1792. La guerre éclate au beau milieu de la Révolution : la République naissante est brusquement confrontée à un défi redoutable et Paris, sous la menace d'une invasion, se retrouve en première ligne. Des centaines de milliers d'hommes partis au combat doivent être équipés et la capitale fait sa part face à un problème logistique d'une ampleur inconnue jusque-là. La ville se transforme ainsi en un vaste chantier destiné à la production d'armes, de poudres de salpêtre, d'habillement et d'équipement. S'ouvre alors un chapitre de la Révolution qui impacte profondément sur le plan économique et social et qui se poursuit tout au long de son cours. Cet ouvrage s'intéresse plus particulièrement à la confection d'articles d'habillement qui mobilise un grand nombre d'ouvrières et d'ouvriers de la couture, dans le sillon d'une tradition productive solidement enracinée dans la capitale. Cette expérience inédite contribue à refaçonner la notion même de travail, désormais associée à l'élan patriotique. Tandis que la figure du soldat-citoyen se consolide aux frontières, celle du citoyen-soldat prend forme à l'arrière. Si des aspects politiques et idéologiques rentrent donc en jeu, le changement d'échelle des armées pose aussi d'énormes problèmes sur le plan administratif, mettant à rude épreuve le régime révolutionnaire. L'étude de ce secteur spécifique rejoint ainsi des questions de fond relatives au système de gouvernance élaboré par la Révolution, à l'émergence d'un nouveau protagonisme populaire et au rôle joué par l'État.
Terre de reliefs et de contrastes, l'Auvergne accueille une concentration exceptionnelle de sites aux caractéristiques particulières. Dès le Néolithique puis à l'âge du Bronze, les plateaux, éperons et sommets deviennent des espaces occupés de manière récurrente. Ces lieux recèlent des vestiges et des types de sites très diversifiés (sites vigies, agglomérations…), révélant le statut singulier de ces établissements de hauteur. Ces occupations se sont multipliées de façon remarquable dans la région, souvent à proximité les uns des autres, le long des principaux axes névralgiques de circulation. Les fortifications suggèrent-elles uniquement une nécessité défensive ? S'agissait-il de centres de pouvoir économique et politique, véritables symboles d'une appropriation du territoire ? La question s'épaissit au Premier Âge du Fer, lorsque les sites se raréfient, mais se parent de puissants remparts, indiquant une hiérarchisation sociale probablement plus poussée. Cet ouvrage dresse un état des lieux inédit des connaissances acquises par une recherche archéologique régionale renouvelée. Il invite à découvrir la diversité qu'offre l'Auvergne autour de cette thématique, du Cézallier aux contreforts des Combrailles, en passant par la Grande Limagne à proximité de Clermont-Ferrand.
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