Ce volume réfléchit sur l'outil majeur des acteurs en Grèce ancienne : le corps jouant et dansant. Pour le cerner, il fait dialoguer des approches diverses, philologiques, iconographiques, comparatistes et expérimentales.
La revue s'adresse à un public averti dans le domaine des sciences de l'Antiquité. Revue semestrielle internationale plurilingue, elle est composée d'articles, de chroniques, comptes rendus, notes de lecture, et édite des suppléments thématiques.
L'enfant vit l'âge de bien des métamorphoses. Son corps grandit. Il entre dans le langage et les langues, fait face à un monde mouvant. Or la pandémie, tout en aggravant la crise climatique, a mis à rude épreuve les enfants pris dans le mouvement en tension de la société tout entière. La création pour la jeunesse a su revenir à la mue animale et humaine comme un réservoir concret et métaphorique pour y puiser des représentations et lui parler du grandir, entre difficulté, vitalité et nécessité des processus de transformation. De l'album à la scène, des sciences naturelles aux arts de l'enfance, ce numéro explore ces narrations et scénographies nouvelles, adressées aux différents âges de l'enfance.
Pour la première fois, un ouvrage de Gilles Deleuze, Différence et répétition, figure au programme de l'agrégation de philosophie. Ce livre décisif est connu pour sa difficulté et son originalité philosophique. Les spécialistes réunis pour ce numéro proposent une lecture systématique de ses chapitres et de ses thèmes transversaux, dans le but d'apporter des éclairages utiles aux étudiants et à toute personne désireuse de découvrir cet ouvrage exigeant. Les principaux problèmes et concepts, la singularité de la méthode et leur inscription dans l'histoire de la philosophie sont analysés ; les lectures déjà établies sont rappelées et de nouvelles perspectives ouvertes.
Cet ouvrage permet au grand public de comprendre le fonctionnement réel de l'économie, au-delà des modèles abstraits et des hypothèses irréalistes sur lesquels se fonde l'approche néoclassique. Il met en lumière le fourvoiement de nombreux économistes: ignorant les effets de la mondialisation sur les ouvriers, trop enthousiastes à l'égard de la déréglementation ayant mené à la crise financière de 2008, et largement indifférents à la montée inexorable des inégalités et du chômage technologique. Ces erreurs ont inévitablement alimenté la progression du populisme antidémocratique. L'ouvrage propose en réponse une vision plus humaine et inclusive de l'économie: un capitalisme à visage humain.
Des arts visuels aux arts vivants : empreintes des représentations figurées sur les spectacles antiques ou inspirés de l'Antiquité
L'ouvrage, interdisciplinaire, étudie les références aux arts visuels dans les spectacles antiques et inspirés de l'Antiquité. Une série d'études de cas explore les différentes modalités de ces références et empreintes qui demeurent trop peu étudiées : les chorégraphies et mises en scènes peuvent ainsi reprendre des schémas iconographiques explorés par les artistes pour la représentation d'un mythe donné ; dans d'autres cas, le texte dramatique peut, par des indices linguistiques, entrer en rivalité avec la mimesis picturale ; enfin, les auteurs antiques jouent parfois de références, plus ou moins évidentes, au contexte monumental où devait se dérouler la première performance de leur œuvre.
Cet ouvrage explore la carrière, les œuvres et la postérité de l'œuvre de Hugues Sambin (v. 1520-1601), célèbre menuisier-architecte du XVIe siècle, qui s'est vite imposé comme un artiste des plus rares capable de diriger la construction de décors éphémères, de proposer des plans pour des fortifications ou des projets pour des chantiers urbains, de faire preuve de compétences d'hydraulicien, de s'adonner enfin à la gravure et à la publication d'ouvrages tout en conservant une intense activité dans la confection de meubles. Cet ouvrage est un hommage posthume à Catherine Chédeau-Arabeyre (1963-2020), spécialiste de l'architecture de la Renaissance.
Voyages de Médée au théâtre, d'Euripide au contemporain
Médée, encore. Le mythe, qui a pu servir de caution à des discours essentialistes sur les ruses d'une figure de magicienne maléfique définie comme l'étrangère venue d'Orient, fait l'objet de relectures multiples où l'imaginaire de l'altérité se trouve déployé sous de nouvelles catégories : c'est la permanence politique de cette figure, perméable aux reconfigurations successives, qui se trouve mise en question depuis l'âge classique jusqu'à nos jours où elle est interrogée à nouveau à la lumière du féminisme et des approches postcoloniales (Dea Loher, Christa Wolf, Werewere-Linking, Miyagi Satoshi, Ninagawa Yukio, etc.).