A l'heure où la psychiatrie connaît un mouvement de déshospitalisation et d'autonomisation des résidents, l'équipe éducative d'un foyer pour adultes en situation de handicap psychique s'interroge : " Au-delà de nos bonnes intentions et de notre volonté, nos activités sont-elles vitalisantes pour nos résidents ? Favorisent-elles, la mobilisation de leurs ressources ? ". L'équipe exprime ainsi son souci de ne pas forger, malgré elle, une institution qui " capture " ses résidents. Il s'agit dès lors, comme le formule Ehrenberg, d'aider les gens à s'aider par eux-mêmes dans une alliance partenariale, dans une relation d'aide pratiquant la remise en mouvement de personnes qui subissent entièrement leur situation.En étroite collaboration avec l'équipe en place, Kim Stroumza e ...
Lire la suite
Introduction La demande concernant la vitalisation Un appui sur les ressources Une importance accordée à l'autonomie Un certain regard sur l'activité de travail L'activité saisie comme faisant exister la profession, le professionnel et le résident Activité, problème et modèle Activité et langage Répondre à la demande depuis l'analyse de l'activité: observations, autoconfrontations
Chapitre 1 L'institution Description Présentation des foyers d'accueil: définition et mission Les foyers d'accueil de Neuchâtel: concepts et spécificités Définition de sa ligne pédagogique et positionnement de l'équipe du foyer de Peseux par rapport au contexte politique et économique de ses interventions Changements de paradigmes Le contexte politique et économique
Chapitre 2 Vignettes Vignette 1: " J'aimerais essayer d'arrêter de fumer, j'y arrive pas " Déroulement d'une journée Comment l'équipe parle de Sophie Analyse fine de l'échange Plusieurs manières d'interpréter et de vivre ce type d'échange Vignette 2: vingt minutes d'une réunion d'équipe Description Discussion Vignette 3: Un week-end rock'n'roll Description Discussion Vignette 4: Une visite au domicile de Nathalie
Chapitre 3 Discussion Enjeu Un milieu protégé et des usagers pleins de ressources Une institution néanmoins perçue comme dévitalisante Des résistances et des ajustements Les résistances des chercheurs: où votre activité nous mène-t-elle? D'autres conceptions de l'autonomie, un autre travail éducatif, une autre conception de l'institution et de l'usager Pratiques de reconnaissance L'usager-expert L'institution comme étayage ou support
Conclusion Le modèle Peseux Modèle La vitalisation Organisation et gestion de la vie quotidienne Conversation et relationnalité De la conviction au pouvoir d'agir
A l'heure où la psychiatrie connaît un mouvement de déshospitalisation et d'autonomisation des résidents, l'équipe éducative d'un foyer pour adultes en situation de handicap psychique s'interroge : " Au-delà de nos bonnes intentions et de notre volonté, nos activités sont-elles vitalisantes pour nos résidents ? Favorisent-elles, la mobilisation de leurs ressources ? ". L'équipe exprime ainsi son souci de ne pas forger, malgré elle, une institution qui " capture " ses résidents. Il s'agit dès lors, comme le formule Ehrenberg, d'aider les gens à s'aider par eux-mêmes dans une alliance partenariale, dans une relation d'aide pratiquant la remise en mouvement de personnes qui subissent entièrement leur situation.En étroite collaboration avec l'équipe en place, Kim Stroumza et Claude de Jonckheere passent à la loupe quatre séquences d'activité (une interaction informelle, une réunion d'équipe, les suites d'un week-end agité, une visite à domicile lors d'un appui social ambulatoire). L'analyse de ces séquences met en lumière – à travers les activités quotidiennes – la reconnaissance que les éducateurs apportent aux résidents, les obstacles auxquels se heurtent ces activités, comment les approches sont ajustées, ou encore, dans quelle perspective de pensée et d'action se placent les professionnels. L'analyse des auteurs aboutit à une modélisation des activités éducatives du foyer.