Le coffret comporte les deux tomes:Tome 1: Arts et merveilles d'Italie dans les yeux des voyageurs français aux XVIe et XVIIe siècles, Adeline Lionetto (dir.), ISBN: 9782374962504, " Héritages critiques "; 17.Tome 2: Arts et merveilles de France dans les yeux des voyageurs italiens aux XVIe et XVIIe siècles, Julia Castiglione et Anna Sconza (dir.), ISBN: 9782374962511, " Héritages critiques "; 18.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les circulations entre France et Italie jouent un rôle structurant dans l'élaboration des discours sur l'art. En proposant les récits de voyageurs français et italiens, de Joachim Du Bellay à Robert de Cotte, de Léonard de Vinci au Bernin en passant par d'autres voyageurs moins célèbres, cette anthologie de textes relevant de genres variés (légations, récits, lettres, chroniques, journaux, et même textes poétiques), donne à lire une histoire croisée du regard et du langage sur l'art. Offrant un éclairage à la fois littéraire, historique et artistique, cette anthologie n'est pas seulement un outil pour la recherche. C'est aussi une invitation à redécouvrir les premiers pas du voyage culturel, en amont du Grand Tour.Le second tome des Muses voyageuses offre de parcourir les récits de voyageurs italiens en France.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les circulations entre France et Italie jouent un rôle structurant dans l'élaboration des discours sur l'art. En proposant les récits de voyageurs français et italiens, de Joachim Du Bellay à Robert de Cotte, de Léonard de Vinci au Bernin en passant par d'autres voyageurs moins célèbres, cette anthologie de textes relevant de genres variés (légations, récits, lettres, chroniques, journaux, et même textes poétiques), donne à lire une histoire croisée du regard et du langage sur l'art. Offrant un éclairage à la fois littéraire, historique et artistique, cette anthologie n'est pas seulement un outil pour la recherche. C'est aussi une invitation à redécouvrir les premiers pas du voyage culturel, en amont du Grand Tour.À partir de la fin du XVe siècle, les guerres d'Italie, menées par les souverains français, sont l'occasion pour eux à la fois de mettre la main sur des éléments du patrimoine italien et d'importer en France les débats philosophiques sur l'art, et plus globalement cette pensée humaniste qui a marqué un tournant dans l'histoire de la culture européenne. Les premiers voyageurs viennent chercher à Rome, dans la statuaire et les monuments, les derniers vestiges laissés par l'Antiquité en Europe dans un moment où se redéfinissent les relations entre centre et périphérie, modèle et imitation, et où voient le jour les prémices de " l'art français ". Il faut attendre la XVIIe siècle pour que la contemplation d'autres œuvres d'art à Florence et Venise se donne à lire dans les textes viatiques et se déploie en véritables ekphraseis.Au-delà de la question de la mise en mots d'une perception individuelle, les travaux critiques qui viennent éclairer les textes de l'anthologie réservent une place particulière à la question du lexique employé par les voyageurs, usant volontiers d'emprunts et contraints parfois d'adapter leur langue et leur style à la description d'objets artistiques pour lesquels ils ne disposent pas toujours, en français, d'un vocabulaire approprié.
Dans le second XIXe siècle, la révolution industrielle change le rapport au travail et à la question sociale. Les usines se développent et la main-d'œuvre ouvrière est un maillon essentiel dans la France industrielle, celle des travailleurs du fer qui œuvrent à la lueur des hauts-fourneaux, des travailleurs de l'industrie textile dans le Nord, confrontés à l'enfer des tisseurs, et des travailleurs du feu, avec leurs cueilleurs et leurs souffleurs. Cet univers des ouvriers verriers sert de cadre à une pièce inédite de Georges Darien: La Viande à feu (1907). À la tâche, on ne trouve pas simplement des adultes, mais des enfants affrontant la violence des patrons, la faim, l'indignité, et les brasiers des fours, des enfants en somme devenus de la " viande à feu ". C'est dans ce contexte que Georges Darien, dramaturge de sensibilité anarchiste, choisit de mettre en scène une enfance sacrifiée, tout en prenant soin d'associer ce motif révoltant à d'autres thématiques: la fausse philanthropie, le bourgeois sans scrupule pour qui seul compte l'argent, le prêtre devenu un " monstre en soutane " œuvrant à de basses besognes – esclavagisme, complicité d'attentats à la pudeur. À travers une pièce qui emprunte à la société du début du XXe siècle, qui lui est contemporaine, Darien esquisse la peinture d'une " Comédie Inhumaine " ouvrière, manière pour lui de proposer un nouveau " Théâtre Social ", théâtre qui questionne et qui tout à la fois fait date, tant pour ce qui est du ton adopté que des rapports qu'il entretient avec le genre dramatique.
Grand bibliophile troyen du XIXe siècle, Charles des Guerrois (1817-1916) légua les 45 732 volumes composant sa précieuse collection à la bibliothèque de sa ville. Dans les archives manuscrites du collectionneur, également conservées à la Médiathèque de Troyes, figurent deux nouvelles inédites que le présent volume se propose de donner à lire pour la première fois dans leur intégralité. D'inspiration autobiographique, les deux récits Le Bouquineur et Une histoire de livres mettent en scène deux bibliophiles passionnés. En relatant les heurs et malheurs de collectionneurs cultivant le goût immodéré des livres, ces contes bibliophiliques illustrent une pratique et une conception de la bibliophilie inspirées par trois principes que l'auteur avait lui-même revendiqués: " goût, curiosité, érudition ". Aucune modification n'a été apportée aux textes. Seules quelques notes ont été ajoutées afin d'en faciliter leur compréhension.
The seven articles in this volume, written by French and German specialists in book history, address various aspects of the materiality of print culture, examining both the processes of book production and the paths of book circulation. They explore notions of composition, collection and circulation of texts and images, from manuscript to books designed for specific readers. They are based on a variety of sources from archive documents to the study of specific manuscript or printed copies. The perspective is transnational, taking at Gutenberg's Europe as a space for the circulation of print, and concerns early modernity, from the fifteenth to the eighteenth centuries.
Pierre Corneille (1606-1684), dramaturge du " Grand Siècle ", auteur du Cid, poète rouennais peu enclin à la vie de cour parisienne fut, de son vivant déjà, l'objet d'anecdotes. Ses personnages contribuent notamment à façonner le portrait de l'homme de lettres, dans un effet constant de spécularité. Aux côtés de Molière, homme et écrivain du rire, et de Racine, homme et écrivain de la passion, Corneille homme et écrivain du miroir, incarne à tour de rôle la loyauté, la vertu et la dignité.L'histoire littéraire construit donc un Corneille-personnage qui vient parachever le portrait de l'écrivain. Aussi les légendes de la querelle littéraire, de l'aimable père de famille rouennais à l'écart de l'agitation courtisane ou de l'inégalé versificateur n'ont-elles rien à envier à celle du Cid.Or au XVIIIe et au XIXe siècles, le phénomène prend de l'ampleur : des commémorations et des célébrations impliquant non seulement la représentation de pièces de Corneille mais aussi des pièces de circonstance ont Corneille pour personnage. Montrant le père, l'époux, le frère et le dramaturge à sa table de travail, elles invitent au spectacle d'un double devenir Corneille. Avec en point d'orgue deux questions qui président à la réalisation d'un tel spectacle : comment un juriste provincial est-il devenu un grand auteur, comment l'histoire littéraire a-t-elle fabriqué sa mythologie ?
Les recueils de narrations plaisantes et facétieux devis, publiés par dizaines en France entre les débuts de l'imprimerie et la fin du XVIIe siècle sont, pour la plupart, dotés de textes liminaires variés et nombreux. Préfaces, introductions, avis aux lecteurs, remarques de l'imprimeur-libraire, épîtres dédicatoires et autres poèmes rédigés par les amis de l'auteur constituent, pour les lecteurs de la première modernité, des " seuils " familiers qui renseignent sur les enjeux de cette littérature plaisante.Le présent volume fait donc entendre les propos qui ont été tenus à la fois sur et à côté des histoires récréatives. Rassemblant des considérations pragmatiques, stylistiques, morales, publicitaires, tantôt sérieuses, tantôt humoristiques, les pièces ici réunies invitent à la (re)découverte d'un ensemble d'une cinquantaine d'œuvres, des Cent Nouvelles nouvelles à la Gibecière de Mome. Dans leur profusion et leur variété, ces discours réinscrivent les récits qu'ils accompagnent dans des pratiques attestées de divertissement, tout en nourrissant un imaginaire du rire comme antidote aux tourments de l'existence.
De l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à la lieutenance des habitants de la ville de Reims, le parcours intellectuel et social de Levesque de Pouilly (1691-1750) fut accompagné d'échanges avec nombre de personnages célèbres: philosophes, écrivains, scientifiques et hommes politiques. Sa Théorie des sentiments agréables, dont on donne ici la première édition critique en se fondant sur la dernière version remaniée par l'auteur, est le fruit d'une assez longue réflexion encouragée par ses plus proches amis. Largement diffusée et rééditée encore de manière posthume en 1774, cette œuvre qui associe l'analyse du sentiment moral à une réflexion sur les arts et la rhétorique ne se réduit pas à un simple hédonisme: enracinée dans une excellente connaissance de la culture gréco-latine, la Théorie des sentiments agréables combat les idées de Bayle tout en prolongeant les réflexions engagées par les philosophes anglais; dans son théisme, elle demeure notamment marquée par la méthode newtonienne et par les choix des Modernes. L'Encyclopédie reprendra plusieurs de ses analyses, montrant ainsi que l'ouvrage s'inscrit dans le mouvement des Lumières.