Socio, n° 3/2014

Chercheurs à la barre
Laëtitia ATLANI-DUAULT,Stéphane DUFOIX
Revue
Socio
Date de publication
4 septembre 2014
Résumé
Depuis une vingtaine d'années, les chercheurs en sciences humaines et sociales se retrouvent de plus en plus souvent pris, de manière volontaire ou involontaire, dans les mailles du processus judiciaire. Ce numéro de Socio souhaite analyser et comprendre, au croisement de regards disciplinaires multiples, les enjeux et les déclinaisons de cette dynamique.Les articles attendus pourront tout particulièrement explorer trois grands types d'implication des chercheurs " à la barre ", qui structureront le numéro:1. Leur activité scientifique les amène, de gré ou de force, à prendre parti dans des procès au nom de la justice ou au nom de la vérité, tendant ainsi pour certains à transgresser, ou tout au moins à fragiliser la frontière entre action et objectivité. Une première sé ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
18.00 €
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ISSN 22663134
Date de première publication du titre 4 septembre 2014
ISBN 9782735116515
EAN-13 9782735116515
Référence 117827-02
Nombre de pages de contenu principal 416
Format 17 x 22 x 2.9 cm
Poids 802 g

Michel Wieviorka, " Éditorial "

Le dossier
Laëtitia Atlani-Duault et Stéphane Dufoix, " Chercheurs à la barre. Les sciences sociales saisies par la justice "

Stephen Ellis, "Face to face with England's libel laws"

Catherine Lutard-Tavard, " Être à la barre, être accusé(e) "

Jean-François Gossiaux, " Retour sur expérience "

Richard Price, " L'ethnologue comme témoin expert : témoignage "

Nadia Marzouki, " Prévenir ou punir ? Expertise et justice préventive dans la " guerre contre la terreur " aux États-Unis : l'affaire Mehanna "

Volny Fages et Arnaud Saint-Martin, " Jouer l'expert à la barre : l'épistémologie sociale de Steve Fuller au service de l'Intelligent Design "

Steve Fuller, " La science sans expertise : réponse à Fages et Saint-Martin "

Volny Fages et Arnaud Saint-Martin, " Réponse à la réponse de Fuller "

Annette Wieviorka, " L'histoire et la justice "

Rainer Maria Kiesov, " La science à la barre "

Sandrine Lefranc et Guillaume Mouralis, " De quel(s) droit(s) la justice internationale est-elle faite ? Deux moments de la constitution hésitante d'une justice de l'après-conflit "

L'entretien
Stéphane Dufoix, " L'historien marche en boitant. Entretien avec Carlo Ginzburg "

Le débat
Bernard E. Harcourt, " Présentation "

Gary Becker dialogue avec Michel Foucault. Débat avec Gary Becker, François Ewald et Bernard Harcourt

Varia
Henrik E. Vigh, " La marge au centre. Sur les réseaux, la cocaïne et le crime transnational à Bissau "

François Dubet, " Discriminations : égalité, reconnaissance et retours du refoulé "

Droit de suite
Nilüfer Göle, " La démocratie de l'espace public "

Bernardo Sorj, " La politique brésilienne dans une nouvelle ère ? "

Jérôme Ferret, " La violence refusée des indignados espagnols "

Depuis une vingtaine d'années, les chercheurs en sciences humaines et sociales se retrouvent de plus en plus souvent pris, de manière volontaire ou involontaire, dans les mailles du processus judiciaire. Ce numéro de Socio souhaite analyser et comprendre, au croisement de regards disciplinaires multiples, les enjeux et les déclinaisons de cette dynamique.Les articles attendus pourront tout particulièrement explorer trois grands types d'implication des chercheurs " à la barre ", qui structureront le numéro:1. Leur activité scientifique les amène, de gré ou de force, à prendre parti dans des procès au nom de la justice ou au nom de la vérité, tendant ainsi pour certains à transgresser, ou tout au moins à fragiliser la frontière entre action et objectivité. Une première série d'articles interrogera les différentes facettes de cette montée en puissance de la prise à parti des chercheurs comme témoins devant les tribunaux.2. Leur activité scientifique est mise en cause par le biais des plaintes pour diffamation. Cette dynamique n'est pas récente, mais elle se généralise, et les plaintes sont le plus souvent déposées par des représentants de l'État contre des chercheurs. Il semble donc d'autant plus nécessaire d'analyser les nouvelles formes d'intimidation que de telles mises en cause sous-tendent. Les enjeux de la solidarité académique pourront également être interrogés.3. Les chercheurs participent par leur expertise aux transformations des cadres même de la justice en venant fournir des matrices cognitives ou des formes de justice " clé en main ". Là encore, cette forme d'intervention est présente depuis l'époque coloniale, mais l'implication des chercheurs en sciences sociales dans le processus judiciaire prend actuellement de nouveaux visages qu'il s'agira de documenter et d'analyser, en se penchant par exemple sur la " justice restauratrice " ou justice transitionnelle et sur les commissions " Vérité et réconciliation ".

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