Cette nouvelle bande dessinée d'Hélène Becquelin nous embarque dans les années 80, dans les pas d'une jeune fille solitaire, férue de punk. Suivie par un monstre à la fois coach mental et ami imaginaire, elle va quitter son Valais natal et poursuivre ses études aux Beaux-Arts de Lausanne. Elle se confronte rapidement à la concurrence entre camarades, à la compétition féroce entres filles et au machisme ambiant. Au fil de ses nouvelles expériences faites de rencontres, de concerts punk et d'histoires d'amour pleines de décibels et de rock, elle découvre le coeur battant de lieux alternatifs, aujourd'hui emblématiques, de Suisse romande, comme la Dolce Vita à Lausanne, les Caves du Manoir à Martigny, le Frisson à Fribourg, ...
Bianca, Mégane, Noa et les autres sont les enfants des Indociles. Elles naissent au monde au vingt-et-unième siècle et ne sont visiblement pas faites pour y filer droit. Avec Ulysse Martagon, qui change de nom toutes les pages et vit avec son âne Ueli Maurer, elles fomentent quelques sales coups qui égratignent le pouvoir libéral et ses outrances. Mais surtout, ces figures se revendiquent inaptes au système. Tout en hurlant leur désaccord par leurs façons de vivre souvent bancales, contrairement à la génération qui les a précédées, elles se font la promesse tacite de gagner à la fin. Et elles y arriveront. Dans le premier volume de la trilogie, les Inaptes mitraillent à tout-va contre un monde qu'ils et elles sentent partir à vau-l'eau, mais dispersent leurs forces et se sentent impuissant-es. La force de leur révolte s'arc-boute quelques années plus tard sur la justice climatique, dès ses premiers mouvements. Les Inaptes continuent la saga initiée par Les Indociles (série de 5 tomes parue aux éditions Les enfants rouges). On y retrouve Lulu, Joe et Siddhartha, passablement chahutés par des viennent-ensuite hautement radicalisé-es.
À l'occasion des vingt ans du Centre de Recherche sur l'Action Politique de l'Université de Lausanne (CRAPUL), cet ouvrage réunit des contributions de ses membres autour du thème de la politisation.Un premier axe examine la manière dont des groupes (institutions, mouvements sociaux ou groupes d'intérêts) transforment des phénomènes sociaux en enjeux politiques ainsi que le rôle du droit dans ces processus.Le second axe s'intéresse aux parcours individuels de politisation, en étudiant la manière dont les expériences militantes et sociales façonnent les visions du monde.Dans une démarche collective, ce livre montre la richesse des méthodes et approches plurielles pour comprendre ces phénomènes politiques.
Cet ouvrage aborde une transformation majeure des politiques urbaines caractérisée par le passage d'un urbanisme expansif fondé sur le grignotage de la zone agricole à un urbanisme de densification tourné vers l'intérieur de la ville. En toute logique, la banlieue pavillonnaire tombe dans le radar des politiques de planification urbaine et devient un espace convoité.A partir d'une étude de cas d'un îlot de villas d'un quartier genevois situé non loin de l'aéroport et à proximité d'une grande cité d'habitation, ce livre décrit les ressorts du projet de densification et les représentations qu'il charrie de la " qualité de vie " ainsi que les réactions contrastées qu'il suscite chez les propriétaires.C'est cette relation complexe entre réformateurs urbains et " pavillonnaires ", rarement étudiée et éclairée au regard des contextes, des logiques sociopolitiques et des trajectoires singulières des habitant·es, qui est au cœur de cette enquête sociologique.
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