La question de Thomas l'Obscur est bien celle de la nature du langage. Thierry Maulnier la pose à plat quand il fait l'un des premiers commentaires du roman de Maurice Blanchot le 28 janvier 1942 dans L'Action Française: " Le premier roman de M. Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel. " Avant lui, Jean Paulhan avait la même intuition lorsqu'il écrivait, le 7 avril 1941, dans sa fiche de lecture pour le comité Gallimard à propos de Thomas l'Obscur : " Je ne sais trop si son roman est beaucoup plus qu'une "tentative ingénieuse et hardie". Je ne crois pas qu'il trou ...
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Alain Milon – Avant-propos. L'adieu au langage de Thomas l'Obscur
Premières impressions de Thomas l'Obscur Éric Hoppenot – Chroniques des premières réceptions de Thomas l'Obscur
Corps de la langue Marc Courtieu – " Thomas l'Obscur " ou les frontières impossibles du récit Alain Milon et I-Ning Yang – Thomas, " lecteur " de l'aphorisme de Lao Tseu : " les paroles vraies semblent être des paradoxes ? Anca Calin – Quand traduire c'est penser autour de Thomas l'Obscur
Fascination de l'obscur Arthur Cools – Le regard et l'événement du récit Maryan Benmansour – L'obscur, reflet du récit dans l'œil de Thomas Davi Andrade Pimentel – L'autre nuit appartient à Thomas Antoine Philippe – " Thomas le fou, Thomas le sphinx "
Entre le politique et le poétique Cosmin Toma – Autonomie de l'œuvre double. Phrases et paraphrases de Thomas l'Obscur Takashi Ichikawa – De " La fin du Six Février " à la naissance de Thomas l'Obscur François Brémondy – Un manifeste de l'antiréalisme Javier Ignacio Gorrais – L'écriture entre la vie et la mort : les traces de Thomas l'Obscur dans la pensée de Blanchot
La question de Thomas l'Obscur est bien celle de la nature du langage. Thierry Maulnier la pose à plat quand il fait l'un des premiers commentaires du roman de Maurice Blanchot le 28 janvier 1942 dans L'Action Française: " Le premier roman de M. Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel. " Avant lui, Jean Paulhan avait la même intuition lorsqu'il écrivait, le 7 avril 1941, dans sa fiche de lecture pour le comité Gallimard à propos de Thomas l'Obscur : " Je ne sais trop si son roman est beaucoup plus qu'une "tentative ingénieuse et hardie". Je ne crois pas qu'il trouve beaucoup de lecteurs. Mais il mérite certainement d'être publié. Il se lit, une fois accepté, avec passion. " En fait, pour lire Thomas l'Obscur, il faut d'abord l'accepter, mais surtout accepter d'entrer dans un combat sans refondation avec ou contre la langue.Lire Thomas l'Obscur, dans sa première ou seconde version peu importe, pour toucher l'intime du mot et exprimer sans mot le sens des mots…