Songs from the Thrice-Blooded Land presents extensive field documentation of Toraja ritual music. It concerns itself with the traditional, ritual, artistic and social life of the Toraja people of the mountains of southern Sulawesi, in Central Indonesia. together with animal sacrifices, songs were part of a whole ritual cycle of gesture, speech, dance, and music that allowed the deceased to pass from the " side of the setting sun " (the realm of death) to the " side of the rising sun " (the realm of life).Book 1: the ethnographic narrative concerns 10 years of fieldwork in the Toraja mountains, from 1991 to 2001. Dana Rappoport shows how the Toraja represent life and death aesthetically, how fear of illness and misfortune are cured socially by singing. She reveals the great beauty of Toraja musical and poetic art.
Book 2: Florilegium Toraja gathers some of the most striking lyrical and narrative toraja sung poems. The songs reveal the movement of life, conceptions of death and emotion, the religious values, conceptions of sadness, sickness, and healing, the relation of humans to nature, conceptions of living space and architecture, and a Toraja vision of the world.The DVD-Rom
1) The multimedia argument is an elaborate analytical and explanatory apparatus that opens a new dimension in ethnomusicological publications. the methodical reasoning is grounded in a vast audiovisual documentation, both ethnographical and musicological.
2) the multimedia musical anthology includes 40 hours of audio, 2000 photographs and 2 hours of video. the poems are available in four languages: Toraja, English, Indonesian, and French. the translators worked together many years to achieve the translations. translators: Stanislaus Sandarupa (Universitas Hasanuddin), Elizabeth Coville (Hamline University), Dana Rappoport (CNRS).
En Asie, l'un des plus grands processus d'échanges culturels — connu sous le nom d"indianisation" — est celui qui a résulté des liens multiséculaires qu'ont tissé le sous-continent indien et l'Asie du Sud-Est. Il a principalement été considéré comme un phénomène historique de transferts politico-religieux de l'Inde vers l'Asie du Sud-Est. Peu étudié, sa genèse préhistorique, située au tournant de l'ère chrétienne, était tenue pour non significative. La présente analyse technologique restitue des mécanismes d'acculturation propres aux groupes d'Asie du Sud-Est et contredit la vision traditionnelle du sujet. Elle met en évidence des moteurs et des vecteurs de transferts établis dès la préhistoire. En outre, elle révèle le rôle de certains groupes sociaux jusqu'à présent non considérés, comme celui d'artisans indiens. Enfin, elle remet en question la vision unilatérale qui néglige l'impact des cultures sud-est asiatiques sur celles de l'Inde. Auparavant inédite en Asie du Sud-Est, la présente approche, sous forme de livres et de CD-rom (bilingue anglais/français), éclaire certains mécanismes anciens d'échanges technologiques, économiques et culturels qui ont participé à la formation des sociétés et des cultures tant en Asie du Sud-Est qu'en Inde.
Par cette étude d'un corpus de céramiques provenant des sites de tell 'Atij et tell Gudeda (Nord-Syrie, 3e millénaire), l'auteure vise avant tout à reconstituer les systèmes de production et l'organisation de la société. Au-delà, il s'agit d'estimer le rôle ou l'importance de ces sites dans le cadre de l'émergence et du développement du phénomène urbain, caractéristique de la Mésopotamie à cette époque. Dépassant ainsi la seule élaboration de chronologies relatives auxquelles se prêtait jusqu'à récemment l'étude de tels corpus, l'auteure associe à une analyse morpho-stylistique classique, une analyse technologique et une analyse physico-chimique. Leur combinaison que l'on pourrait qualifier d'approche globale lui a permis de distinguer cinq grandes traditions céramiques qu'elle interprète comme le résultat de différents systèmes de production et de distribution mettant en jeu des fabrications à des échelles, locale et régionale, témoignant ainsi des relations complexes que pouvait entretenir la population locale avec des groupes habitant dans des régions aussi diverses que le Nord ou l'Est de la Syrie.
Reprenant la question posée il y a cinquante ans par Leroi-Gourhan sur les conditions d'adoption ou de rejet d'un savoir-faire technique exogène, l'auteure propose une méthode ethno-archéologique originale et minutieuse d'analyse des phénomènes d'emprunt. Elle montre les limites des approches morpho-stylistiques et la nécessité de considérer plus largement les emprunts techniques à toutes les étapes de la chaîne opératoire chez les potières de la vallée du Fleuve Sénégal. Le processus de l'emprunt y est analysé comme l'interaction complexe de différents composants relevant tantôt de la tâche technique (rupture motrice, qualité du produit fini, efficience du procédé ...), tantôt des contraintes environnementales, tantôt des objectifs techno-fonctionnels ou socio-économiques du sujet lui même. De ces expériences et enquêtes ethnographiques, l'auteure dégage des règles d'interprétation des emprunts. Les conclusions de ce travail mettent à mal nombre d'idées reçues sur les phénomènes d'emprunt.