Cet ouvrage explore la carrière, les œuvres et la postérité de l'œuvre de Hugues Sambin (v. 1520-1601), célèbre menuisier-architecte du XVIe siècle, qui s'est vite imposé comme un artiste des plus rares capable de diriger la construction de décors éphémères, de proposer des plans pour des fortifications ou des projets pour des chantiers urbains, de faire preuve de compétences d'hydraulicien, de s'adonner enfin à la gravure et à la publication d'ouvrages tout en conservant une intense activité dans la confection de meubles. Cet ouvrage est un hommage posthume à Catherine Chédeau-Arabeyre (1963-2020), spécialiste de l'architecture de la Renaissance.
Ce recueil explore les pratiques de célébration des illustres et les modes de fabrication de la renommée durant le long XVIIe siècle. Loin de se restreindre aux écrits biographiques ou encomiastiques, il se concentre également sur la dimension visuelle de ces pratiques à travers onze articles qui examinent différentes formes de célébration, qu'elles soient littéraires, picturales ou hybrides en cherchant à identifier aussi bien leurs interactions que leurs spécificités. En mettant en lumière la diversité des critères de sélection qui déterminaient la notoriété d'un individu, ce recueil analyse comment se sont formés les différents régimes de célébrité à l'aube de la modernité.
Actualités au prisme de quelques recherches contemporaines
En 1895, Les Règles de la méthode sociologique d'Émile Durkheim ont posé les fondements de la sociologie en proposant un concept majeur, celui de fait social. Ce dernier se propose d'appréhender la réalité sociale comme fondamentalement extérieure aux individus, les soumettant à un pouvoir coercitif fort. En 2017, de nombreuses manifestations scientifiques ont été organisées à l'occasion du centenaire de la mort du sociologue. Notre ouvrage réunit une vingtaine d'auteurs dont les travaux attestent la fécondité sur le long terme du fait social, sans pour autant occulter ses limites. Il témoigne ainsi des précieux renouvellements du concept dans la recherche contemporaine autour de thématiques " durkheimiennes " (travail, éducation, religion, suicide) mais aussi sur de nouveaux terrains (précarité, périurbain, féminisme).
Coulisses, revue trimestrielle du Théâtre Universitaire de Franche-Comté rend compte, depuis 1990, de la vie théâtrale régionale, des rapports entre théâtre et université. Outre des articles d'actualité, elle publie des dossiers thématiques en relation avec cette double base. Sommaire du n° 28 - Jean Calas, la constitution d'un mythe sur scène - Entretien avec S. Maurice, nouveau directeur du C.D.N. - L'Arche des langages projet Gatti - L'Australie de nos rêves - Le théâtre dans le Pacifique Sud - La mise en scène de Shakespeare aujourd'hui
La fraternité est un sentiment, une idée, une vertu et un idéal. Elle anime et synthétise, depuis 1848, la devise républicaine française, ce qui lui confère le poids d'une norme. Invoquée et convoquée pendant les grandes convulsions politiques et sociales et dans les moments de détresse, elle est aussi porteuse de grands enthousiasmes. Elle fonde un vouloir-vivre ensemble. Elle crée du droit censé réguler l'âpreté des relations entre les hommes. La polysémie de cette valeur constitue l'objet de ce recueil rédigé par une équipe de spécialistes des sciences sociales (l'histoire, la philosophie, le droit, la littérature, la géographie). Ils ont tenté d'éclaircir une réalité opaque qui a traversé, de manière diffuse, les époques et les différents champs de la société jusqu'à nos jours.
La principauté de Montbéliard formait une enclave entre Franche-Comté, Alsace et Suisse, sous la souveraineté de la maison de Wurtemberg ; son annexion à la France (partie par Louis XIV, et en 1793), le lie à la Franche-Comté. Le Pays de Montbéliard a développé un système scolaire spécificquement protestant auquel était attachée la population tant pour son propre équilibre, spirituel et temporel, que pour se défendre face au catholicisme. L'auteur étudie les écoles de village, le réseau scolaire, la scolarisation, l'enseignement secondaire, la situation particulière de l'enseignement féminin, les maîtres et leur formation.Le franchissement des coupures traditionnelles privilégie l'étude des permanences dans un cadre où la continuité culturelle joue sur les mentalités.
Double démarche inscrite dans le projet de retrouver le vrai texte pour le restituer à la place qui lui revient. Le poète symboliste retrempe sa plume dans l'encre des Pères, l'humble voix reste audible.
El ensayo de Jordane Fauvey muestra las relaciones entre el pintor y Alfonso XIII a la luz de documentos procedentes de los archivos madrileños del Palacio Real y de la Casa-Museo Sorolla no analizados hasta ahora.Estas relaciones se establecieron hacia 1907 y se extendieron hasta la muerte del artista valenciano, que no sólo llegó a convertirse en pintor muy allegado a la Corte, sino que alcanzó cierto grado de amistad con el monarca, llegando a sentirse con cierta ascendencia sobre él como para aconsejarle en algunas decisiones relativas a la política cultural y artística.
Au tournant du 18e et du 19e siècles, notamment en France, quelque chose comme une biologie du cerveau commence véritablement à se constituer ; et s'impose alors avec une évidence nouvelle l'idée que le cerveau est l'organe de la pensée.Auguste Comte est l'un des premiers philosophes à prendre acte de cet avènement, et à intégrer dans son système, sur la base des théories phrénologiques de Gall, une théorie physiologique des fonctions intellectuelles et affectives. La " physiologie cérébrale ", dont l'évaluation épistémologique fait l'objet d'une leçon spéciale du Cours de philosophie positive, est un élément essentiel de cette philosophie politique de l'esprit, par laquelle on peut caractériser le positivisme comtien : Comte ne se désignait-il pas lui-même comme le successeur de Gall autant que celui de Condorcet, marquant ainsi la solidarité entre la nouvelle philosophie de l'esprit et la refonte de la politique ?L'objet de ce livre est en premier lieu d'explorer ce chapitre de l'histoire des sciences et de l'histoire de la sociologie naissante, en montrant comment la physiologie cérébrale est progressivement intégrée dans la philosophie positive, puis modifiée par cette intégration en fonction des objectif théoriques et politiques poursuivis par Auguste Comte.Mais au-delà, il y a aussi dans le positivisme comtien, autour de la thématique du cerveau, une reformulation de problèmes philosophiques classiques : la biologie des fonctions cérébrales est partie prenante d'une enquête portant sur les conditions de l'unité humaine, sur la subjectivité, et sur la constitution du moi en rapport avec la collectivité.Enfin, de façon décisive, Comte poursuit une interrogation encore actuelle sur la philosophie de la connaissance - touchant notamment la possibilité de concilier une authentique philosophie de l'esprit avec une approche neurophysiologique non réductionniste.De telles réflexions inscrivent de plein droit la philosophie positive dans l'histoire de la philosophie.
"Mondialisation", "choc des civilisations", "sans-papiers", "fracture sociale", "devoir de mémoire", "développe¬ment durable", "malbouffe"... Toutes ces expressions - et bien d'autres - peuvent être envisagées comme des formules : à un moment de l'histoire, elles s'imposent à la fois comme des passages obligés des discours et comme des objets polémiques dans l'espace public. Elles condensent des enjeux politiques et sociaux. Elles cristallisent le débat. Elles mettent en place des évidences et des questionnements.Dans une perspective pluridisciplinaire, cet ouvrage propose un cadre théorique et méthodologique pour comprendre et étudier de tels faits discursifs. La présentation du cadre théorique permet de situer la notion de formule dans ses fondements conceptuels. Les éléments de méthode proposent au lecteur des catégories d'analyse et des critères pour étudier sur corpus telle ou telle formule déterminée.Ce livre est destiné à des étudiants et à des enseignants-chercheurs de différentes disciplines qui souhaitent soumettre à l'analyse du discours les réalités politiques et sociales dont ils se saisissent. Plus largement, ce livre retiendra l'attention de tous ceux qui aspirent à porter un regard critique sur les discours dominants. Ces derniers, faut-il le préciser, ne se comprennent pas sans les contre-discours qui se donnent à voir comme des alternatives ou des contradictions.
Jeunesse et délinquance urbaine en France et en Europe (19e-21e siècles)
Dès le 19e siècle, les " âmes mal nées " hantent l'espace urbain, tant la jeunesse délinquante est précocement perçue comme une menace contre l'ordre familial, moral, social ou politique. Deux siècles plus tard, le sentiment de menace persiste tout en ayant enregistré une profonde évolution. Quelle que soit l'époque, nommer la " jeunesse délinquante ", c'est d'abord identifier une catégorie à risque et la situer face aux discours inlassablement ressassés sur la " villepathogène ". Ce livre issu du colloque international de Besançon (2006) se propose d'analyser la façon dont a été construite l'identité du jeune criminel. Issus de différentes disciplines, les auteurs prennent la mesure du " mal " qui traverse la France, mais aussi l'Europe et même les États-Unis.C'est toute l'idée de marginalité, d'anormalité, de dangerosité du jeune délinquant qui est interrogée, ainsi que les réponses parfois contradictoires apportées par une société partagée entre volonté de sanction et souci de protection.
Si les rêves de cité idéale, des plus réalistes aux plus extra¬vagants, ont séduit de nombreux hommes et femmes et donné sens à leur vie, parfois jusqu'au sacrifice de leur vie, d'aucuns n'ont pas manqué de faire opposer que la nature humaine et les contraintes historiques ou culturelles ont constitué et constituent autant d'obstacles à leur mise en oeuvre. Et que finalement, comme le relève le philosophe Jacques Rancière, tout projet utopique "inclut l'échec comme donnée toujours vérifiée par avance". Le lecteur trouvera ici les actes d'un colloque international et interdisciplinaire consacré à ces sceptiques, détracteurs et "anti-utopistes" qui n'ont pas manqué de stigmatiser les imperfections et les carences inhérentes, à leurs yeux, aux projets qui avaient la prétention d'assurer la félicité générale. Les communications portent sur des formes de nature extrême¬ment diverse : fiction romanesque, aphorisme, discours philoso¬phique, politique ou religieux, pamphlet, texte journalistique ou programmatique, poésie, théâtre, opéra, essai, peinture.Marita Gilli, Professeur émérite d'Allemand, est spécialiste de l'in¬fluence des Lumières et de la Révolution dans les pays germani¬ques. Elle a co-fondé en 1967 l'unité de recherches interdisciplinaire "Littérature et histoire des pays de langues européennes", qu'elle a dirigée jusqu'en 1981.