L'ouvrage explore deux courants contemporains qui nourrissent l'approche linguistique de la traduction.Dans le courant fonctionnaliste, les outils utilisés peuvent être de nouvelles grammaires contrastives, de nouvelles méthodologies visant à la traduction du figement, de nouveaux concepts comme celui de " traducteur multicible " en traduction audiovisuelle, voire de nouvelles définitions remettant en cause des appellations comme celles de " realia " ou de " culturème ". De nouvelles réflexions peuvent servir à analyser les éléments constitutifs du discours, d'un texte politique par exemple. Enfin des ressources terminologiques multilingues récentes sont évoquées, comme en traduction médicale.Dans le courant plus sémantique, une étude sur la traduction de la métaphore dénonce le primat de l'ordre référentiel, une autre s'interroge sur la correspondance mécanique entre les prépositions, une troisième propose une méthode visant la maitrise des niveaux de langues en traduction technique.
Égalité de droits, ouverture à la différence – deux exigences trop souvent bafouées dans les relations entre communautés culturelles, mais aussi entre les langues dans lesquelles ces cultures diverses s'enracinent. Mais si parler la langue de l'autre, lorsqu'elle est dominante, peut être "acte d'allégeance et de soumission" (Amin Maalouf), la situation est plus complexe lorsqu'il s'agit de traduction. C'est cette complexité qu'abordent, sous différents angles, dans différents contextes et différentes combinaisons de langues, les dix chapitres de ce volume. Rédigés tantôt en français tantôt en anglais (deux langues dominantes), certains textes développent des considérations théoriques; d'autres explorent les contraintes institutionnelles; d'autres encore commentent les astuces dont font preuve traductrices et traducteurs pour retrouver dans la langue cible la présence d'une langue ou d'une variété linguistique minorisée dans leur texte source. Tous "déploient, autant sur le plan théorique que critique, des expériences traductives et des réflexions traductologiques où l'une des langues de travail détient le statut de langue coloniale, impériale ou hégémonique. C'est au sein du rapport de forces instauré par cette coprésence des langues qu'opère la traduction, soit pour masquer le conflit, soit pour, au contraire, le mettre en évidence." (1363)
Quelle formation grammaticale pour de futurs traducteurs? L'objectif de l'ouvrage est de problématiser une pratique très répandue dans les programmes de formation mais peu interrogée jusqu'ici, à savoir l'enseignement de la grammaire aux traducteurs. La réflexion des auteurs s'est construite autour de quatre thématiques: l'enseignement grammatical vu par les traducteurs/traductologues; les théories linguistiques et leur adéquation tant au processus de traduction qu'aux besoins des étudiants; l'enseignement grammatical dans les classes; les relations entre didactique des langues et didactique de la traduction. Un chapitre introductif met en perspective ces quatre thématiques et suggère quelques pistes concrètes de réflexion tout en discutant, de manière plus générale, les nombreux enjeux soulevés par la problématique.
L'histoire de la traduction regorge de comparaisons éloquentes décrivant les mauvaises traductions. De l'envers d'une tapisserie à un portrait peu ressemblant, en passant par le teint livide d'une personne malade ou un navire qui fait naufrage, les traducteurs ne se privent pas de critiquer ainsi leurs prédécesseurs. Les critiques littéraires font de même, mais pourquoi un traducteur se trompe-t-il? Les erreurs commises peuvent être de nature purement linguistique, causées par une maîtrise insuffisante des subtilités de la langue source. Mais elles peuvent aussi être générées par une connaissance peu profonde de la culture source. Nous étudions ce dernier type d'erreurs pour aboutir à une définition de l'"erreur culturelle" dans le domaine de la traduction littéraire.Plusieurs aires géographiques, linguistiques et culturelles sont ainsi explorées, au gré des points de vue d'une quinzaine de spécialistes, qui aboutissent à la conclusion que parfois l'erreur peut être féconde.
L'évolution de la traductologie vers les " cultural studies " a pu masquer la permanence de la présence de la linguistique dans le débat visant à définir les contours de cette discipline qui s'est d'abord constituée à partir de la linguistique. La diversification de ce champ de recherche interdisciplinaire a ensuite complexifié les enjeux de leur relation, tout comme les évolutions technologiques de ces dernières décennies ont modifié le paysage de la linguistique. Prenant en compte ces nouveaux paramètres, s'intéressant à diverses langues (anglais, français, italien, allemand), différents genres et types de textes, les collaborateurs de cet ouvrage dégagent les enjeux épistémologiques, théoriques, méthodologiques et didactiques que permet une pratique renouvelée de l'interaction entre les deux disciplines. Ce volume propose ainsi un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, éclairage également remis en perspective par une synthèse de l'approche contrastiviste de Jacqueline Guillemin-Flescher. Ce sont les aspects divers de cette relation complexe que cet ouvrage vise à mettre en lumière.
Fort d'une vingtaine d'études – parmi lesquelles un article posthume de Michel Ballard – offertes en hommage à Claude Bocquet, un chercheur pour qui l'interdisciplinarité n'est pas un vain mot, cet ouvrage permet au lecteur curieux d'arpenter cette discipline de réflexion qu'est la traductologie en allant de la traduction à la traductologie, du droit à la traduction juridique, puis de la traductologie à l'épistémologie, et enfin de l'histoire à l'histoire de la traduction.Au fil des pages, on pourra non seulement faire plus ample connaissance avec le dédicataire en lisant un entretien qu'il a accordé à l'éditeur scientifique du présent volume, mais encore partager ses curiosités intellectuelles, parmi lesquelles figurent en bonne place l'histoire (de l'Antiquité égyptienne au XXe siècle, en passant par l'évocation de Jérôme – le saint patron des traducteurs – et d'Étienne Dolet – le martyr de sa profession), la science juridique (représentée notamment par des contributions sur la terminologie juridique) et bien entendu la traductologie, illustrée ici par des problématiques tantôt littéraires (comme le traducteur personnage de fiction), tantôt plus pragmatiques (comme l'explicitation et les décalages engendrés par le processus traductif), tantôt plus épistémologiques: l'éthique professionnelle du traducteur, le statut de la non-traduction, la question du " parler scientifique " et celle de l'origine épistémologique de la discipline traductologique.
Apprenons le coréen! est spécialement conçu et adapté pour faciliter l'apprentissage du coréen en classe ou en étude guidée. Sa conception est le fruit de longues années de travail d'une équipe de professeurs du secondaire et d'université spécialistes de l'enseignement du coréen.Ce manuel est accompagné d'un CD audio et d'un cahier d'exercices vendu séparément. L'ensemble est destiné aux lycéens préparant le BAC LV3-coréen, aux étudiants, ainsi qu'à tout public francophone voulant s'initier à la langue coréenne.Son objectif est d'optimiser les dialogues de mise en situation dès la première leçon: les phrases apprises sont applicables directement. Sa méthode est adaptée à des apprenants de tous horizons.
Le cahier d'exercices accompagne le manuel A2-B1. De ce fait, les exercices que vous trouverez font écho aux points grammaticaux et aux expressions abordés dans le manuel prinicpal. Tenant compte du fait que les apprenants ont déja acquis les bases grammaticales dans le tome 1, ce cahier est constitué de trois types d'exercices différents: des exercices de type "entraînement" qui renvoient directement aux contenus du manuel principal, des exercices de type BAC Blanc LV3-coréen, des exercices de type TOPIK Blanc.Afin d'enrichir les exercices, environ 150 mots nouveaux, outre ceux du manuel, sont ajoutés. Ainsi les apprenants peuvent disposer de phrases construites dans le prolongement de chaque leçon. Il est donc fortement conseillé de faire les exercices à la fin de chaque leçon, de manière systématique. Les corrigés des exercices se trouvent à la fin du livre.
La publication de multiples retraductions de The Great Gatsby ces trois dernières années, en Europe notamment, s'explique par le fait qu'en 2011 l'auteur est, " tombé dans le domaine public ". Les exemples privilégiés ici du devenir en Hongrie, en Italie, en Allemagne ou en France, d'une œuvre soudain libre de droits, donnent à penser ce qu'on peut appeler " le corps transfrontalier " du texte littéraire.Lorsqu'on parle de retraduction en effet, on se place le plus souvent dans une perspective diachronique et, tandis que l'on évoque l'" âge d'une traduction ", son vieillissement, le besoin de rajeunissement, la traduction se trouve assimilée à un organisme vivant et l'original, quant à lui, se voit doté d'une manière d'immortalité. Le présent volume situe la réflexion dans une autre perspective, qui prend en compte la possibilité que le texte original soit lui-même assimilable à une matière organique, vivant pour autant que l'anime un souffle. C'est cette vie de l'œuvre que permet d'appréhender son destin non plus seulement au sein d'une langue-culture, mais dans le cadre élargi d'une Europe aux frontières paradoxalement aussi poreuses qu'infranchissables.
Le moins qu'on puisse dire est que le " bon sens " est un objet intellectuel à faible légitimité. Pourtant, théoriciens et praticiens de la traduction ont volontiers recours à la notion, souvent pour en regretter l'absence. Qu'est-ce que ce fameux bon sens ? Pourquoi est-il si important pour nombre de traducteurs ? Faut-il s'en méfier, voire le combattre ? Peut-on le théoriser ? À défaut, certaines théories peuvent-elles rendre compte de ce qu'il recouvre ? Telles sont les questions auxquelles ce volume – après le premier Forum T&R (Théories et Réalités en Traduction et Rédaction Technique) dont il est issu – tente d'apporter quelques réponses, dont celle d'Ernst-August Gutt, l'auteur de l'ouvrage de référence Translation and Relevance (2000), qu'on lira ici pour la première fois en français.
Ce manuel propose aux étudiants en LEA une véritable méthode pour la traduction. Après une rétrospective de ses théorisations, il examine la traduction comme une activité fondamentalement stratégique avant d'en illustrer trois grandes variantes. Ensuite, il aborde successivement les diverses disciplines ancillaires que mobilise une traduction efficace : analyse textuelle, recherche documentaire, lexicologie et lexicographie, terminologie et terminographie, rédaction et informatique appliquée à la traduction.
Nous pensons dans la langue et communiquons grâce à elle. Or les langues diffèrent, selon le temps et le lieu, et rendent nécessaire l'acte de traduire, l'effort de dire la même chose autrement. Dans cet acte, au cœur de la compréhension et de la transmission de la pensée, philosophie et linguistique se rencontrent dans la volonté de donner des outils d'accès au sens, de proposer des pistes de traduction.Philosophes, linguistes et littéraires, français et étrangers (Belgique, Italie, Japon, Géorgie, Russie) d'horizons culturels variés, se penchent sur ce travail de médiation qu'on appelle traduire, cette activité constitutive de la pensée et de la communication. Les dimensions théoriques, éthiques et pratiques de la traduction à travers des textes anciens et modernes se trouvent ainsi réunies pour éclairer l'activité fondamentale de toute compréhension.Cet ouvrage s'adresse non seulement aux traducteurs, philosophies, linguistes et littéraires, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la pensée et à la langue, ainsi qu'à la lecture des œuvres paraissant significatives et difficiles.