Vaincre la tuberculose (1879-1939)

La Normandie en proie à la peste blanche
Stéphane HENRY
Date de publication
4 mars 2014
Résumé
Étudier tous les rouages de la lutte contre la tuberculose en Normandie entre 1879 et 1939, telle est l'ambition de cet ouvrage. La tuberculose succède à la phtisie, qui n’avait de romantique que le nom, et devient le fléau social par excellence au tournant du XXe siècle.Confrontées à la contagion exponentielle dans les tranchées et au retour des militaires poitrinaires dans leurs foyers, les autorités françaises prennent enfin la direction de l’action sanitaire et sociale en 1915, le spectre de la dépopulation hantant les esprits patriotiques. L’engagement du pays se veut dès lors total. Les aménagements d’infrastructures sont à la hauteur des ambitions: on ouvre des dispensaires, des sanatoriums, des pavillons d’isolement hospitaliers et des préventoriums. La protecti ... Lire la suite
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Date de première publication du titre 13 janvier 2014
ISBN 9791024002071
EAN-13 9791024002071
Référence B116621-27
Nombre de pages de contenu principal 374
Format 15.5 x 24 x 2.7 cm
Poids 570 g

Remerciements
Liste des abréviations
Préface
Introduction. La tuberculose, entre hier et demain

1879, année zéro de la lutte contre la tuberculose ?
Orientation historiographique et réflexion d'une recherche

Première partie : La pathologie aux { 150 000 morts } (1879-1916)

Chapitre 1. De la phtisie, { maladie romantique }, à la tuberculose, { maladie sociale }
Les atermoiements d'une lutte contre la tuberculose mal définie
De l'hérédité a la contagion
Le principe de contagion au service de la statistique
Hygiénisme et tuberculose
L'émergence de l'hygiénisme
Le bureau d'hygiène, structure de base
Un pouvoir central aux décisions limitées
La tuberculose comme maladie a déclaration facultative
D’une approche théorique aux premières réalisations marginales
La délicate mise en place des dispensaires en Seine-Inferieure
L’enfance, nouvelle priorité
La promotion de l’hygiène a l’école
La vie a la campagne ou la sauvegarde de l’enfance selon Grancher
Conclusion. L’hygiénisme, doctrine fondatrice de nouvelles perspectives sanitaires et sociales

Chapitre 2. Résoudre la question de l’hospitalisation des malades
Les alternatives à l’encombrement hospitalier
Mise en perspective de la situation sanitaire des hôpitaux
Les premiers débats sur l’hospitalisation des tuberculeux
Les pavillons d’isolement de l’hôpital Pasteur du Havre
L’adaptation de la cure sanatoriale a l’hôpital : le concept des aériums selon Raoul Brunon
Regrouper, isoler et éduquer les malades : le choix du sanatorium
L’émergence des sanatoriums pour les tuberculeux curables
Le sanatorium de Charles Nicolle oppose à l’aérium de Raoul Brunon
De l’hospitalisation du malade a l’isolement du tuberculeux

Chapitre 3. De la flambée de la tuberculose aux premières mesures d’envergure en faveur des tuberculeux
La guerre favorise-t-elle le développement des épidémies ?
Le cas de la tuberculose
Une recrudescence de la tuberculose des 1914
Le corps de l’armée gangrené par la tuberculose
Absence de discernement ou urgence face à l’état de guerre ?
Une inégalité devant la reforme
La délicate question du rapatriement des militaires
A la ville comme à la campagne, une population civile touchée en masse
Militaires, refugies et habitants des villes
Habitants des campagnes
Guerre a la tuberculose militaire
L’isolement des militaires tuberculeux : vers une logique sanatoriale renforcée
La station sanitaire de Saint-Etienne du Rouvray
Une insalubrité des locaux doublée d’une rigidité dans les admissions
Discipline absente et malades incurables
Des résultats inférieurs aux attentes
Les œuvres charitables au service des militaires tuberculeux
Des initiatives désordonnées a repenser pour vaincre la tuberculose

Deuxième partie : Des directives nationales aux applications départementales (1916-1939)

Chapitre 4. De l’aide aux militaires à l’aide aux civils
La prise en charge de la tuberculose par l’Etat
La prévention selon Léon Bourgeois
L’isolement selon André Honnorat
Une aide américaine salutaire : la mission Rockefeller
Une nouvelle façon de penser la lutte contre la tuberculose
Des objectifs simples
Une planification des objectifs a l’échelle départementale
Eduquer au moyen d’une vaste propagande
Le mariage du style traditionnel
… et du style révolutionnaire
Une profusion d’acteurs pour une profusion d’idées

Chapitre 5. La prise en charge de la lutte antituberculeuse à l’échelle départementale : vers un protectorat sanitaire et social en Seine-Inférieure
La mise en place d’un modèle de prévention
Une mobilisation des acteurs
Charles Lallemand, un préfet engage
La contribution des Américains
Une spécialisation des médecins
Un projet départemental réfléchi et bien encadre
Des villes favorisées face aux campagnes délaissées
Une approche novatrice dans l’aménagement des centres d’examen médical
Réflexions sur les vingt années d’activité des centres d’examen médical
Les centres d’examen médical, victimes de leur succès ?
Les limites des centres d’examen médical
Le centre d’examen médical, symbole d’une démocratisation de la médecine préventive en Seine-Inferieure

Chapitre 6. Le département de l’Eure : de l’attentisme aux réalisations
Un combat désintéressé (1917-1926)
La mission Rockefeller au secours des autorités départementales
Des dispensaires inefficaces
Une nouvelle organisation contrariée par des rivalités exacerbées (1927-1939)
La nomination du docteur Lièvre-Brizard : un tournant
L’ajournement des réalisations, conséquences des rivalités
Divergences de vision entre départements : le cas du timbre antituberculeux
Un instrument porteur d’un espoir financier et publicitaire
Déroulement des campagnes et recommandations
Les divergences d’idées, sources de conflits et freins à la politique antituberculeuse dans l’Eure

Troisième partie : Protéger, isoler, vacciner

Chapitre 7. Au cœur des sanatoriums normands
Le sanatorium d’Oissel : de l’établissement rouennais au sanatorium départemental
Elargir sa clientèle pour assurer sa pérennisation
Analyse critique des résultats du sanatorium d’Oissel
L’évolution des dispositifs d’entrée des malades au sanatorium
La mort au sanatorium : un concept tabou ?
Une durée de traitement aléatoire
De meilleurs résultats pour les femmes
L’Eure et la problématique de l’hospitalisation des tuberculeux
L’envoi des malades vers des sanatoriums extra-départementaux
L’imbroglio autour de la construction d’un sanatorium départemental
Une plongée a l’intérieur des sanatoriums pour tuberculeux curables
Entre thérapie hygiéniste et thérapie comportementaliste
Entre mouvement collectif et exclusion individuelle
D’une solidarité défendue
… a une exclusion sous-jacente
Les { résistants } du sanatorium
Le sanatorium : un centre d’expérimentation chirurgicale ?
Les incurables : des laissés-pour-compte ?
Des politiques sanatoriales complexes et critiquables

Chapitre 8. La protection de l’enfance : une priorité
L’essor des centres spécialisés comme outils de prévention infantile
L’établissement de base : le préventorium
Des initiatives locales compétentes et déterminées
Le sanatorium des Grandes-Dalles, symbole de la prise en charge des formes minoritaires de tuberculose
Atouts et limites des centres spécialisés pour l’enfance
L’institution scolaire, nouveau rempart contre la tuberculose
La relance de l’hygiène a l’école
Le pari des écoles de plein air dans les grandes agglomérations normandes
Prévention et dépistage : l’inspection médicale des écoles
La Seine-Inferieure : des initiatives communales au secours d’un département non motive
L’Eure : un département confronte au désintérêt des communes et des familles
L’emploi d’un vaccin préventif : le BCG
De la découverte anonyme a la découverte populaire
Le développement du vaccin en Seine-Inferieure
Le BCG : entre enthousiasme et scepticisme
Les initiatives en faveur de l’enfance : vers une societe formatee ?

Epilogue
Chronologie
Sources
Bibliographie
Table des cartes, graphiques et tableaux

Étudier tous les rouages de la lutte contre la tuberculose en Normandie entre 1879 et 1939, telle est l'ambition de cet ouvrage. La tuberculose succède à la phtisie, qui n’avait de romantique que le nom, et devient le fléau social par excellence au tournant du XXe siècle.Confrontées à la contagion exponentielle dans les tranchées et au retour des militaires poitrinaires dans leurs foyers, les autorités françaises prennent enfin la direction de l’action sanitaire et sociale en 1915, le spectre de la dépopulation hantant les esprits patriotiques. L’engagement du pays se veut dès lors total. Les aménagements d’infrastructures sont à la hauteur des ambitions: on ouvre des dispensaires, des sanatoriums, des pavillons d’isolement hospitaliers et des préventoriums. La protection de l’enfance en danger devient une priorité. Le combat contre la tuberculose est engagé.Il n’est toutefois pas question seulement ici de réalisations politiques, médicales et sociales, mais aussi d’hommes et de femmes, de citoyens ordinaires porteurs de la tuberculose. Désorientés par l’annonce de la maladie, soumis à des préceptes hygiéniques, isolés de leurs proches et devenus des parias, ils n’ont parfois d’autre choix que de dissimuler leur état de santé à la collectivité.

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