Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse

Les régimes de genre comme force sélective de l'adaptation biologique
Priscille TOURAILLE
Date de publication
14 novembre 2008
Résumé
Imaginons une société dans laquelle les hommes seraient en majorité plus petits que les femmes (ou les femmes plus grandes que les hommes, selon le point de vue). Impossible, pensons-nous ? Parce que tout ce que fait la Nature est " bien fait " ? Et si, en la matière, la Nature était loin de produire des adaptations positives ? Et si, en plus, cette différenciation morphologique n'était pas l'oeuvre de la Nature ? Si elle était plutôt l'indice de sélections non naturelles constituées par une entreprise de catégorisation sociale millénaire : le genre ?L'auteur discute dans cet ouvrage des explications évolutives du dimorphisme sexuel de taille corporelle entre mâles et femelles dans le monde vivant. Elle attire l'attention sur l'absence d'un modèle robuste qui rende comp ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
47.00 €
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Date de première publication du titre 14 novembre 2008
ISBN 9782735111862
EAN-13 9782735111862
Référence 112420-02
Nombre de pages de contenu principal 442
Format 17 x 24 x 2.3 cm
Poids 848 g

Préface – La mal-mesure des femmes

Prologue à une enquête transdisciplinaire
Des motivations prospectives – " Dimorphismes sexuels " : une définition inadéquate mais consensuelle – À l'origine des modèles du dimorphisme : l'idée de sélections coûteuses – Écologie comportementale humaine : la négligence des coûts de sélection – Une alliance de l'anthropologie biologique et de l'anthropologie sociale sur la question des coûts biologiques des pratiques culturelles – La question des coûts biologiques des inégalités de genre – Une démarche anthropologique " impliquée " – " Une argumentation interdisciplinaire " – Organisation de l'ouvrage

Chapitre premier : Mécanismes génétiques : la " boîte grise "
Deux sexes : entre ordinaires et savantes, des conceptions fort glissantes – Le dichromatisme : premier débat sur l'hérédité des caractères sexuellement dimorphes – Les dichromatismes sexuels et l'avènement de la génétique – Dimorphismes sexuels de taille corporelle et mode de transmission héréditaire : un écheveau de problématiques – Les vues ordinaires : une entrave à la compréhension des modèles d'hérédité – L'analyse génétique de la taille corporelle – Les dimorphismes sexuels de taille corporelle : une héritabilité fantôme – L'hypothèse de l'" inertie phylétique " – Le modèle du " bimaturisme " revu par la perspective du développement – L'analyse adaptative

PREMIÈRE PARTIE – DES MÂLES PLUS GRANDS QUE LES FEMELLES : UNE VUE DE L'ADAPTATION EN RUPTURE AVEC LE SENS COMMUN

Chapitre 2 : Le modèle de la compétition sexuelle entre mâles. Avantages reproductifs ou de survie : les deux termes de l'adaptation
Sélection des variants les plus grands : un avantage " reproductif "… – Du point de vue de la survie : des avantages coûteux – Avantage reproductif et avantage de survie : la notion d'avantage est-elle dans les deux cas équivalente ?

Chapitre 3 : Homo sapiens : l'entrée de la culture dans le débat
Augmentation de la stature des hommes sous l'effet des guerres : le modèle d'Alexander et al.
Augmentation de la taille des hommes sous l'effet de la division genrée du travail

Chapitre 4 : Du modèle des " mâles protecteurs " au modèle du choix des femmes
Le modèle du mâle protecteur – Le modèle de sélection sexuelle par choix des femelles – Dimorphisme sexuel de stature chez l'Homme : le choix des femmes ?

DEUXIÈME PARTIE – DES FEMELLES PLUS PETITES QUE LES MÂLES : UNE VUE CONFLICTUELLE DE L'ADAPTATION ?

Chapitre 5 – Le modèle de la " grande mère " : la nutrition au cœur du débat
Changement de paradigme en primatologie : les besoins énergétiques des femelles – L'" avantage reproductif " d'une grande taille pour les femelles – Le modèle de la " limitation des ressources " comme facteur sélectif de petites tailles corporelles

Chapitre 6 – Des ressources limitées ou un accès limité aux ressources ? Les conséquences de la compétition entre mâles
Quelques cas où les femelles ont la priorité dans l'accès aux ressources – Divergence des niches alimentaires – Espèces où les mâles ont la priorité sur les ressources – Sélection sexuelle contre sélection naturelle

TROISIÈME PARTIE – FEMMES. LES COÛTS BIOLOGIQUES DU GENRE : UNE IDÉE TABOUE ?

Chapitre 7 – Des statures " adaptées " à des conditions nutritionnelles défavorables ?
Nutrition et différences de stature entre populations ou entre générations – Nutrition et dimorphisme sexuel de stature : un écheveau d'interprétations

Chapitre 8 – Un bassin féminin " adapté " à la parturition ?
Homo : augmentation de la stature en rapport avec des pressions obstétriques – Femmes Homo sapiens modernes : des petits corps mais des grands bassins ? – Réduction de la stature ? Une explication aux variations du bassin ?

Chapitre 9 – La stature : déterminant clé de la mortalité maternelle
" Une faille dans l'évolution humaine " : la " tragédie obstétrique " – Le lien entre stature et disproportions fœto-pelviennes : l'apport de la littérature médicale – Un modèle évolutif de la variation du degré de dimorphisme de stature : les pressions de sélection obstétriques

Chapitre 10 – Qui a le plus besoin de protéines ?
Homo sapiens : un intestin adapté à des aliments de valeur nutritive élevée – Hommes versus femmes : des besoins nutritionnels plus importants ? – La grossesse, l'allaitement et le travail des femmes

Chapitre 11 – Politique des protéines, politique du genre
Inégalités nutritionnelles : des comptes rendus impressionnistes, mais d'une violence récurrente – Interprétations des inégalités alimentaires :" une vraie résistance panglossienne " – Les femmes ont faim ? Qu'on leur donne des symboles ! – L'" égoïsme des hommes " : une prolepse douteuse – À qui profite le contrôle des protéines ? – Quelle conséquence à long terme sur la stature des
femmes ?

Épilogue : Souffrances et gaspillage de vies : un silence théorique

Imaginons une société dans laquelle les hommes seraient en majorité plus petits que les femmes (ou les femmes plus grandes que les hommes, selon le point de vue). Impossible, pensons-nous ? Parce que tout ce que fait la Nature est " bien fait " ? Et si, en la matière, la Nature était loin de produire des adaptations positives ? Et si, en plus, cette différenciation morphologique n'était pas l'oeuvre de la Nature ? Si elle était plutôt l'indice de sélections non naturelles constituées par une entreprise de catégorisation sociale millénaire : le genre ?L'auteur discute dans cet ouvrage des explications évolutives du dimorphisme sexuel de taille corporelle entre mâles et femelles dans le monde vivant. Elle attire l'attention sur l'absence d'un modèle robuste qui rende compte de l'écart sexué de la stature dans l'espèce humaine ; en confrontant des données et des modèles disponibles dans des champs disciplinaires éloignés, elle fait peu à peu émerger une hypothèse inédite.Cette recherche illustre le besoin de questionnements transdisciplinaires qui se montrent seuls ici capables de renouveler les termes d'une investigation remarquablement gelée depuis le 19e siècle.

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