Étude de trois récits d'autrices modernes sur des femmes médiévales, explorant la force des femmes, l'écriture féminine en miroir et le goût pour le Moyen Âge. Cet essai propose une lecture critique de trois récits écrits par des femmes contemporaines sur des femmes du XIIe siècle : Une passion. Entre ciel et chair, de Christiane Singer, sur Héloïse, épouse du philosophe-théologien Abélard ; La Passion selon Juette, de Clara Dupont-Monod, sur Juette, connue par un récit hagiographique écrit en vue de sa sanctification ; et La clôture des merveilles, de Lorette Nobécourt, sur Hildegarde de Bingen, célèbre mystique. Deux furent de très jeunes religieuses, la troisième se fit " recluse ". Ces femmes enfermées, subissant un pouvoir masculin et patriarcal tout puissant, deviennent pourtant, dans ces récits modernes, triomphantes : non des victimes soumises mais des héroïnes surmontant leurs épreuves pour faire triompher leur liberté, paradoxale pour le lecteur et la lectrice contemporains. Cette étude ne porte pas sur ces femmes médiévales mais sur le lien que tissent les écrivaines modernes avec ces figures du passé. Pourquoi et comment en (re)construisent-elles les Vies pour s'y projeter, à divers degrés, selon un geste d'empathie auquel elles invitent leurs lecteurs et lectrices ? Le titre, De femme à femme, entend souligner ce jeu de miroir d'alter ego qui éloigne ces récits du simple roman historique. De quoi ces femmes d'autrefois sont-elles le nom pour des modernes ? Le déport vers le Moyen Âge permet-il de mieux mettre à nu la puissance des femmes ? Ces récits, en effet, interrogent aussi les modalités d'une écriture " féminine ".
Cette nouvelle traduction de Cymbeline cherche à restituer la poésie et la musicalité du texte de Shakespeare.
Cette nouvelle traduction de Cymbeline, l'une des dernières pièces de William Shakespeare, s'adresse tout aussi bien aux enseignants et étudiants qui cherchent un texte source pour engager un travail de recherche ou d'analyse qu'aux acteurs et actrices qui souhaitent monter la pièce et ainsi rendre visible la parole shakespearienne. Entre tragédie et comédie romantique, la pièce narre les amours contrariées de la belle et pure Imogène, fille du roi de Bretagne Cymbeline, et de Posthumus Léonatus, le jeune homme qu'elle a épousé secrètement et que le courroux royal a promptement banni. L'exil de Posthumus et les diverses péripéties qu'entraîne la séparation des amants se déroulent sur une toile de fond historique qu'animent des tensions entre l'Empire romain et Cymbeline, son vassal : les conflits familiaux font écho aux tensions diplomatiques, l'autorité, la jalousie et la vengeance caractérisant les deux volets de l'intrigue. Cette traduction est traversée par le désir de restituer l'oralité du texte original : la mélodie que les mots portent en germe et font éclore lors de la scansion, les effluves poétiques qui habitent la langue des différents personnages font ici l'objet d'une attention toute particulière afin de rendre compte, le plus précisément possible, d'un rapport au monde et au miroir des mots au cœur de l'écriture de Shakespeare. La préface présente Cymbeline et son contexte, souligne les caractéristiques de la pièce et analyse de façon très imagée les choix opérés pour traduire Shakespeare aujourd'hui
Cet ouvrage envisage le théâtre au prisme de la traduction et de l'édition. Focus sur la maison d'édition L'Arche, passeur de premier plan pour les transferts culturels franco-allemands, diffusant en France des auteurs comme Brecht ou Bernhard.
Cet ouvrage envisage le théâtre au prisme de la traduction et de l'édition. Il se focalise sur la maison d'édition L'Arche, qui a joué un rôle de passeur de premier plan pour les transferts culturels franco-allemands, diffusant en France des auteurs comme Brecht, Frisch, Weiss ou Bernhard. Ce volume éclaire, à partir du parcours de L'Arche au xxe et xxie siècles, une histoire franco-allemande du théâtre. Il examine la fabrique d'un théâtre transnational, jette un regard nouveau sur les histoires nationales du théâtre et interroge la manière dont a été écrite l'histoire du théâtre.