Derrière le mythe du militant infatigable ou encore du médecin des pauvres se cache un homme, François-Vincent Raspail (1794-1878), qui a construit un imaginaire républicain original mêlant politique et science. En retraçant la biographie de l'homme politique et du chimiste François-Vincent Raspail (1794-1878), ce livre tente de répondre à la question suivante : que signifie être républicain au cours du XIXe siècle en France ? À travers le cas de Raspail, il est possible d'envisager le républicanisme à l'échelle individuelle et de manière évolutive. Par ailleurs, les doctrines républicaines de Raspail ont la particularité d'entrer en résonance avec ses travaux scientifiques sur la théorie cellulaire : le savant et le politique ne font qu'un. Être républicain, consiste ainsi à développer un imaginaire politique et, dans le cas de Raspail, à faire l'objet d'un mythe politique qu'il s'agit d'analyser et de déconstruire en étudiant ses différentes déclinaisons au cours de sa vie (l'ami du peuple, le lutteur infatigable, le médecin des pauvres, l'homme désintéressé, le martyr républicain, etc.).
Le récit de ce que fut l'expérience communiste en Algérie coloniale, à un moment où les empires coloniaux atteignent leur apogée et où émergent les premiers mouvements de libération nationale.
Dès 1920, le Parti communiste français nouvellement créé voit son influence s'étendre jusqu'à l'Algérie coloniale où des militants socialistes rejoignent massivement la IIIe internationale. Ces derniers, issus de la population européenne de la colonie, doivent alors adopter la ligne résolument anticolonialiste de l'Internationale communiste, sur un territoire résolument hostile à cette idée.
Ce livre reconstitue ce que fut l'organisation communiste en Algérie coloniale, de 1920 à 1939, présente ses militants, leurs mobilisations, leurs liens avec la direction du PCF, à Paris, et avec celle de l'Internationale communiste, à Moscou et la répression à laquelle ils doivent faire face. Surtout, il s'interroge sur la nature même du communisme dans ses dimensions particulières à la société coloniale, dans une période où émergent les premiers mouvements de libération national.
Revisiter le conflit franco-allemand de 1870-1871 à travers des écrits personnels et intimes rédigés par des civils.
Cet ouvrage propose de revisiter le conflit franco-allemand de 1870-1871 à travers une centaine d'écrits personnels et intimes rédigée par des civils. Ce corpus archivistique permet un accès unique au ressenti et à l'intime des contemporains non combattants et, par là même, la restitution d'une histoire de l'appréciation sensorielle de la guerre de 1870. L'ambition ici est de mettre en lumière les rouages de la " mise en scène de soi " des contemporains dans un contexte guerrier, leur perception de cette guerre subie et leur façon d'en rendre compte. L'analyse de ces écrits permet de mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre dans la reconstruction de la mémoire nationale, véritable urgence et nécessité politiques face au nouvel Empire allemand victorieux.
Un ouvrage d'hommage à un grand historien de la France qui replace ses écrits dans des dynamiques historiographiques contemporaines.
Chercheur discret et prolifique, l'historien Jean-Claude Farcy, spécialiste de la France contemporaine, a construit une oeuvre majeure, au croisement de l'histoire rurale, de l'histoire de la justice et de celle de la répression politique et sociale. Dans chacun de ces domaines, il a apporté des contributions notables qui ont renouvelé les questionnements et les méthodes. Cet ouvrage collectif entend lui rendre hommage en revenant sur les principaux thèmes qui furent au coeur de sa réflexion, avec comme horizon de replacer ses écrits et ses apports dans les dynamiques historiographiques contemporaines.
Pour mieux comprendre le fonctionnement des appareils judiciaires et leurs implications sociales, juridiques et politiques.
La richesse du matériel documentaire conservé, au croisement entre les sources historiques et archéologiques, offre de nouveaux angles d'approche : sur les acteurs de la justice, officiers de justice grands et subalternes, sur les lieux de la justice, lieux d'exécution, d'exposition mais aussi d'inhumation. Elle permet un regard anthropologique sur le traitement des corps suppliciés ainsi que sur les stratégies mises en œuvre. L'objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des appareils judiciaires et leurs implications sociales, juridiques et politiques.