopolite polyglotte, riche de plusieurs langues et cultures, magistrat, diplomate et penseur politique, observateur lucide des travers humains et des idéologies sociales, l'auteur des Considérations sur la France n'aura cessé de jeter un regard aigu sur la marche du monde.
Les études réunies dans le volume appréhendent la spécificité de l'événement en interrogeant des situations concrètes et en menant des réflexions plus abstraites qui s'inspirent des philosophies de l'histoire, de l'esthétique (y compris l'art contemporain) et de l'histoire littéraire.
La métaphore "transport amoureux" renvoie à la notion de sentiment vif accompagné de multiples émotions affectant le corps et plus particulièrement à une période littéraire, le 18e siècle, où ce type d'état d'âme a fleuri dans le roman. Mais à une époque de réflexion post-psychanalytique et d'ouverture anthropologique, c'est dans un sens élargi que la question est ici abordée, tentant de cerner, au-delà d'une recherche littéraire ciblée, les tenants et les aboutissants imaginaires et d'en déployer quelques possibles à travers tel ou tel exemple de création ou de manifestation. En fait, la question des transports amoureux n'est pas si simple qu'elle pouvait en avoir l'aire de prime abord. L'élan unifiant originel se module en une réalité feuilletée, dont les imbrications sont autant d facettes réfléchissantes d'un miroir biseauté.
Le corps est ici envisagé dans l'ensemble de ses modalités d'existence et de ses virtualités créatrices, du corps matériel au corps imaginaire et au corps symbolique, en passant par le corps fantasmé. L'imagination du corps, à travers les approches proposées dans l'ouvrage se déploient entre deux grandes séries de bornes, le corps comme objet et le corps comme lieu de passage d'une part, le corps en tant que forme et le corps en tant qu'énergie d'autre part. Dans cet espace, l'imagination d corps va se moduler selon les processus de déformation, de dégradation, de destruction, et de transformation quand il s'agira du corps objet et du corps forme, alors qu'elle privilégiera les processus de métamorphose, de transmutation et de transfiguration quand il s'agira du corps lieu de passage et d'énergie…
Les sept contributions qui composent le volume analysent l'évolution du mythe de Psyché de l'Antiquité à nos jours. Au sommaire : S. Cassayre, "Aux frontières du mythe : "Amour et Psyché" dans les Métamorphoses d'Apulée" ; B. Fricker, "Une étape merveilleuse : le château de psyché" ; M.-C. Guhl, "Psyché, héroïne des "funestes enchantements"" ; S. Gaulupeau, "Le corps de Psyché : modulations, travestissements, épiphanie. Texte et représentations (1795-1895)" ; É. Boivin, "Narcisse et Psyché. De l'obscurité à la lumière. La recherche de l'union" ; J.-M. Hétru, "Aventures apuléennes et aspects de la psyché" ; J. Cosnier, "Les tribulations de Psyché en psychologie".
Au sommaire : J.-M. Hétru, "De l'ici-bas à l'au-delà : le thème du cortège dans la représentation du défunt" ; B. Fricker, "La danse des morts. De La légende des trois morts et des trois vifs au Livre Populaire" ; S. Gaulupeau, "De Méduse à Olympia. Décollation et sacralisation" ; H. Vermorel, "De la galère au naufrage ou pour créer avec (contre) la mort, il faut ramer" ; J.-M. Barthélémy, "Hypnoses de la mort dans les contes d'Edgar Poe" ; J. Guichardet, "Véra ou La morte au miroir. Une "vanité" fin de siècle" ; S. Cassayre, "La mise en œuvre de la mort dans la poésie de Philippe Soupault" ; B. Deforge, "La mort tragique ou Tuer n'est pas jouer" ; M.-C. Guhl, "Mise en scène et chant de la mort. David et Jonathas et Didon et Enée".