La notion de progression est de celles qui passent pour appartenir en propre à la didactique, alors que nombre d'autres en circulation dans le domaine trouvent leur origine, avouée ou inavouée, dans des secteurs différents de savoir. Mais de fait, s'agissant d'appropriation des langues, cette même notion, réputée spécifique, a été, et depuis plus d'une vingtaine d'années régulièrement interrogée comme ambiguë ou inadéquate. Les théories de l'apprentissage, de l'acquisition, du développement n'y font guère recours explicite. Conduisent-elles toutefois à repenser ce qu'on met sous le terme "progression" ? Et n'est-il pas opportun de se demander comment d'autres moments de l'histoire de l'enseignement ou d'autres disciplines que les langues étrangères abordent cette notion ...
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La notion de progression est de celles qui passent pour appartenir en propre à la didactique, alors que nombre d'autres en circulation dans le domaine trouvent leur origine, avouée ou inavouée, dans des secteurs différents de savoir. Mais de fait, s'agissant d'appropriation des langues, cette même notion, réputée spécifique, a été, et depuis plus d'une vingtaine d'années régulièrement interrogée comme ambiguë ou inadéquate. Les théories de l'apprentissage, de l'acquisition, du développement n'y font guère recours explicite. Conduisent-elles toutefois à repenser ce qu'on met sous le terme "progression" ? Et n'est-il pas opportun de se demander comment d'autres moments de l'histoire de l'enseignement ou d'autres disciplines que les langues étrangères abordent cette notion, la voient apparaître ou l'évitent tout à fait ?