Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre entre historiens français et hongrois, aboutissement de nombreux échanges conduits depuis vingt ans, souvent sous le patronage de l'Institut français de Budapest.L'idée centrale a été de travailler sur l'histoire de deux vignobles comparables: celui du Sauternais et celui de Tokaj, en profitant du jumelage entre les mairies de Sauternes et de Tolcsvar, et de l'aide apportée par les plus grands châteaux du Sauternais (Yquem, Fargues, Guiraud). Le livre répond à une attente, dans une appellation qui a connu une crise et qui tient à faire connaître l'ancienneté de ses origines, et la richesse de son patrimoine.
Apporter avec l'ethnologie, l'anthropologie du tourisme, une contribution théorique et pratique à la diversité des approches disciplinaires qui participent à l'analyse de l'engouement actuel pour l'œnotourisme. Valoriser le lien entre patrimoine et œnotourisme qui s'articule sur les préoccupations actuelles pour le patrimoine (labellisations UNESCO, etc.), la préservation et la valorisation des terroirs, des paysages culturels, des traditions et des identités régionales, la montée en puissance des thématiques écologiques (environnement sain, vin nature, biodynamie, etc.). Témoigner des expériences régionales (Alsace, Bourgogne, Val de Loire, Charente -Cognac). Développer les perspectives à partir de la confrontation des expériences en matière de routes des vins, stuctures œnotouristiques, analyse de la consommation des vins à l'échelle régionale, nationale et internationale (Chine). Ouvrir la voie à de nouvelles approches des enjeux culturels et économiques qui gravitent autour de l'œnotourisme. Relancer les recherches en ethnologie régionale via l'intérêt accru pour le patrimoine et les traditions orales.
Dans l'histoire des civilisations, le vin a pendant très longtemps été considéré comme une affaire d'hommes. Les préjugés traditionnels, les superstitions et les stéréotypes ont exclu la femme de la filière vitivinicole ou les a reléguées aux tâches subalternes. À travers le temps et les pays, les femmes ont dû et doivent encore surmonter des critères de discrimination qui ne relèvent pas du rationnel pour s'imposer dans le milieu viticole et proposer une autre approche du vin.Dans ce livre, universitaires et professionnelles du secteur du vin croisent leur regard pour une analyse culturelle, sociologique et économique de la féminisation de la filière viti-vinicole.Dans une perspective interdisciplinaire et interculturelle chercheurs et professionnelles analysent la place et le rôle de la femme tant dans les pays producteurs (France, Italie, Espagne, Portugal, Californie), que consommateurs (Chine, Russie, Japon)
Écrire l'histoire d'un cru classé du Bordelais, n'est-ce pas se contenter de voler au secours d'une victoire déjà assurée? Sans doute. Mais quand cette histoire est exemplaire des continuités et des transformations séculaires du vignoble des Gravas de Bordeu, cet " espace matriciel de la viticulture bordelaise " pour reprendre les mots de Sandrine Lavaud, pourquoi la dédaignerait-on? D'autant que les monographies sur les grands domaines de Graves ne sont pas légion. Des tenanciers médiévaux de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux dans cette paroisse Notre-Dame de Martillac, jusqu'à la renaissance des vingt dernières années sous la direction de Florence et Daniel Cathiard, le livre retrace l'évolution du bourdieu de Maujan, devenu maison de campagne des Douzon de Bourran à l'Époque moderne, puis propriété du sage et truculent personnage que fut Dufour Dubergier, maire de Bordeaux, " Roi d'Aquitaine ", inventeur du classement de 1855 et véritable créateur du vignoble actuel. Exemplaire des continuités et des transformations séculaires du vignoble de Graves, avons-nous dit, cette histoire ne saurait se passer de son contexte. Privilège des vins de Bordeaux, hiver terrible de 1709, oïdium, occasion ratée du classement de 1855, phylloxéra, etc. Heurs et malheurs des Graves de Bordeaux, qui n'ont rien à envier dans leurs plus belles réussites à la gloire médocaine. Smith Haut Lafitte en est une démonstration.
Issu d'un colloque organisé en l'honneur du professeur Philippe Roudié, spécialiste de la géographie viticole, cet ouvrage illustre la nécessité de conférer au terroir toute sa dimension sociale. Fruit d'une longue histoire de distinction, le terroir doit être considéré comme un espace géographique complexe dont toutes les dimensions - naturelle, économique ou sociale - sont à prendre en compte.Afin d'assurer un avenir à cet espace pluriel, il convient de le " laisser vivre ", c'est-à-dire lui permettre toutes les adaptations nécessaires, tenir compte de sa complexité, mais aussi favoriser la mise en scène des lieux du vin et entretenir leur mémoire.Le terroir doit être envisagé à la fois comme un espace de développement local et une lecture géographique du Monde dont la gouvernance locale semble être la solution la plus efficace pour assurer sa pérennité.
Le vignoble du Jura produit une grande quantité de vins dont la réputation traverse les siècles, appréciés par tous et même par les rois et les poètes. Le siècle d'or du vin jurassien est le 19e siècle, période de sa plus grande expansion. L'ouvrage propose une exploration du vignoble depuis cette date (1800) jusqu'à aujourd'hui. Ouvrage de géographe avant tout, il s'attache à une lecture du paysage jurassien dans son lien avec l'activité des hommes, ici la production vinicole. Comment ce type d'activité a-t-il pu progressivement façonner les paysages de la région ? Comment les multiples péripéties de l'économie, du terrain et de l'histoire ont-elles modifié la production des vignobles et influencé l'organisation des paysages ? Telles sont les principales lignes méthodologiques qui ont inspiré la recherche du volume, lequel croise également l'histoire locale et l'histoire des techniques.