Enquête au musée des nourrices et des enfants de l'Assistance publique
Enquête au musée des nourrices et des enfants de l'assistance publique à Alligny-en-Morvan.
Abandon et placement des enfants abandonnés. Pupilles placés dans des familles paysannes du Morvan, qu'on appelait les "Petits-Paris" (exemple de Jean Genet)
L'ouvrage analyse la réception par les publics d'un musée au moment de sa création et de sa mise en route à la fin des années 2010 et pendant la période de la pandémie de Covid.
Plusieurs images viennent ponctuer les différents chapitres du livre qui réunit savoirs théoriques et témoignages.
L'auteur et l'autrice de cette étude, Noël Barbe et Aurélie Dumain, anthroplogues, ont observé et analysé la naissance au cours d'une enquête auprès de la première équipe muséale et des premiers publics.
Déployé sous la forme d'un abécédaire alliant textes et images, mer x soleil est un livre-album qui réfléchit et actualise le concept de " cinéma de poésie " tel que défini historiquement par Pier Paolo Pasolini lors d'une conférence prononcée en 1965 au Festival du nouveau cinéma de Pesaro : peut-on voir ce que l'on dit et peut-on dire ce que l'on voit ?
À l'heure d'une novlangue technofasciste et d'une imagerie dystopique dévastatrices, repenser le dicible et le visible à partir de l'art vidéo est une promesse consolatrice. Dans une approche à la fois critique et prospective, Frank Smith explore une histoire expérimentale du cinéma au gré de l'œuvre comme déplacement et impossible définition qu'en plateaux.
mer x soleil refuse l'instauration d'une vision théorique pour mieux en disséminer des sorties et des greffes. Construit en ce sens composite, le livre rassemble :
• Des analyses d'œuvres cinématographiques et photographiques (Duras, les Straub, Godard, Frampton, Hill, Benning, Gonzalez-Foerster, Marker, etc., ainsi que certains de ses films et installations vidéo) : archéologie vivante, il se fonde sur l'hypothèse de la rencontre ;
• Des notions inédites dont la prolifération prolonge la possibilité d'hypothèses de lectures indéfinitoires mais hospitalières : images " mouve-temps ", " caméron-on ", " effet Jokari " , etc., actant l'expérience comme intuition, l'expérimental comme phénomène sensible avant d'être théorique ;
• Un entretien avec le critique Rodolphe Perez : parce qu'il n'expose aucun manifeste mais privilégie le dialogue avec les œuvres dans une amitié artistique, le livre s'ouvre à la discussion pour envisager ses propres lignes de fuite.
La prise en compte de possibles renouvelle l'écriture de l'histoire. Celle-ci ne s'en tient plus aux seuls faits du passé sans essayer de restituer le champ des possibles qu'ils recouvrent – ce qui aurait pu être ou advenir, ce qui a été empêché ou réprimé. On voit ainsi se multiplier des expérimentations narratives qui cherchent à raviver les futurs non advenus et leurs promesses inaccomplies : tentatives d'écrire l'histoire au conditionnel, essais d'histoire contrefactuelle ou d'histoire potentielle. Ce livre fait dialoguer ces écritures politiques de l'histoire avec des pratiques artistiques et cinématographiques où le rapport au passé et aux archives s'ouvre à des démarches spéculatives pour faire droit à ces possibles inachevés. Il réunit des contributions d'artistes, cinéastes et chercheur.es qui confrontent les enjeux de leurs pratiques respectives à travers une diversité d'approches et de formats : cahiers d'images, entretiens et essais
Chaque autrice et auteur envisage les immersions sensorielles en forêt avec ces questions en tête, étudiant nos relations à ces espaces "naturelles" et nos désirs forestiers comme autant d'hétérotopies inspirantes pour penser le devenir des sociétés humaines.
Ce livre rassemble des réflexions fondamentales sur les arts, l'anthropologie, les écritures de l'histoire, en relation avec la mémoire. En s'intéressant à la façon dont une société met en mémoire (et en musées) son histoire, Octave Debary a étudié en particulier l'art contemporain en prenant le cas de plusieurs artistes "enquêtés. Ce livre rassemble des réflexions fondamentales sur les arts, l'anthropologie (que l'auteur accorde au pluriel), les écritures de l'histoire, en relation avec la mémoire. En s'intéressant à la façon dont une société met en mémoire (et en musées) son histoire, les recherches de l'anthropologue Octave Debary l'ont particulièrement conduit à l'étude de l'art contemporain en prenant le cas de plusieurs artistes "enquêtés" – dans ses rapports à la mémoire collective et individuelle. Sa recherche entreprise depuis presque vingt années sur les "artistes de la mémoire" constitue une contribution originale et importante au développement d'une anthropologie de l'art et de la réception. D'autre part, ses réflexions sur les objets et les déchets présentent un autre aspect de sa recherche. Par exemple, dans son chapitre sur l'artiste allemande Swaantze Güntzel, se rejoignent les deux pôles de sa recherche. "Depuis l'avènement de la société industrielle, la ressemblance entre le destin des objets et celui des humains pose question" s'interroge l'auteur. Cet ouvrage est écrit à la première personne mêlant subjectivité du récit personnel aux fondamentaux de la pratique anthropologique. Il s'agit là d'un texte propre à faire avancer la pensée et l'interrogation sur la place des arts plastiques, les rapports avec les artistes, mais aussi la confrontation avec les objets, leur sens et leur devenir dans une pratique d'anthropologue.
Cette étude approfondie et inédite de l'Observatoire photographique du paysage, créé dans les années 1990 par le ministère chargé de l'Environnement, relate, au croisement de l'histoire du paysage, de l'histoire récente de l'aménagement, et de celle de la photographie, une utopie culturelle extraordinaire en matière de politique publique. Nous tenons à nos paysages. À la fois sites et images, ils nous façonnent autant qu'ils sont façonnés par nos manières de projeter nos organisations sociales dans l'espace et d'habiter. Ces liens multiples et protéiformes tissés avec nos environnements se traduisent dans des imaginaires et des représentations partagés. Ils s'incarnent aussi concrètement dans les matières mêmes de nos vies. En s'attachant à analyser les matérialités, les formes, le fonctionnement et la vie sociale de la photographie de paysage, ce livre explore la fabrique de ces liens qui interagissent dans nos imaginaires et nos dispositions spatiales. Il défend le pouvoir des images et les perspectives de la photographie comme agente et actrice de l'aménagement du territoire. L'ouvrage relate l'histoire de l'Observatoire photographique du paysage créé dans les années 1990 par le ministère chargé de l'Environnement pour documenter et comprendre les évolutions des paysages français, au moment où la notion de paysage et les paysages du quotidien entrent en politique avec la loi paysage de 1993. En s'appuyant sur une enquête nourrie de nombreux entretiens et archives, le texte propose une étude approfondie et inédite de cet outil d'aménagement et raconte, au croisement de l'histoire du paysage, de l'histoire récente de l'aménagement, et de celle de la photographie, une utopie culturelle extraordinaire en matière de politique publique. Alors que de nombreuses collectivités mènent aujourd'hui des observatoires photographiques sur le modèle de ce projet, il s'agit d'interroger aussi la part d'obsolescence de cette manière de voir nos environnements, et de se questionner sur les perspectives de renouvellement de l'art d'observer et de montrer les paysages. La crise écologique est aussi une crise des imaginaires et desreprésentations, de nos prises esthétiques et politiques sur le réel. Nous héritons du paysage comme d'un patrimoine historique et esthétique autant que comme d'un horizon qui peut nous aider à nous projeter dans le futur. Comment la photographie dépasserait-elle ce paysage-image chéri, le capital institutionnel, pour trouver les voies d'un renouvellement des expériences sociales, politiques et esthétiques de l'environnement ?
En 1994, une dizaine de dockers dunkerquois perdent leur travail. Ils lancent alors une coopérative de production pour créer leur propre emploi. Une occasion unique de confronter leurs idéaux politiques d'égalité salariale et de démocratie directe à la réalité sociale. Antoine Tricot poursuit avec ce nouveau livre son expérimentation journalistique sensible et critique. En 1994, après deux ans de grève acharnée, un groupe d'une dizaine de dockers dunkerquois est obligé de faire ses adieux au port. Alors qu'ils font face au chômage et à la déliquescence du collectif de travail dans lequel ils ont vécu pendant des décennies, ils lancent une coopérative de production autour d'une filière bois pour créer leur propre emploi. Une occasion unique de confronter leurs idéaux politiques d'égalité salariale et de démocratie directe à la réalité sociale. De lutte en lutte, leur trajectoire raconte la fin d'un bastion et d'un groupe professionnel historique de la classe ouvrière, celui des dockers, de leur singulier statut d'intermittent et de leur puissante unité syndicale. Mais, loin de suivre les récits enterrant la classe ouvrière, ce petit groupe s'affirme comme un trait d'union entre le temps des grèves ouvrières du XXe siècle et les mouvements sociaux du XXIe. Entre anarcho-syndicalisme, marxisme, mouvement des chômeurs, altermondialisme, économie solidaire, engagement pour les victimes de l'amiante et luttes contre le changement climatique, cette bande de dockers menée par leur leader Louis Monteyne, " personnage " central de ce livre, a tenté de démontrer sans relâche qu'une autre société était possible. Avec ses réussites et ses limites. Antoine Tricot confirme son goût pour une investigation de qualité, en profondeur et empreinte de subjectivité. À la fois critique et sensible, son travail auprès d'un groupe professionnel emblématique d'une certaine forme d'aristocratie ouvrière, les dockers, se situe à un croisement de situations contemporaines. Situations dans lesquelles le capital symbolique des luttes se trouve confronté aux problèmes de la transmission et de la transformation des rapports de force et des nécessaires innovations en matière d'environnement, de sauvegarde des valeurs politiques et sociales et de la conscience écologique. Le livre souligne cette complexité humaine et sociale et ne dérive à aucun moment ni vers une sensiblerie inappropriée ni dans une surévaluation des capacités des protagonistes à maîtriser parfaitement leur situation. Au-delà de cette immersion journalistique (soucieux de recouper ses sources, Antoine Tricot ne néglige aucune piste auprès des témoins et des archives), c'est en écrivain, sensible et attentif aux personnes avec lesquelles il partage ses doutes et ses convictions, que l'auteur s'affirme dans un style très personnel
Comment Célestin Gauffier, natif de la commune d'Allanche dans le Cantal, s'est-il retrouvé au cœur des combats de l'été 1914 à l'âge de 27 ans ? Son incroyable récit relate sa lutte pour la survie alors qu'il était à l'agonie puis sa longue convalescence et son retour à une vie civile. Comment Célestin Gauffier, natif de la commune d'Allanche dans le Cantal, s'est-il retrouvé au cœur des combats de l'été 1914 à l'âge de 27 ans ? Alors qu'il était ouvrier émigré en région parisienne, il a rejoint le front en tant que combattant de la première heure et a été tout de suite grièvement blessé, transpercé par une baïonnette puis par une balle de pistolet, puis " achevé " alors qu'il agonisait sur le champ de bataille. Pourtant il a survécu et s'est éteint paisiblement dans sa quatre-vingtième année. Son petit-fils, Jean-Pierre Gauffier, retrace la vie de ce " brave soldat " en amont et aval de l'épisode crucial de sa courte guerre et de cette blessure indélébile. Son incroyable récit relate, à partir du témoignage direct de Célestin et des documents d'archives consultées, sa lutte pour la survie alors qu'il était à l'agonie puis sa longue convalescence et son retour à une vie civile. Après une vie professionnelle active, son retour au Cantal donne l'occasion au petit-fils, qui garde de son grand-père un souvenir précis un peu embué par l'émotion, de dresser un portrait attachant de ce bourg d'Allanche, à deux pas des terres de Marie-Hélène Lafon. Le quartier de la Terre Vermeille et quelques figures locales hautes en couleurs complètent ce tableau.