De l'honneur et des épices

Les magistrats de la Chambre des Comptes de Bretagne (XVIe-XVIIe siècle)
B01
Date de publication
5 décembre 2016
Résumé
Apparues au tournant des XIVe et XVe siècles dans le royaume de France et dans les principautés qui évoluaient dans sa mouvance, les Chambres des comptes ont connu leur « âge d'or » au Moyen Âge en étant associées à la mise en place d'une fiscalité permanente et à la construction des domaines princiers. L’évolution institutionnelle leur a été préjudiciable à partir du XVIe siècle avec la concentration du pouvoir au sein du Conseil royal et des instances qui en dépendaient, le recours croissant aux financiers pour alimenter les caisses de la monarchie, la concurrence des parlements, des bureaux de finances ou des intendants. Malgré cela, elles n’en ont pas moins continué à jouer un rôle dans le contrôle de « l’argent du roi », en encadrant notamment le développement de n ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
35 €
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ISSN 12552364
Date de première publication du titre 2016
ISBN 9782753551282
EAN-13 9782753551282
Référence 120724-53
Nombre de pages de contenu principal
Format 15.5 x 24 x 4.6 cm
Poids 1025 g

Préface de Robert Descimon

  • D'une Chambre des comptes ducale à une Chambre des comptes royale dans un pays d'états
  • Les acteurs du marché de l'office autour de la Chambre des comptes
  • La vénalité des offices de la Chambre des comptes
  • Portrait de groupe
  • Les origines sociales et géographiques du personnel de la Chambre des comptes de Bretagne
  • Les gens des comptes de Bretagne, un corps constitué en voie de formation
  • Les gens des comptes de Bretagne, une composante de la noblesse de robe
Apparues au tournant des XIVe et XVe siècles dans le royaume de France et dans les principautés qui évoluaient dans sa mouvance, les Chambres des comptes ont connu leur « âge d'or » au Moyen Âge en étant associées à la mise en place d'une fiscalité permanente et à la construction des domaines princiers. L’évolution institutionnelle leur a été préjudiciable à partir du XVIe siècle avec la concentration du pouvoir au sein du Conseil royal et des instances qui en dépendaient, le recours croissant aux financiers pour alimenter les caisses de la monarchie, la concurrence des parlements, des bureaux de finances ou des intendants. Malgré cela, elles n’en ont pas moins continué à jouer un rôle dans le contrôle de « l’argent du roi », en encadrant notamment le développement de nouvelles fiscalités comme celle des villes ou des états provinciaux, et dans la préservation de l’intégrité du domaine royal, ce qui les conduisait à recevoir les hommages des vassaux, à enregistrer des actes aussi divers que les lettres d’anoblissement ou de naturalité, à veiller à la conservation des archives ayant trait aux droits du roi. Par leur caractère de cours souveraines, elles ont attiré tout au long de l’époque moderne une part des élites du royaume, en quête d’honneur et d’épices, qui voulaient bénéficier des privilèges qu’elles octroyaient à leurs magistrats dont celui de l’anoblissement graduel était sans doute le plus important. À travers l’exemple de la Chambre des comptes de Bretagne des années 1540 à la fin du règne de Louis XIV et surtout de l’étude de son personnel, cet ouvrage contribue à la connaissance de ces institutions et dégage quelques ressorts de la « société d’offices » qui s’est mise en place en France à partir du XVIe siècle.

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