Ce quatrième volume consacré aux " dieux d'Homère " explore les enjeux liés aux généalogies, aux parentés divines et aux discours théogoniques, trop souvent rejetés dans le domaine de la " fable ". Partant plutôt du principe que chaque naissance divine est présentée et perçue comme une sorte d'épiphanie paradigmatique, on examine ici les " structures élémentaires de la parenté " dans les récits de naissance, de filiation ou dans les généalogies des dieux. Prendre au sérieux ces récits, chez Homère, Hésiode, et au-delà, aide à comprendre le foisonnement du polythéisme et les principes qui l'organisent, dont ses généa-logiques. L'enquête collective met au jour plusieurs manières d'envisager la famille des dieux, qui ne relèvent pas de la simple projection des données humaines et interrogent le postulat du " parfait " anthropomorphisme des dieux. Les récits théogoniques " font advenir " un certain ordonnancement du kosmos : ils dessinent les articulations internes de la société divine, mais donnent aussi à voir celles qui relient le monde des dieux à celui des hommes. Les contributions rassemblées ici analysent les multiples ressorts de l'outil généalogique ainsi que sa modularité contextuelle, et mettent en lumière le rôle primordial qu'il se voit attribuer par les auteurs anciens dans les différentes manières d'architecturer le monde et ses dieux.
La Revue Internationale des Droits de l'Antiquité, dont c'est ici la 3e série, est née de la fusion des Archives d'histoire du droit oriental avec la 2e série de la Revue Internationale des Droits l'Antiquité, fondées par Jacques Pirenne et Fernand De Visscher. Elle rassemble des contributions sur les différents droits de l'Antiquité (Rome, Grèce, Égypte, Babylone, Chine…) ainsi que sur leur réception. Ces contributions sont publiées en cinq langues : Français, Allemand, Italien, Anglais et Espagnol. Elle publie également différentes chroniques et, en particulier, la chronique des sessions internationales de la Société Fernand De Visscher pour l'histoire des droits de l'antiquité (SIHDA).
Les articles proposés à la revue pour publication sont systématiquement soumis à peer reviewing.
Revue internationale et pluridisciplinaire de religion grecque antique
Fondée en 1987, Kernos est la seule revue scientifique entièrement consacrée à l'étude des faits et phénomènes religieux de la Grèce antique. Elle a pour ambition de fournir aux chercheurs en ce domaine, mais aussi à toute personne intéressée par les questions religieuses, un instrument de réflexion et des outils de travail pour progresser dans la connaissance du système religieux des Grecs. L'image du kernos, un récipient à cupules multiples notamment utilisé pour l'offrande des prémices, est une métaphore de l'orientation résolument pluridisciplinaire de la revue. Chaque numéro offre des contributions originales sous la forme d'articles peer reviewed, ainsi qu'une série de chroniques qui font le point sur l'actualité de la recherche. Ainsi, l'Epigraphic Bulletin piloté par Angelos Chaniotis présente de manière critique les publications éditant ou commentant des inscriptions relatives au domaine religieux. La Chronique archéologique, à laquelle collabore toute une équipe, fait de même dans le domaine de l'archéologie. La Chronique bibliographique fait écho à l'actualité immédiate des publications sous la forme de comptes rendus critiques pour les ouvrages envoyés à la revue et d'un inventaire analytique des articles.
L' "Antiquité Classique" est une revue annuelle, de renommée internationale, spécialisée dans le domaine de l'Antiquité grecque et romaine (de la période préhellénique jusqu'à l'Antiquité tardive ou aux aspects de la Renaissance liés aux études antiques).
La revue publie dans les langues usuelles de la recherche (anglais, français, allemand, italien, espagnol…) des contributions originales, soumises préalablement à l'avis d'un comité de lecture (avec experts internationaux): articles accompagnés d'un résumé bilingue, mélanges, varia (courts articles et notes de lecture), chroniques (review articles synthétisant sur un thème les recherches actuelles) et des recensions critiques de 300 à 400 monographies parues récemment et représentatives de la production annuelle de la discipline.
La collection "L'Année Sartrienne" prend la relève de la revue du même nom, créée en 1987, comme Bulletin d'information du Groupe d'Études Sartriennes (GES, Paris). Elle propose annuellement une bibliographie des ouvrages et des articles sur et autour de Sartre, des dossiers thématiques sur les différents aspects de son œuvre, ainsi qu'une rubrique de comptes rendus et de recensions critiques faisant état des publications sartriennes au niveau international. Au-delà d'un état de la recherche universitaire à propos d'une des figures intellectuelles les plus célèbres du XXe siècle, les spécialistes de Sartre et les amateurs de Sartre trouveront dans "L'Année Sartrienne" un grande nombre d'informations sur les résonances médiatiques, culturelles, sociales et politiques de son œuvre.
En Thessalie, au lieudit "Marmarini" a été mise au jour, en 2002, une imposante stèle de pierre datée de la première moitié du IIe siècle avant notre ère. Le texte, inscrit sur les deux faces du monument, prescrit, en grec, toute une série de rituels sacrificiels et purificatoires dans le sanctuaire d'une déesse d'origine proche-orientale. Le nom de la déesse demeure inconnu, son lieu de culte également. Toutefois, il apparaît clairement que Grecs et non-Grecs s'y rencontraient et y interagissaient.La stèle de Marmarini entre dans la catégorie bien attestée des normes rituelles, mais la longueur et le contenu du document sont exceptionnels: les dieux, les fêtes, les offrandes, les sacrifices qu'il consigne sont autant d'éléments d'un kaléidoscope dont la démarche pluridisciplinaire mobilisée dans le présent ouvrage tente de rendre compte. Les analyses qu'il rassemble témoignent de la remarquable mobilité des individus dans la Méditerranée orientale de la période hellénistique et de la sociabilité cultuelle qu'ils construisaient dans les régions où ils s'installaient.
De tout temps, les différents ordres juridiques ont dû encadrer les réactions aux comportements illicites et préjudiciables, afin d'éviter que les victimes de dommages illicites ne recourent à une vengeance privée sans limites à l'encontre des auteurs de tels actes. Un instrument juridique d'une telle importance ne saurait être dissocié de la culture propre à la période historique et au lieu où il est en vigueur. C'est pourquoi la présente monographie étudie l'articulation entre les fonctions punitive et réparatrice de la responsabilité aquilienne selon l'évolution du contexte culturel dans lequel celle-ci a été appliquée.La responsabilité aquilienne fut inventée en droit romain, et la première fonction que les jurisconsultes identifièrent est la punition du responsable. Toutefois, l'exigence d'un instrument réparateur fut de plus en plus ressentie au fil du temps, comme en témoignent les théories aristotélicienne, stoïcienne et chrétienne à propos de la nécessité que tout dommage soit réparé. Les Institutes de Justinien reconnaissent ainsi à la responsabilité aquilienne une finalité principalement réparatrice.La primauté de la réparation du préjudice fut approfondie et affinée à l'époque du ius commune, où la dimension morale et religieuse de la réparation (restitutio) fut mise en lumière notamment par Thomas d'Aquin. À partir de la fin du XVIIIe siècle, l'entrée en vigueur des codifications modernes fut une véritable révolution sur le plan des sources du droit. Bien que ces codes aient été influencés par la seconde Scolastique et l'école jusnaturaliste — deux courants excluant presque toute finalité punitive de la responsabilité aquilienne — plusieurs dispositions codifiées semblent néanmoins sanctionner certains comportements dommageables particulièrement graves ou dangereux. En somme, la responsabilité aquilienne doit trouver un équilibre subtil entre punition et réparation, afin de demeurer un instrument juridique équitable et efficace.
Comment les Grecs des cités antiques prenaient-ils connaissance des lois auxquelles ils devaient se conformer? Longtemps, la réponse à cette question a construit de prétendus corpus de lois exhaustifs et hiérarchisés, qui auraient remplacé, à haute époque, les traditions rituelles héritées du fond des âges. Mais, si tel était le cas, comment comprendre que les inscriptions normatives des périodes archaïque et classique aient été conçues comme de possibles offrandes à une divinité et gravées sur les murs de temples ou affichées dans des sanctuaires? De tels constats invalident l'hypothèse selon laquelle ces documents attesteraient l'essor d'une organisation politique strictement rationnelle car séparée de la sphère religieuse. En tenant compte du contexte spécifique de ces affichages, il s'agit ici de repérer toutes les traces d'oralité capables de dire le droit, depuis les actes de langage, comme les verdicts et les serments, jusqu'aux performances rituelles des poètes qui, à l'instar de Solon d'Athènes, prescrivent les bons comportements et dénoncent les malfaiteurs. On découvre alors autant de performances qui disent le droit en se plaçant sous la protection des dieux.