Criminelles : le crime à l'épreuve du féminin

Hélène BARTHELMEBS RAGUIN,Matthieu FREYHEIT
Date de publication
4 décembre 2018
Résumé
Il est des criminelles. Le constat seul mérite d'être rappelé, tant le crime semble parfois supposer le seul criminel. Les criminelles, nous en parlons, et ne cessons même d'en parler, jouant avec le fait divers comme avec les règles de la fiction, avec le récit comme avec le témoignage, avec la lettre comme avec l'image, dans la vie et sur la scène, renouvelant chaque fois nos hésitations et nos incertitudes: de nos criminelles, que faire et que dire? Car si notre culture des criminels s'appuie sur une sociologie qui assoit la place des hommes dans un crime devenu, chez Émile Durckheim, un " phénomène normal ", cette même sociologie rappelle depuis qu'elle s'y intéresse la sous-représentation des femmes au sein de la population criminelle.Ce régime d'exception n'empêch ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
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Date de première publication du titre 20181204
ISBN 9782374960692
EAN-13 9782374960692
Référence 122839-44
Nombre de pages de contenu principal 336
Format 15 x 24 x 2.5 cm
Poids 526 g

Hélène Barthelmebs-Raguin et Matthieu Freyheit – Introduction. Souvent femme estourbit. Bien fol qui s'y fie !

1re partie – Écritures et réécritures du crime au féminin : quelles formes pour quels enjeux ?

Régine Atzenhoffer – Crimes de femmes et histoires vraies. Furchtbar feminin de Kathrin Kompisch ou les dessous du meurtre " au féminin " ;
Anne-Sophie Morel – À la pointe du stylet. Devenirs littéraires de Charlotte Corday  ;
Augustin Voegele – L'Économie du crime féminin chez Jules Romains ;
Hélène Barthelmebs-Raguin – Dire et faire percevoir la violence. Réflexions sur les écritures de Calixthe Beyala et Ananda Devi ;
Hanna Ayadi – Acte émancipatoire ou violence " réflexive " ? Le(s) motif(s) du meurtre dans La Fille de la casbah (1996) et Le Châtiment des hypocrites (2001) de Leïla Marouane ;
Maude Lafleur – La prostituée comme symptôme d'un indicible social dans deux romans francophones.

2e partie – Le bonheur est dans le crime : criminelles déchaînées

Fabienne Soldini – Que de sang sur ces petites mains ! Les femmes serial killers dans la littérature policière contemporaine ;
Caroline Granier – " À nous les flingues, guys !  " Femmes armées dans la littérature noire contemporaine ;
Simone Orzechowski – La revanche de la vieille dame : les criminelles dans les romans policiers d'Ingrid Noll ;
Sylvie Camet – " Désolée, je ne l'ai pas fait exprès ", ou trois cas de légitime offense. Le bonheur dans le crime selon Arto Paasilinna ;
Anna Maziarczyk – L'écriture des crimes et les crimes de l'écriture. Les Grandes blondes de Jean Echenoz ;
Matthieu Freyheit – Pirates : sur les navires mal-femmés de la littérature de jeunesse.

3e partie – Criminelles spectaculaires : ce que les meurtres au féminin donnent à voir

Yagos Koliopanos – " Une femme contre une autre " vs. " Deux femmes contre tous " : représentations genrées de dualité criminELLE ;
Meryem Belkaïd – Les sœurs Papin, Raya et Sakina, Juliet Hulme et Pauline Parker. De la réalité à la fiction ou comment échapper aux stéréotypes de la violence féminine ? 231 ;
Felipe Aparicio – Profundo carmesí : l'infirmière pour veuves terminales des hauts plateaux mexicains ;
Mélanie Boissonneau – Femmes criminelles, femmes maternelles : le féminin fantasmé du cinéma d'horreur ;
Yann Vilain – De la final girl à la final mum : la figure de la mère en devenir dans le cinéma d'horreur français ;
Jules Sandeau – Teeth (2007) et Jennifer's Body (2009) : adolescentes au corps monstrueux et post-féminisme.

Hélène Barthelmebs-Raguin et Matthieu Freyheit – Conclusion. La part féminine et le profit criminel

Bibliographie générale

Index

Il est des criminelles. Le constat seul mérite d'être rappelé, tant le crime semble parfois supposer le seul criminel. Les criminelles, nous en parlons, et ne cessons même d'en parler, jouant avec le fait divers comme avec les règles de la fiction, avec le récit comme avec le témoignage, avec la lettre comme avec l'image, dans la vie et sur la scène, renouvelant chaque fois nos hésitations et nos incertitudes: de nos criminelles, que faire et que dire? Car si notre culture des criminels s'appuie sur une sociologie qui assoit la place des hommes dans un crime devenu, chez Émile Durckheim, un " phénomène normal ", cette même sociologie rappelle depuis qu'elle s'y intéresse la sous-représentation des femmes au sein de la population criminelle.Ce régime d'exception n'empêche pas la multiplicité de figures désormais canoniques, de l'empoisonneuse à la femme fatale en passant par la faiseuse d'anges. La criminelle, aussi absente que protéiforme, occupe ainsi un champ à l'intersection du désir, de la transgression et du fantasme, favorisant la rencontre entre les lectures traditionnelles du féminin et les relectures renouvelées tant par le prisme du crime que par celui des théories du genre et des féminismes. La criminelle permet donc tout à la fois de penser le crime par le genre et d'interroger le genre dans le crime.Tel est l'élément structurant du présent ouvrage qui, tant dans la littérature que dans le cinéma, les arts de la scène ou la sociologie, s'engage sur les traces de personnages par lesquels une société se dédit, contredit ses discours, et se plaît à relativiser ses normes.

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