Faire sa jeunesse dans les rues de Ouagadougou

Muriel CHAMPY
Date de publication
3 mars 2022
Résumé
À Ouagadougou, les jeunes hommes qui vivent et dorment dans les rues de la capitale s'appellent les bakoroman. Mais le plus souvent, et bien qu'ils n'aiment pas ça, on les appelle les " enfants de la rue ". Par le vol, la mendicité et les petits boulots, les bakoroman s'insèrent dans différentes niches de l'économie urbaine qui assurent leur survie au quotidien, l'accès à la modernité et aux loisirs; jusqu'à la possibilité d'envoyer occasionnellement de l'argent à leurs parents. La mobilité juvénile masculine constituant au Burkina Faso une forme historique de l'émancipation et de l'affirmation individuelle, le mode de vie déviant qu'ils ont adopté dans la rue ne signe pas nécessairement une rupture des liens familiaux. Ainsi, les bakoroman aiment à se présenter comme d ... Lire la suite
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Date de première publication du titre 20220303
ISBN 9782365190411
EAN-13 9782365190411
Référence 125649-41
Nombre de pages de contenu principal 336
Format 16 x 24 x 2.1 cm
Poids 630 g

Introduction   p. 9-30

PREMIÈRE PARTIE

Parce qu'il faut bien nommer les choses     p. 31-118

I. Célestin Traoré, récit polyphonique à propos d'un bakoroman devenu policier     p. 35

II. Où les bakoroman se font furtifs    p. 57

III. La production institutionnelle des " enfants de la rue "     p. 87

DEUXIÈME PARTIE

" Sortir en cherchement "     p. 119-209

IV. Léon Kaboré, confessions en trois temps d'un " vrai chercheur "     p.123

V. L'économie de la rue     p. 143

VI. Keng weooge. Aller en brousse     p. 175

TROISIÈME PARTIE

Le dos à la rue    p. 211-295

VII. Saïdou Zidouemba, chronique d'une thérapie familiale dans une forêt de côte d'ivoire     p. 213

VIII. Quand la rue ne fait plus rêver     p. 235

IX. Devenir " un homme de demain "     p. 258

Conclusion     p. 257

Annexes     p. 301

Bibliographie     p.305

Glossaire     p. 323

À Ouagadougou, les jeunes hommes qui vivent et dorment dans les rues de la capitale s'appellent les bakoroman. Mais le plus souvent, et bien qu'ils n'aiment pas ça, on les appelle les " enfants de la rue ". Par le vol, la mendicité et les petits boulots, les bakoroman s'insèrent dans différentes niches de l'économie urbaine qui assurent leur survie au quotidien, l'accès à la modernité et aux loisirs; jusqu'à la possibilité d'envoyer occasionnellement de l'argent à leurs parents. La mobilité juvénile masculine constituant au Burkina Faso une forme historique de l'émancipation et de l'affirmation individuelle, le mode de vie déviant qu'ils ont adopté dans la rue ne signe pas nécessairement une rupture des liens familiaux. Ainsi, les bakoroman aiment à se présenter comme des aventuriers " à la recherche de l'argent ", partis " faire leur jeunesse " à Ouagadougou, avant de s'installer dans leur vie d'adulte et de fonder une famille. Leur position souvent fragile au sein de leur famille d'origine, aggravée par un mode de vie marqué par l'illégalité et les drogues, rend cependant invraisemblable le rêve toujours caressé de ce retour réussi, qui transformerait leur départ en une expérience de subjectivation.Loin des prêt-à-penser manichéens qui alternent registres de la pitié et de la crainte à propos des " enfants de la rue ", cet ouvrage propose de croiser les descriptions du vécu quotidien, les trajectoires biographiques et les discours des bakoroman, des anciens bakoroman et de leurs familles, pour restituer dans toute leur épaisseur ces vies tumultueuses. En miroir, tous ces protagonistes nous disent quelque chose de ce qui, à leurs yeux, constitue une vie réussie dans le Burkina Faso d'aujourd'hui.

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