Une manifestation féministe à Fribourg pendant les années 1970? L'idée semble presque saugrenue pour celles et ceux qui imaginent une cité des Zaehringen prise entre sa rapide urbanisation et le poids des soutanes. Pourtant, dès 1974, Fribourg connaît les mobilisations d'un nouveau mouvement féministe, qui ressemble beaucoup à ceux que l'on trouve déjà à New York, Paris et Genève.L'ouvrage postule que l'espace public fribourgeois est immobilisé par une alliance stratégique entre l'Église catholique, l'État et la société civile, formant une chape du silence pesant sur les questions liées à la sexualité au sens large. Dès les années 1970, plusieurs lézardes – des contestations – se forment dans cette chape. Le mouvement féministe autonome pénètre alors petit à petit dans l'espace public, donnant au célèbre slogan "le privé est politique" une existence discursive et pratique, inédite dans la région. Mais pourquoi un mouvement féministe autonome émerge-t-il à Fribourg dans les années 1970 et comment occupe-t-il l'espace public, alors que les femmes y sont parmi les actrices les plus marginalisées?Le travail établit et présente une décennie d'activité féministe en terre fribourgeoise. Face au poids des structures qui les oppressent, les groupes féministes du Mouvement de libération des femmes et du Groupe femmes permettent à des femmes de sortir de leur isolement et de se comprendre comme les actrices d'une dissidence qui ne devient possible que collectivement.
L'intelligence artificielle est-elle compatible avec le féminisme? Cette question, posée dès les années 1990 par la chercheuse Alison Adam, est plus que jamais d'actualité. Face aux systèmes d'intelligence artificielle qui s'imposent désormais dans notre quotidien, comment nous positionner en tant que féministes et penser notre relation à ces outils? En premier lieu, que font-ils au travail des femmes et personnes minorisées?
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