Cinquante ans après l'ouvrage fameux: La Genèse du Nombre chez l'Enfant de Jean Piaget et Alina Szeminska (1941), pourquoi Les Chemins du Nombre ? Une première raison suffisante est, à l'occasion de cet anniversaire, l'hommage qui doit être rendu aux deux auteurs et, au-delà de leur personne, à l'école de Genève tout entière, pionnière de l'étude génétique des structures cognitives de l'enfant. La seconde raison concerne l'importance que revêt la connaissance des processus de construction du nombre, tant pour l'enfant que pour l'enseignant, le chercheur et le psychologue praticien. Quels sont les progrès réalisés depuis La Genèse du Nombre? Quels nouveaux chemins a-t-on défrichés? L'objectif des trois éditeurs (J. Bideaud, C. Meljac et J.P. Fischer) est de répondre à ces questions, en réunissant, en un seul " lieu ", les contributions de spécialistes internationaux les plus compétents et les plus connus dans ce domaine, sans aucune exclusive école. Pour les lecteurs francophones, ce sera l'occasion de lire, dans leur langue, des travaux anglo-saxonx récents et encore inédits. Ainsi, un large public d'enseignants (de la maternelle à l'université), de chercheurs, de psychologues praticiens, de rééducateurs et (pourquoi pas?) de parents trouvera-t-il, dans cet ouvrage, matière à réflexion et à discussion sur le sujet passionnant de la construction et de l'utilisation, chez l'enfant, du nombre et des opérations numériques.
La santé est au cœur des préoccupations, tant des individus que des familles et de la société. Promouvoir le bien-être, prévenir la survenue d'une maladie, faciliter les processus de guérison sont autant de domaines auxquels contribuent les chercheurs et les praticiens en psychologie. Pas une journée sans que les médias, notre entourage ou nous-mêmes ne se fassent le relais de tels enjeux.Cet ouvrage recense les avancées francophones en psychologie de la santé et apporte des réponses aux questions qui touchent de nombreux décideurs, les acteurs des métiers médicaux, les psychologues ainsi que toute personne touchée directement ou indirectement par la santé : comment le grand public comprend-il la vaccination, quels sont les liens entre sport et santé, comment et que communiquer avec ses proches au cours d'une maladie grave, comment évolue le couple dans un contexte de violence ou de conflit mais aussi au cours de pathologies aussi diverses que le cancer ou la maladie d'Alzheimer, quels sont les facteurs qui contribuent et nuisent au bien-être des enfants, des salariés, des personnes en situation de précarité ou des seniors, comment encourager l'adoption de nouveaux comportements de santé…
" Nul besoin d'aller dans les îles Fidji pour être un "psychologue culturel". Peut-on être autre chose ? " s'exclame Jerome Bruner en ouverture de cet ouvrage. Prenant cette exhortation à la lettre, les auteurs apportent des contributions significatives à l'hypothèse de l'interdépendance entre dimensions culturelles et développement de la pensée. Ce livre propose ainsi une perspective novatrice en psychologie qui intègre la culture à titre constitutif dans son approche du développement.Comment les productions humaines – les œuvres matérielles impliquant les objets et leurs usages, les systèmes de gestualité et de corporéité qui leur sont associés – contribuent-elles au développement psychologique ? Au sens fort, comment produisent-elles le psychisme ? Et comment, en les étudiant, en saisir les développements originaux chez les sujets dans leurs contextes de production ?Les recherches présentées portent sur les dimensions matérielles de la culture dans l'avènement et le fonctionnement du psychisme, en intégrant également le langage et d'autres dimensions idéelles de celle-ci. Les auteurs, chercheurs de renommée internationale, experts dans différents domaines, que ce soit dans celui du développement précoce, des contextes de l'éducation ou des émotions, contribuent aux débats qui s'organisent autour du Material-Cultural Turn dans la recherche aujourd'hui.Les textes de cet ouvrage s'inscrivent dans un dialogue interdisciplinaire, replaçant la psychologie dans le cercle des sciences humaines et sociales, requestionnant de facto son épistémologie et ses méthodes. Ce livre s'adresse à tous les chercheurs, enseignants, étudiants en psychologie et dans les disciplines connexes, passionnés par la culture au sens de systèmes symboliques et matériels constitutifs de la personne.
L'Analyse du comportement appliquée est un champ d'étude qui se focalise sur l'application des principes, des méthodes et des procédures de la science du comportement. Le peu d'enthousiasme concernant le développement de ce champ d'étude en France est principalement du à la non connaissance de ces recherches. L'objectif de cet ouvrage est de permettre aux professionnels de l'enfance et de l'adolescence, aux parents, aux étudiants, de découvrir les principes de l'analyse du comportement et leurs applications. Les quatorze chapitres offrent au lecteur la possibilité de comprendre comment les principes fondamentaux de l'analyse du comportement peuvent être appliqués pour modifier les comportements, sélectionner les traitements comportementaux adaptés, et mesurer l'efficacité du traitement comportemental adopté par l'analyste. Les exemples d'application présentés dans l'ouvrage sont nombreux et variés : troubles du comportement, troubles envahissant du développement, pratiques éducatives de l'enfant et de l'adolescent, troubles du comportement alimentaire, développement de l'autonomie, développement du langage, développement des conduites sociales, etc.
Le but de cet ouvrage est d'offrir une synthèse des données scientifiques récentes sur le thème des relations entre " espace perçu " et " espace vécu " dans des situations impliquant le traitement visuel des informations spatiales pour percevoir et interagir avec les objets du monde environnant ou encore communiquer à l'aide du langage écrit. Ces données scientifiques sont discutées en confrontant les modèles théoriques avec les études sur les pathologies du système nerveux quand celles-ci produisent des déficits affectant spécifiquement les relations entre " espace perçu " et " espace vécu " (pathologies ophtalmiques, hémianopsie, négligence spatiale, syndrome de Balint, agnosie visuelle, déafférentation périphérique, syndrome cérébelleux, hémiplégie, dyslexie, alexie, dysgraphie, schizophrénie). Les pathologies sont appréhendées dans ce contexte à la fois comme objet d'étude et comme modèle permettant de valider les théories scientifiques en question. Cet ouvrage s'adresse à l'étudiant universitaire, au chercheur dans les domaines de la psychologie, des neurosciences et des sciences cognitives, au praticien en rééducation fonctionnelle et également au lecteur curieux de s'informer de l'avancé des connaissances scientifiques dans le champ de la cognition humaine. Il s'articule autour de trois grands thèmes : " perception et attention ", " mouvement et espace ", " langage et communication ".
Mettre en évidence le jeu de pouvoir des acteurs est dans le travail présenté ici, un moyen de repérer les défenses que les acteurs au sein des organisations tissent pour se protéger de ce " mal être " dans lequel celles-ci les plongent.
La psychopathie suscite un regain d'intérêt dans les domaines aussi variés que la criminologie clinique, la psychopathologie, la psychologie de la personnalité, les sciences cognitives ou la psychologie des émotions. L'ouvrage aborde l'historique de la notion, les résultats issus de la recherche empirique dans une perspective critique ainsi les répercussions qui devraient en découler au plan thérapeutique. Il couvre l'ensemble des données relatives à l'échelle de la psychopathie de Hare (PCL-R) et intègre ses plus récentes contributions. A ce jour , il n'existe pas d'équivalent en langue française.
Les neurosciences sont la nouvelle frontière de nos savoirs. La neurobiologie de la pensée est leur discipline majeure. Elle étudie les conditions de neurodépendance de la pensée, sous toutes ses formes (subjectives, neurocérébrales, somatiques, comportementales, communicationnelles), à tous les niveaux (biomoléculaire, neuronique, supra-neuronique, modulaire, holistiques, faîtiers). Elle comporte trois voies d'abord majeures: déchiffrement des connectivités neurocérébrales (synaptologie, logiciels fonctionnels intrinsèques)et des modalités de traitement des données (afférences sensibles, efférences motrices: par ségrégation de traits, transmissions parallèles, multiplexages intra et inter modalitaires); cartographies dynamiques tridimensionnelles computeurisées (Brain Mapping), pat traitements mathématiques séparés des paramètres (électriques, magnétiques, circulatoires, métaboliques, biochimiques: neurotransmetteurs et modulateurs; biomoléculaires: récepteurs, kinases, etc.) avec suivi diachronique des synchronicités d'intégration unitaire de la conscience. Elle révèle les pouvoirs régaliens de la pensée humaine, capable d'adéquation à toutes les opérativités de ses référents empiriques, de remise en question de ses "canonicités logiques" antérieures et de transgressions inféfinies. Elle ouvre sur la maîtrise de notre phénotype neurocérébrale et de ses dérèglements et même de notre "statut existentiel" subjectif vécu, révolution sans aucun équivalent historique.
On peut diviser le contenu du livre en quatre parties.Dans la première, il s'agit d'identifier le modèle de décision qui s'ajuste le mieux aux caractéristiques des performances obtenues dans des tâches de mémoire comme le rappel et la reconnaissance. La théorie du seuil, couramment admise pendant des décennies, semble le plus souvent incompatible avec les données empiriques obtenues. En revanche, la théorie de la détection du signal (TDS) paraît mieux adaptée à la description des phénomènes.Dans la seconde partie se trouvent analysées les modalités de couplage de la TDS et de trois classes de modèles de mémoire: les modèles de force, les modèles de Markov et les modèles d'attributs. Ceci permet d'examiner le types de relations qu'entretiennent le rappel et la reconnaissance, et la pertinence des hypothèses relatives au format de l'information en mémoire.Dans la troisième partie une analyse critique de la TDS appliquée à la mémoire est proposée; une revue des difficultés de cette application met en évidence les écarts qui subsistent entre les prédictions d'un modèle de sujet idéal et les performances observées des sujets réels.Enfin, dans la quatrième partie sont exposés les principaux résultats d'un programme expérimental, où l'ion analyse notamment l'influence du contexte sur la discriminabilité et les critères de décision en reconnaissance.
Zéna Helmann apporte dans Structure et Evolution une vue d'ensemble sur l'histoire du courant que développent aujourd'hui ses travaux et ceux de son école.A travers les différentes étapes de cette histoire, les deux perspectives, structurale et évolutive, qu'intègre l'analyse phénoméno-structurale actuelle, permettent de mieux situer les débuts du courant, puis d'éclairer le sens qu'il a pris et ce sur quoi il ouvre.Après avoir élaboré des notions et des méthodes visant des structures psychiques, la psychopathologie structurale s'enrichit par ses démarches plus récentes d'une dimension évolutive. Elle le fait à partir des rencontres avec la psychologie génétique et des recherches psychobiologiques. Cela l'amène à introduire dans des études d'inspiration clinique des conditions expérimentales liées aux variations comparées de phénomènes en évolution.A cette vue d'ensemble fait suite la présentation d'une série de travaux où l'analyse phénoméno-structurale s'applique à des processus évolutifs, en utilisant les examens successifs du même sujet par le Rorschach, le dessin et d'autres épreuves psychologiques.Martine Beaubighy, Hubert Croin, Jean-Marie Barthelemy et Jacques Roucher étudient ainsi les modifications provoquées par les traitements chez le maniaco-dépressif et chez le schizophrène, les effets de la cure de désintoxication alcoolique, les caractériqtiques du processus délirant à travers son évolution.Les études de Jean-Pierre Blaevoet et de Cécile Afchain abordent des problèmes liés au développement affectif et intellectuel de l'enfant et de l'adolescent, en rapport avec les variations structurales de la personnalité.
Psychopathologie Structurale, publication collective du Groupe dirigé par Zéna Helman, professeur de psychopathologie à l'Université de Lille III, présentait en 1973 un premier recueil de travaux. La variété des études, que rassemblait une orientation commune et auxquelles participaient enseignants et étudiants, montraient les riches ouvertures de ce courant de recherche et d'application.Dans ce deuxième volume, d'autres thèmes sont traités par l'analyse phénoméno-structurale.Pierre Delaunay introduit cette analyse dans une investigation de l'imaginaire par le Rêve éveillé dirigé qu'il étudie plus particulièrement sur le terrain schizo-rationnel.Martine Landais aborde le vécu corporel dans la schizophrénie, en faisant converger les récits du TAT, le mode de vision du Rorschach et l'expression graphique.Hubert Croin emploie le test du Village chez les malades schizophrènes, dans une perspective qui permet la confrontation avec le Rorschach et le dessin.Cécile Afchain met en rapport les capacités d'abstraction avec le type de personnalité, à partir de l'étude d'enfants débiles mentaux.Denise Osson souligne l'importance de l'expression et le rôle qu'y tient le mouvement chez l'enfant.