Au cours de l'époque hellénistique, certains auteurs juifs entreprennent d'explorer des voies de convergence entre tradition juive et pensée grecque. Nous sommes alors aux premiers temps de l'histoire de la philosophie juive. Bien souvent, les préoccupations des penseurs de cette période ont été réduites à de simples dichotomies : judaïsme et hellénisme, philosophie et Loi juive, judaïsme et mythe grec. Or la question est plus complexe. René Bloch s'attache à déconstruire ces représentations en convoquant l'œuvre de Philon d'Alexandrie, exégète et philosophe de l'époque hellénistique et romaine. Il analyse ses travaux sur le cosmopolitisme, la pensée mythologique juive et grecque, le mysticisme et les rêves, avant d'interroger le thème fondamental de la diaspora juive. Plongeant au cœur des discussions et des contradictions théoriques de la philosophie juive ancienne, il donne à saisir sa place remarquable dans le monde gréco-romain et la manière dont elle a contribué à façonner la philosophie de l'Antiquité.
" Qu'est-ce que je cherche avec le socialisme moral ? Il existe une réponse à la fois politique et philosophique à cette question. La réponse philosophique s'articule autour de la notion de liberté. Sur le plan politique, je propose une critique du capitalisme qui pourrait convaincre même ceux qui ne sont pas favorables au socialisme tel qu'il est traditionnellement compris […]. Le socialisme moral pousse jusqu'à leurs conséquences les plus exigeantes les idées de liberté au cœur du projet libéral. Il relie liberté individuelle et liberté sociale, faisant ainsi progresser le projet des Lumières. En un slogan : le socialisme est le libéralisme sans le capitalisme. "
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