Claudel et l'avènement de la modernité

Pascal DETHURENS
Date de publication
1er janvier 1996
Résumé
Ce livre est une étude de l'œuvre poétique et dramatique de Paul Claudel tout au long de la recherche, qu'il a menée de l'aube du XXe siècle à l'explosion de la Seconde Guerre mondiale, d'une approche et d'une définition de la modernité. Aujourd'hui que cette interrogation paraît (dit-on) caduque, le champ de l'exploration et de la découverte — celui, infini, de la lecture — peut d'autant mieux se parcourir et s'offrir, comme le dramaturge l'a souhaité, à la façon d'un inépuisable spectacle. Ce spectacle de la modernité, Claudel lui a donné pour nom Europe. À l'âge où le glorieux mythe baudelairien et rimbaldien du nouveau a perdu de ses splendeurs et où, à la suite de la théorie spenglerienne du déclin de l'Occident, la plupart des contemporains du dramaturge ont cru v ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
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Date de première publication du titre 1er janvier 1996
ISBN 9782251606019
EAN-13 9782251606019
Référence 110234-39
Nombre de pages de contenu principal 678
Format 16 x 24 x 2.9 cm
Poids 894 g
Claudel et l'avènement de la modernitéPascal DethurensSommaireIntroductionLa modernité au miroir de l'œuvre claudéliennePrologueClaudel et l'origine de l'Europe en littérature ou De l'art de devenir un grand EuropéenChapitre IClaudel, un poète au cœur de l'Europe ou Le drame claudélien comme invention littérairede l'EuropeChapitre II"Les trois concupiscences d'après saint Augustin" ou L'Europe entre le plein, le vide et la totalitéChapitre IIIL 'œuvre européenne comme "épanouissement total de la langue" ou Le chant du monde Chapitre IVLe songe d'une après-midi de printemps ou Vers la fin du mythe européen ?Chapitre V"L'Europe écrit..." ou Spirales et labyrinthes du texte européenChapitre VI"Le ruissellement de l'Histoire sur les escaliers du drame" ou L'Europe comme parabole BibliographieTable des matières
Ce livre est une étude de l'œuvre poétique et dramatique de Paul Claudel tout au long de la recherche, qu'il a menée de l'aube du XXe siècle à l'explosion de la Seconde Guerre mondiale, d'une approche et d'une définition de la modernité. Aujourd'hui que cette interrogation paraît (dit-on) caduque, le champ de l'exploration et de la découverte — celui, infini, de la lecture — peut d'autant mieux se parcourir et s'offrir, comme le dramaturge l'a souhaité, à la façon d'un inépuisable spectacle. Ce spectacle de la modernité, Claudel lui a donné pour nom Europe. À l'âge où le glorieux mythe baudelairien et rimbaldien du nouveau a perdu de ses splendeurs et où, à la suite de la théorie spenglerienne du déclin de l'Occident, la plupart des contemporains du dramaturge ont cru voir et voulu dire les "derniers feux" et les "pâles scintillements" (S. Zweig) de la culture européenne, Claudel seul ou presque a exalté la vocation du vieux continent en proie au doute et d'où le sacré s'est enfui. "Je serai le premier grand poète Européen". a-t-il écrit au faîte de ses réflexions sur la poésie et alors qu'il inventait, avec sa somme théâtrale Le Soulier de satin, une dramaturgie inouïe. Inouïe en ceci qu'elle a répondu. non à la grâce de l'arbitraire ainsi que l'ont fait de leur côté, eux aussi issus du symbolisme, Hofmannsthal, T.S. Eliot, Maeterlinck, Pessoa, Rilke,W.B. Yeats ou Valéry. mais à la faveur du texte littéraire, à la grande énigme de notre sphinx moderne : à quoi bon écrire quand le monde croule ? L'Europe a incarné la modernité claudélienne : le mythe des temps modernes sera supranational, sous le triple rapport de l'art, de la métaphysique et de la religion, ou ne sera pas. A la lumière du grand théâtre du inonde tel que le dramaturge en a fixé les structures. une nouvelle culture a trouvé de quoi advenir, qui a reçu la fraîcheur et l'immémorial en partage. Car il faut croire avec Claudel à la culture européenne. Par elle la création (celle d'un poème. d'une route ou d'une cathédrale) pourra faire partie pour toujours des archives indestructibles de l'humanité, la pensée (celle de saint Augustin, de Dante ou de Briand) sera sans cesse relancée et le sens ne fera jamais défaut. Voilà la scène : celle de l'homme enfin soustrait au hasard.

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