Face à l'effondrement de la biodiversité, les " solutions fondées sur la nature " sont sources de réflexions, mais aussi de solutions concrètes. Elles relèvent de l'écologie globale et s'appuient sur la recherche de phytotechnologies permettant de restaurer des écosystèmes dégradés et pollués. Ces technologies intègrent l'écologie de la restauration des sols, des milieux aquatiques et des zones humides. S'inscrivant dans une démarche de développement durable, à la frontière entre recherche et innovation, chimie et écologie, ces technologies sont déterminantes pour la préservation de la biodiversité tout en ayant un fort potentiel d'applications dans les domaines de la santé et du bien-être, montrant qu'il est possible de concilier bénéfices écologiques et économiques.
Déclaré " crime du droit des gens " en 1946 et interdit par la Convention pour sa prévention et sa répression en 1948, le génocide occupe une place singulière en droit international. Sa définition est demeurée inchangée, contrairement à celle des autres crimes internationaux que sont les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le crime d'agression. Longtemps peu invoqué devant les juridictions, il a d'abord donné lieu à une jurisprudence limitée et était ainsi surtout considéré pour sa valeur de reconnaissance historique et son rôle avant tout préventif. Cette situation évolue toutefois. La violence génocidaire n'a pas disparu et la qualification de génocide est aujourd'hui de plus en plus mobilisée en justice, tant à l'échelle nationale qu'internationale, contre des individus comme contre des États. Cette évolution invite à réexaminer la notion, à la lumière du droit et de l'histoire de ce " crime des crimes ". Issu d'un dialogue entre juristes et historiens, cet ouvrage explore quatre questions essentielles : les origines du crime de génocide, ses auteurs, ses conditions et sa mémoire. En croisant les perspectives, il interroge la construction, les usages et les enjeux contemporains d'une notion devenue centrale pour la compréhension et la prévention des violences de masse.
La philosophie, invention grecque, est l'apanage de l'Occident – cette certitude jadis triomphante est depuis longtemps ébranlée, et l'Inde se voit aujourd'hui concéder une tradition philosophique propre. On s'efforce cependant encore, en Occident comme en Inde, de réduire cet héritage profondément conceptuel et polémique à une sagesse pratique, à une mystique ou à un ensemble de dogmes. Distinguer philosophie et religion indiennes sans escamoter l'étroite imbrication de ces deux domaines, et discerner, à travers le vacarme des Écritures et jusque dans les marges des manuscrits sanskrits, la voix singulière des philosophes du sous-continent : tels sont quelques-uns des grands défis que doivent aujourd'hui relever philologues et historiens des systèmes de pensée de l'Inde.
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