La crise du Covid-19 a affecté de nombreux secteurs de la société, de nombreux comportements, et la manière même de gouverner. A côté des ajustements permanents pour communiquer politiquement sur la maladie, avertir, rassurer, confiner, et pour la médiatiser sans prêter le flanc aux fake news, la période a vu la résurgence de peurs ancestrales, existentielles, et de théories du complot. Cette crise sanitaire change les façons de s'informer et les façons d'enseigner, avec de nouvelles technologies pour le distanciel. Elle relance également des débats sur l'habitat le plus adapté aux pandémies, sur le poids de la parole scientifique, sur le gouvernement des conduites et les politiques de santé en temps de crise biopolitique.
Émotion omniprésente dans le champ politico-médiatique, la colère constitue une force vive du débat public contemporain. Des colères codifiées et ritualisées des professionnels de la vie politique aux mouvements collectifs contestataires, elle recouvre une mosaïque de formes expressives intimement imbriquées à leur environnement médiatique. Inscrit dans le cadre d'une réflexion interdisciplinaire sur le caractère politique des émotions, ce numéro de la revue Quaderni se propose d'interroger le rôle des médias d'information classiques et numériques dans la fabrique sociale des colères politiques exprimées individuellement ou collectivement dans la sphère publique.
Technologie et bâtiment: un patrimoine silencieuxEn questionnant la place de la technologie dans l'architecture du XXe siècle, cette dix-neuvième livraison des Cahiers thématiques propose un voyage au cœur d'un art qui révèle des secrets de fabrique et de mise en œuvre bien cachés. Portion congrue d'une architecture célébrée avant tout pour sa forme ou ses prouesses structurales, la technologie ne remonte bien souvent à la surface de l'œuvre qu'au moment de sa restauration, quand il s'avère nécessaire de fouiller derrière l'épiderme pour sonder toutes les curiosités de l'ouvrage. Des traces surgissent alors au grand jour et livrent des bribes d'histoires matérielles de l'architecture qui stimulent l'écoute bienveillante et attentive d'un patrimoine silencieux
Le leadership est un processus qui se développe au sein des rapports entre les êtres humains au fur et à mesure que l'individu franchit les niveaux du développement dans le social : dans le couple, dans les groupes, dans la communauté, dans les institutions. Développer un discours sur le leadership, signifie répondre à de nombreuses questions : Comment s'articulent pouvoir et leadership ? Quelles sont les grandes approches théoriques qui orientent la compréhension du processus de leadership ? Quels sont les rapports entre le leadership, la genèse et le développement des relations sociales ? Que se passe-t-il dans le groupe, dans les organisations, dans les communautés quand s'établit le leadership ? Voici quelques-unes des questions auxquelles l'ouvrage tente de répondre.
L'ouvrage réunit des contributions de chercheurs d'horizons théoriques, de disciplines et de pays différents : de la sociologie, des sciences politiques, de l'histoire, de la théorie de la littérature, d'Allemagne, d'Autriche, du Brésil, de Bulgarie, du Canada, des Etats-Unis, de France, de Moldavie, de Roumanie et de Russie. Leur thème commun est la littérature et la politique, la littérature comme ressource idéologique, les changements intervenus en Europe de l'Est après 1989 et le rôle des intellectuels, mais aussi la littérature pendant la période communiste, objet de plusieurs études.
L'ouvrage propose une approche nouvelle de la compréhension du comportement humain, qui rapproche les plus petites unités de l'interaction sociale des plus grands ensembles de la structure sociale. L'auteur combine les apports des sciences humaines et sociales pour saisir les mêmes détails évocateurs des connaissances ou, mieux, pour comprendre ce que l'auteur appelle la "réalité humaine". En se penchant sur la signification des mots et des gestes, et le contexte dans lequel ils interviennent, il illustre la connexion entre la vie des hommes et la société dans laquelle ils vivent.
Histoire de l'industrialisation occidentale qui met en évidence que des possibilités n'ont pas été explorées au 19e siècle, mais que leurs variantes transformeront les économies à la fin du 20e siècle. L'ouvrage montre que les auteurs économiques étaient historiquement plus conscients des grands choix stratégiques auxquels ils font face que des crédits de la théorie standard, et cette étonnante acuité leur a permis d'imaginer et de mettre en pratique des solutions que les théories courantes de l'organisation industrielle ont à peine anticipé. Le livre contribue ainsi à une révision importante de l'histoire de la production mécanisée et prépare dans la forme une explication qui se rapproche plus de la connaissance de l'acteur que de celle du théoricien.
L'approche rhétorique de l'auteur permet de comprendre le changement discursif des sciences sociales. Ce livre original examine l'argumentation et son importance psychologique dans les conduites humaines et révèle les liens entre les anciennes idées rhétoriques et la psychologie sociale moderne.
Ouvrage paru en français sous le titre Martin Luther, un destin (Presses Universitaires de France, 1928). La présente édition est entièrement en langue allemande.
Ouvrage paru en français sous le titre Temps, mémoire, tradition au Moyen Âge (université de Provence, service des publications, Aix-en-Provence, 1983).
Ouvrage publié en français sous le titre Les banquiers de la City à l'époque édouardienne (Librairie Droz, 1984). Analyse détaillée de la communauté banquière londonienne quand la City était le centre financier reconnu par le monde entier.
L'ouvrage tente d'expliquer les différences des salaires dans l'économie mondiale pour un travail d'une productivité comparable. Il montre dans quelle mesure elles pourraient s'expliquer par les différentes structures des maisonnées, en examinant trois variables : leur situation au cœur ou à la périphérie de l'économie mondiale les périodes d'expansion opposées à celles de récession dans l'économie mondiale; les transformations subies au cours des temps.
Étude du développement de l'éducation scientifique et technique dans sept pays d'Europe (Suède, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne et France) et aux États-Unis, entre le milieu du 19e siècle et les années trente, qui replace la notion conventionnelle de la simple interaction entre éducation et industrie.
Ouvrage reproduisant le chapitre IV ("Les superstitions") de J. Le Goff et R. Rémond, paru dans L'histoire de la France religieuse (Ed. du Seuil, 1988).
Ouvrage paru en français sous le titre Le vocabulaire des institutions indo-européennes. 1. Économie, parenté, société. 2. Pouvoir, droit, religion (Éditions de Minuit, 1969).
Ouvrage qui utilise les disciplines contribuant à la construction de la science cognitive (psychologie, philosophie, linguistique, intelligence artificielle, anthropologie), mais aussi la littérature narrative et la psychiatrie, pour renseigner sur les écrits et les recherches sur les émotions, et saisir leur rôle. Il montre aussi comment elles sont essentielles pour comprendre l'action humaine et la vie mentale, et qu'elles ont une fonction cruciale quand survient l'imprévu et quand on doit décider de la priorité.
Comparaison des représentations de l'université par des spécialistes français d'histoire des universités et de sciences sociales, environ entre 1890 et 1920, et de celles des mêmes spécialistes allemands pour approximativement la même période. L'auteur attribue les divergences entre les cultures universitaires de l'Allemagne et de la France aux différences entre la composition des deux classes moyennes et les rôles des élites universitaires et intellectuelles dans les deux sociétés.