Dans l'œuvre de Claude Simon, les descriptions de corps ont un rôle primordial. Ils y apparaissent d'abord directement exposés aux rigueurs de la nature et aux violences guerrières. Puis, la réflexion est infléchie par la prise en compte de la place du corps de l'artiste et, en particulier, l'importance des dessins de la main de l'auteur. Dès lors, les analyses portent sur la représentation des corps, ils sont donc abordés indirectement comme des objets artistiques mais encore comme les lieux d'une tension entre eros et thanatos. Une autre forme de discordance anime la construction des récits qui thématisent leur impossible fin. Loin de mener à un constat d'échec, elle ouvre à la relecture et ranime la passion des lecteurs.
Introduction [Marie-Hélène Boblet et Marie Hartmann]
Vulnérabilités
Du froid et du chaud : le corps rendu à lui-même [Michel Bertrand]
Le " guerrier " impliqué [Alain Froidevaux]
Corps en scène
Claude Simon : corps en scène. Ombres portées, dérobées du regard, lumière extrême de l'écrit [Mireille Calle-Gruber]
Étude de mains [Martine Créac'h]
À corps ouverts. Passion des corps et anatomie dans les romans de Claude Simon (Orion aveugle, Les Corps conducteurs) [Geneviève Dubosclard]
Corps-paysages
Archipel et Nord : ressacs, crue et fleuve [Charline Lambert]
L'antre du regard de Miró à Simon : deux voyeurs en puissance. Lecture de La Chevelure de Bérénice [Jeanne Castillon]
Passions paradoxales
Claude Simon : la passion impassible d'un corps d'écrivain [Paul Dirkx]
" Est-ce qu'on peut jamais savoir avec les gonzesses ? " : quêtes de signification chez Michel Leiris et Claude Simon [Emelyn Lih]
Comptes rendus
Résumés
Notes sur les auteurs
Dans l'œuvre de Claude Simon, les descriptions de corps ont un rôle primordial. Ils y apparaissent d'abord directement exposés aux rigueurs de la nature et aux violences guerrières. Puis, la réflexion est infléchie par la prise en compte de la place du corps de l'artiste et, en particulier, l'importance des dessins de la main de l'auteur. Dès lors, les analyses portent sur la représentation des corps, ils sont donc abordés indirectement comme des objets artistiques mais encore comme les lieux d'une tension entre eros et thanatos. Une autre forme de discordance anime la construction des récits qui thématisent leur impossible fin. Loin de mener à un constat d'échec, elle ouvre à la relecture et ranime la passion des lecteurs.