Pour mieux comprendre cet avènement de la conceptualisation des risques, cet ouvrage propose d'inclure la problématique des catastrophes volcaniques au sein d'un questionnement historique et anthropologique dans le cadre élargi de la culture européenne du XVIe au XVIIIe siècle, et dans une perspective pluridisciplinaire.
Des bonbons empoisonnés aux risques de l'écriture en passant par les cataclysmes, cet ouvrage aborde seulement quelques cas représentatifs de cette nouvelle rationalité du risque qui s'impose dans des domaines hétérogènes à partir de la Renaissance.
Ces différentes études confirment le lien étroit entre la perception des risques et l'histoire sociale et politique, corroborant la nécessité d'une compréhension anthropologique de ces mutations mentales, entre réalité et imaginaire.
Trigge's sermon is of special interest in the context of the Elizabethan controversy between supporters of the Established Church and Puritans and of the publication of the first four books of Hooker's Laws of Ecclesiastical Polity in 1593. There
Œuvre au programme de l'agrégation 2011-2012 d'Allemand
Vers 1185, le poète souabe Hartmann von Aue a adapté en allemand le premier roman arthurien français, Erec et Enide, composé par Chrétien de Troyes vers 1170-74. Il a cependant considérablement modifié le texte d'origine dans le sens d'une idéalisation de la chevalerie qui s'inscrit dans le mouvement de la Trêve de Dieu. Ce volume présente les différents aspects des deux œuvres française et allemande : analyse littéraire des textes, conditions et modalités des transferts culturels entre la France et l'Allemagne au 12e siècle, langue du roman allemand et enjeux linguistiques du texte.
Les personnes de la Trinité, les saints, les rois, les dieux antiques, les hommes célèbres vivants ou morts, les obscurs, les symboles sacrés ou profanes, pourquoi pouvait-on penser à la Renaissance et à l'Âge Classique que certaines figures n'étaient pas représentables alors que d'autres devaient être offertes en exemple ? Quels modes de représentation semblaient appropriés pour donner l'image de ces différents personnages et de ces objets ? Quels rapports les auteurs et leur public établissaient-ils entre les images immédiates et les images médiatisées par les textes ? Dans les modes visuels comme dans les modes textuels l'image peut remplir des fonctions diverses, elle peut être séduisante ou horrible, utilisée pour la démonstration, l'argumentation, pour une célébration ou pour des jeux esthétiques, elle peut être imposée, théâtralisée ou modulée, glissée, manipulée.
Les études ici rassemblées explorent les pouvoirs de l'image dans des domaines divers (français, espagnol et portugais, anglais et allemand), sur une période qui s'étend de l'aube de la Renaissance à l'Âge Classique confirmé ; elles abordent la peinture et les arts, l'héraldique, l'emblématique, le théâtre, la littérature religieuse, la littérature de propagande et la littérature tout court et même les sciences.
Qui a bien pu écrire ces Nouvelles Récréations ? La mention de " feu Des Périers " affichée sur la couverture ne pourrait être qu'un nom de paille. Quelles que soient la légende qui entoure l'auteur et la fiction que construit ce texte, ne boudons pas notre plaisir à lire et à rire : le " désordre " auquel il nous invite, sous le signe d'un franc rire, est un éloge de la vitesse à ne pas confondre avec celle du temps glouton mais avec un rythme naturel, celui d'un art de patience et d'un texte de jouissance. Comme Montaigne appellera de ses voeux un lecteur bon nageur, les Nouvelles Récréations sollicitent de fins rieurs aptes à conjuguer compréhension agile et sens de la mesure. Les études rassemblées dans ce volume à l'usage d'un large public pratiquent cet équilibre de funambule et se mettent au diapason d'une narration qui danse avec les signes, afin de mieux garantir le plaisir de nos " cinq sens de nature " et nous initier, en ces temps moroses où le vide du sens et d'un humour anodin ont tout adultéré, au grand art de la plaisanterie et de la vie.
Le présent recueil contribue à combler une lacune. Il y a quelque chose de choquant à constater à quel point, jusqu'à aujourd'hui, les études littéraires se sont tenues en marge des sciences, alors que la connaissance de Descartes ou de Pascal demeure incomplète si l'on ignore leurs travaux mathématiques. Réciproquement, ce recueil devrait aussi permettre la prise en compte, du côté de l'histoire des sciences, des caractères rhétoriques et littéraires qui marquent les grandes œuvres mathématiques de l'époque classique. Trois mathématiciens majeurs du 17e sicècle, Descartes, Pascal, Fermat, font ici l'objet d'études qui établissent un pont entre les disciplines littéraires et scientifiques.
En janvier 1656, Arnauld le docteur est jugé en Sorbonne par ses pairs. Le jeune Pascal, auréolé par ses expériences montrant le vide, est à nouveau parisien. La puissante abbaye qu'est Port-Royal l'avait attiré dès son séjour rouennais. Les solitaires, après quelques essais infructueux - et une certaine réticence - décident de lui donner sa chance et de le laisser défendre leur cause : il vient de leur lire la première Provinciale. Elle pourra venir en aide à Arnauld. La Campagne des Petites Lettres va durer un an. Puis plusieurs polémiques et une réponse essentielle - l'Apologie pour les casuistes - l'amènent à se prolonger jusqu'en 1659. On propose au lecteur de suivre ici la campagne au plus près de son déroulement chronologique et de rétablir ainsi dans son intégralité le mécanisme de la polarisation polémique.
Les origines didactiques du récit de voyage ne semblent guère propices au rire. Pourtant on observe que les coïncidences entre le discours du voyageur et des formes comiques tendent à se renforcer de la Renaissance à la fin du 17e siècle, et ce à la faveur d'une littérarisation croissante du genre viatique. La présence du rire sous la plume des voyageurs soulève des questions multiples, liées aux contacts interculturels, à des jeux intertextuels mais aussi à la dimension subjective de l'écriture.Les études éclectiques rassemblées dans ce volume constituent des chemins de traverse pour sortir des cloisonnements de l'histoire littéraire, qui dissocie trop souvent les voyages sérieux et les bagatelles galantes et burlesques. Sans négliger ces dernières, on envisage ici plus largement les intermèdes cocasses disséminés dans les relations savantes. La plupart témoignent d'éclats pluriels, "partagés" en termes d'ambivalence plus que de connivence. Cette exploration révèle les facettes multiples d'un rire satirique, mais aussi politique et philosophique, laissant entrevoir une esthétique du soupçon et de la réversibilité du monde et des hommes. Rire de l'autre, rire avec l'autre favorisent un décentrement fécond, induisant une exploration du monde et de l'altérité autant que de soi-même.