Théories et pratiques en géographie physique. Hommage au professeur Alain Godard/From Continent to Catchment. Theories and Practices in Physical Geography. A Tribute to Professor Alain Godard
70 collègues, français et allemands, australiens, britanniques, polonais, portugais, québécois, scandinaves ont contribué à la réalisation de l'ouvrage en hommage au professeur Alain Godard. Les contributions s'articulent autour de trois thèmes scientifiques représentatifs de l'itinéraire d'Alain Godard : les socles cristallins, les domaines froids, les bilans d'érosion et rythmes d'évolution.
L'enquête ethnologique dans le parc national de la Vanoise, fondée sur le mode de l'observation participante, a été délicate à mener en partie à cause des enjeux très conflictuels liés à la création et à l'évolution des modes de gestion des espaces naturels. Et les protagonistes avaient pris le parti d'éviter le débat plutôt que d'entrer dans la controverse. Conformément au modèle de protection de la Wilderness, — ou de ce qu'il est convenu d'appeler la nature primitive ou vierge —, la politique de protection de la nature a longtemps consisté, en France, à connaître et protéger les espèces et à limiter le développement des activités humaines dans les parcs nationaux. Cependant, l'évolution des approches écologiques et l'émergence des concepts de biodiversité et de développement durable ont récemment amorcé un changement d'orientation dans les politiques de conservation et de gestion des espaces protégés. L'auteur expose ici une analyse de ces mutations grâce à une description très fine des visions du monde des personnes ayant participé à la création d'un parc national. Si l'histoire institutionnelle et idéologique de la protection de la nature en France apparaît en filigrane tout au long du livre, l'auteur propose surtout un exposé passionnant des attitudes et positions éthiques des acteurs. Il analyse les formes de construction et de circulation des savoirs pratiques, cognitifs et symboliques autour des objets naturels.
Il s'agit d'un manuel pratique qui présente en dix-neuf leçons, à partir d'un choix de textes, ce qu'il faut connaître au sujet de l'ancien occitan (morphologie nominale et verbale, syntaxe…) pour lire les textes littéraires du Moyen Âge sans passer par les traductions françaises. Il s'adresse bien sûr aux étudiants mais aussi aux curieux qui, par goût personnel, veulent découvrir seuls l'ancien occitan ou en approfondir la connaissance/Manual practic que presenta en dètz e nòu leiçons, a partir d'una causida de tèxtes, çò que cal conéisser de l'occitan ancian (morfologia nominala e verbala, sintaxi…) per legir los tèxtes literaris de l'Edat Mejana sens passar per las reviradas francesas. Es lo perlongament e lo complement indispensable de La Lenga del Trobar, precís de gramatica d'occitan ancian, publicat en 1999. L'Iniciacion a l'occitan ancian s'adreiça de segur als estudiants mas tanben als curioses que, per gost personal, vòlon descobrir solets l'occitan ancian o n'aprigondir la coneissença.
Table ronde en l'honneur du professeur René Neboit-Guilhot
Géographes, paléoenvironnementalistes, historiens et archéologues se sont réunis, autour de René Neboit-Guilhot, pour revisiter une problématique scientifique qui lui est chère : les rapports complexes et multiformes existant au sein du triptyque société, climat et érosion. L'ouvrage présente cinquante-six contributions regroupées autour de trois questions clefs. La première concerne les difficultés méthodologiques posées par le déchiffrage et l'interprétation des archives sédimentaires comme indicateurs des paléoenvironnements et des paléodynamiques holocènes. La deuxième soulève le problème des dialectiques homme/climat et insiste sur leur inégale perception selon les acteurs scientifiques, les échelles d'analyse et les contextes morphoclimatiques. En troisième lieu, enfin, est proposée une mise au point sur les acquis et les perspectives des recherches géomorphologiques et géoarchéologiques dans le monde méditerranéen.
Renaissance littéraire et renaissance linguistique en pays de langue d'oc aux 19e et 20e siècles
Le 19e siècle a été, en Europe, "le siècle des renaissances" littéraires et linguistiques. Des langues connaissent alors des formes d'institutionnalisation dont elles n'avaient jamais bénéficié jusque-là, et, de ces langues accédant ainsi à la légitimation culturelle et politique, des traditions littéraires surgissent ou resurgissent. L'urgence des temps s'accompagnait alors d'une résurgence des mots. La renaissance littéraire occitane a fait partie de ce mouvement multiforme, avec ses caractéristiques propres. Elle n'est pas renaissance à partir de rien, mais retour sur une histoire déjà ancienne : celle de ses origines et de ses splendeurs médiévales, dont le souvenir a cependant très tôt été considéré bien davantage comme le signe d'une disparition que comme celui d'une continuité à restaurer. De Fabre d'Olivet, son théoricien, jusqu'à Frédéric Mistral, en passant par le Bordelais Antoine Verdié ou l'Agenais Jasmin, ce manque s'est transformé en désir d'écriture sans relâche travaillé par la question lancinante de la transmission des mots et de son interruption. Au 20e siècle, des écrivains comme Joseph d'Arbaud, Antonin Perbosc ou, plus près de nous, Max Rouquette et Bernard Manciet, ont ancré leur écriture dans cet exil des origines qui est ainsi devenu la forme première de leur expression et de leur imaginaire.
L'ouvrage réunit tout ce qu'il faut savoir de l'ancien occitan pour lire les troubadours et les textes de la littérature occitane du Moyen Âge. Les auteurs ont voulu qu'il soit surtout pédagogique, simple, clair et facile à consulter, afin que la découverte et l'apprentissage de la langue occitane ancienne soient plus agréables et plus efficaces/Recampa çò que cal saber de l'occitan ancian per legir los trobadors e los tèxtes de la literatura occitana de l'Edat Mejana. Los autors l'an volgut sustot pedagogic, simple, clar e de bon consultar per tal que la descobèrta e l'aprendissatge de la lenga occitana anciana foguèsson mai agradius e mai eficaces.
Cuisine et société à Bordeaux et dans les villes portuaires. Colloque international organisé par l'université de Bordeaux III et le CNRS, 4 et 5 oct. 2004
Poumon de la ville, lieu de croisement des hommes et des cultures, la Garonne a toujours été une source de richesses pour Bordeaux. Un port est un carrefour où se croisent et se rencontrent des influences diverses, notamment dans le domaine de l'alimentation. Au port de Bordeaux se sont rencontrés les ressources du fleuve limoneux, de l'alose à la lamproie, les produits des terroirs aquitains, du vin au confit, et les denrées coloniales importées des Antilles. Cette ouverture du port sur l'océan participe de l'évolution de la gastronomie portuaire. À Bordeaux, à Buenos Aires, à Porto ou à Hambourg, existe-t-il vraiment une singularité des cuisines portuaires ? Afin de retrouver les influences, d'identifier les saveurs et de saisir les subtilités du goût dans les villes maritimes, le livre invite à un véritable voyage gustatif de plus de trois siècles (du 18e au 20e siècle).
L'importance accordée à l'histoire antique de Marseille vient de ce qu'elle est la plus ancienne colonie fondée par des Grecs sur le territoire national. C'est aussi la ville de Gaule sur laquelle nous possédons le plus de textes antiques, à la fois parce que Massalia a été l'alliée privilégiée de Rome contre Carthage et parce que la riche cité commerçante a été l'un des facteurs essentiels de l'hellénisation du sud de la France avant la conquête romaine. En dépit de cette richesse de textes, Marseille est pauvre en vestiges visibles. Le développement de l'archéologie locale y est récent. C'est surtout dans les années 1980 que les grandes fouilles urbaines se sont réellement développées qui, comme partout en France, ont profondément modifié l'état des connaissances concernant les origines antiques. Dans ce contexte il est apparu essentiel que le pré-inventaire développe les informations essentielles à la compréhension de l'histoire de Marseille aux époques archaïque, classique, hellénistique, romaine et médiévale. Jamais un tel bilan n'avait encore été tenté. Mais ce gigantesque "puzzle archéologique" se devait d'être accompagné des multiples synthèses qui permettent mieux de comprendre le sens de l'histoire de la ville. La proximité de Marseille d'un grand centre de recherche, à Aix-en-Provence, a permis d'écrire cette "nouvelle histoire de Marseille".
Ce premier volume de la série des cartes archéologiques de la Gaule dédié au département de Vaucluse est spécialement consacré à Vaison-la-Romaine, l'une des six villes romaines du département mais la seule à ne pas avoir reçu le statut officiel de colonie (elle est considérée comme cité fédérée). Elle fut l'objet aux 19e et 20e siècles de spectaculaires découvertes archéologiques, en particulier la découverte des nécropoles dont la plus grande partie du mobilier enrichit le musée Calvet à Avignon. C'est ensuite le chanoine J. Sautel qui dégagea jusqu'à sa mort en 1955 l'essentiel des vestiges actuellement visibles. Les informations rassemblées dans cet ouvrage, ordonnées selon un parcours topographique, conduisent le lecteur dans l'intimité des demeures privées et à la découverte de quelques bâtiments publics.
Pouvoir central et pouvoir local en Méditerranée occidentale, 15e-18e siècles
De l'Espagne à l'Italie en passant par le sud de la France, l'évolution du système des ordres est fortement différenciée du 15e au 18e siècle. Les multiples relations entre pouvoir local et pouvoir central apparaissent comme déterminantes. Les hiérarchies juridiques entre ordres et entre communautés, les rôles au sein du lignage sont à la base de constructions politiques ("partis", factions), qui s'édifient et évoluent en utilisant les mêmes matériaux dans un système "répétitif" où l'innovation et le changement ont, paradoxalement, leur place. Des comportements nouveaux s'affirment au cours des 17e et 18e siècles, en particulier la primogéniture. Le rôle, jusqu'alors déterminant, de la parenté et de l'alliance s'efface. Une nouvelle architecture politique encadrée par des rapports de pouvoir nouveaux entre le centre et la périphérie s'affirme : c'est celle que, globalement, nous connaissons encore aujourd'hui.
L'ouvrage réunit tout ce qu'il faut savoir de l'ancien occitan pour lire les troubadours et les textes de la littérature occitane du Moyen Âge. Les auteurs ont voulu qu'il soit surtout pédagogique, simple, clair et facile à consulter, afin que la découverte et l'apprentissage de la langue occitane ancienne soient plus agréables et plus efficaces/Recampa çò que cal saber de l'occitan ancian per legir los trobadors e los tèxtes de la literatura occitana de l'Edat Mejana. Los autors l'an volgut sustot pedagogic, simple, clar e de bon consultar per tal que la descobèrta e l'aprendissatge de la lenga occitana anciana foguèsson mai agradius e mai eficaces.
En France, contrairement aux pays d'Europe du Nord, l'histoire rurale porte sur une faible profondeur historique, ses études s'exerçant majoritairement du plein Moyen Âge aux 19e et 20e siècles. Les contributions rassemblées dans le volume restituent à l'époque gallo-romaine les paysages anthropisés et leurs transformations, en France principalement. La collaboration entre plusieurs disciplines archéologiques (carpologie, palynologie, anthracologie…) permet aussi d'approfondir sur le long temps, la gestion de l'espace rural et d'en généraliser progressivement les modèles.