C'est traditionnellement à Vladimir Nabokov qu'est attribuée la paternité du terme " nymphette " pour désigner une créature fantasmatique incarnée en la personne d'une jeune fille préadolescente, mi-ange, mi-démon, objet d'un désir pervers. Cette expression poétique et grotesque d'un érotisme transgressif remonte toutefois plus loin dans les âges, puisque c'est le poète Pierre de Ronsard qui, à l'origine, accola à la nymphe son diminutif.De la diabolique donzelle médiévale à l'adolescente fatale de nos sociétés mercantilistes, l'idée de la jeune fille séductrice et tentatrice n'est certainement pas neuve. Cet ouvrage collectif et interdisciplinaire s'intéresse à la généalogie et aux diverses représentations artistiques de cet objet d'un désir interdit.
Michel Adroher, " La nymphette du XIVe ou le diable au corps " ;
Eliane Moraes, " La nymphette dans le boudoir " ;
Isabelle Cases, " La nymphette préraphaélite : idéal artistique ou fantasme victorien ? " ;
Jocelyn Dupont, " Lolit(etc.)a : de la nymphette au cinéma " ;
Laurent Bernabé, " Lolita va encore au collège. Imaginaire de la nymphette au Japon " ;
Jean-Philippe Hentz, " Nymphettes irlandaises et échos joyciens dans Lolita " ;
Hélène Guillaume, " Nymphet at noon : Humbert sans la nuit ".
C'est traditionnellement à Vladimir Nabokov qu'est attribuée la paternité du terme " nymphette " pour désigner une créature fantasmatique incarnée en la personne d'une jeune fille préadolescente, mi-ange, mi-démon, objet d'un désir pervers. Cette expression poétique et grotesque d'un érotisme transgressif remonte toutefois plus loin dans les âges, puisque c'est le poète Pierre de Ronsard qui, à l'origine, accola à la nymphe son diminutif.De la diabolique donzelle médiévale à l'adolescente fatale de nos sociétés mercantilistes, l'idée de la jeune fille séductrice et tentatrice n'est certainement pas neuve. Cet ouvrage collectif et interdisciplinaire s'intéresse à la généalogie et aux diverses représentations artistiques de cet objet d'un désir interdit.