Vignobles disparus ou reconstitués, appellations, métiers de la vigne et du vin, dynamiques territoriales, innovation et spécialisation, manifestations... rythment cet ouvrage et nous racontent la richesse et la diversité des hommes, des territoires et des paysages qui font la boisson des dieux. Publication des 28 communications du colloque de Bordeaux organisé par AHSR et le CEMMC-Bordeaux Montaigne, le présent volume ne se contente pas de reprendre les travaux antérieurs: tous les auteurs apportent une pierre à l'édifice de la connaissance d'un sujet en perpétuel renouvellement. Historiens, archéologues et géographes, confirmés ou plus jeunes, se sont employés à débusquer de nouveaux chantiers, tant sur le plan chronologique que géographique, de la Haute Antiquité à nos jours, selon différentes échelles d'analyse spatiale.
Dans un arc méditerranéen qui court du Nord de l'Italie à la Catalogne, les matrices cadastrales constituent une véritable manne documentaire. Elles sont emblématiques du patrimoine écrit produit, depuis le Moyen Âge, dans cette région d'Europe. En Languedoc, ces " compoix ", qui font le bonheur des médiévistes et des modernistes depuis les travaux de Philippe Wolff (1954), Albert Soboul (1958) et Emmanuel Le Roy Ladurie (1966), occupent, en bonne place, les rayonnages des différents dépôts d'archives. Pour autant, leur histoire propre restait à écrire. Ce livre est le premier à y contribuer, en transportant le lecteur des rives de la Méditerranée aux hautes terres du Gévaudan. Chemin faisant, c'est toute l'histoire des relations tissées entre l'État, les territoires et les populations, qui resurgit. Les anciennes matrices cadastrales des communautés rurales et urbaines se tiennent en effet à la confluence de grands courants de l'histoire du Sud du royaume, tant leur production s'avère le fruit de la rencontre des intérêts économiques, sociaux et politiques des différents acteurs du territoire languedocien. Ils sont donc récipiendaires, dans une longue durée, de nombreux enjeux fiscaux, spatiaux et sociétaux.
Cet ouvrage revisite la notion de " nouveau " ou de " second " servage, en confrontant les points de vue des historiens médiévistes et des spécialistes de l'époque moderne, et en mêlant des problématiques juridiques, économiques, sociales et même ethnologiques. La question servile, naguère un peu négligée, est à nouveau un domaine de recherches très dynamique, ici enrichi du dialogue entre spécialistes de disciplines et périodes différentes, mais aussi entre héritiers des historiographies de l'Europe occidentale et de l'Europe orientale, si longtemps étanches l'une à l'autre pour des raisons rien moins que scientifiques.
En étudiant un ensemble de villages mnong et le Nord-Est cambodgien, Mathieu Guérin montre les modifications des rapports entre les habitants des hautes terres et les autorités françaises et khmères. À chaque fois que les sources le permettent, les points de vue des paysans de la forêt, des autorités coloniales et des Cambodgiens sont confrontés.
Dans cet ouvrage, géographes et historiens ont associés leurs efforts tout en s'ouvrant à d'autres disciplines comme le droit, la sociologie, l'agronomie et l'ethnozootechnie pour identifier les acteurs et circonscrire les espaces à la faveur de l'évolution d'un secteur situé au carrefour de la production, des échanges et de l'aménagement du territoire.
Signés par 34 archéologues, historiens ou agronomes, ces actes de colloque soulignent les acquis récents de la recherche sur les pratiques agricoles et la pensée agronomique, du Néolithique à nos jours. Outre un exposé de leurs analyses, les auteurs de ce volume se sont efforcés de croiser les apports de leurs disciplines respectives. Une partie de l'ouvrage est dédiée à Olivier de Serres et à son œuvre.
En rouvrant les pistes lancées par Marc Bloch dès 1929, ces actes de colloque procèdent à l'examen comparatif des divers types de registres et de plans qui fournissent, au Moyen Âge comme à l'époque moderne, une description parcellaire sur la propriété du sol. De l'utilisation traditionnelle de ces documents fonciers aux possibilités qu'offre l'informatique pour le traitement des données et la cartographie régressive, c'est le métier de l'historien ruraliste qui apparaît ainsi en plein renouvellement.
Du XIIIe au XVIIIe siècle, la vie propre d'un village se mesure à la vigueur des solidarités, au poids des traditions et à l'autonomie de ses moyens. Défendre ses droits et engager un procès, conserver et embellir son église, assister ses pauvres, obligent à s'entendre sur ce qui est l'intérêt collectif, puis requièrent un effort financier. Les villages obligés de recourir à des cotisations, risquent aussi de voir le pouvoir local échoir aux plus capables d'assumer les implications financières d'une décision : " Qui paie, décide ."
Fournir un cadre de référence à tous ceux qui s'intéressent aux campagnes de la France et de la Grande-Bretagne à l'époque moderne, et dresser un état bibliographique d'un siècle de recherches en histoire agraire, telles sont les ambitions de ce guide. Il rassemble 3 000 titres dus à plus de 1 750 auteurs - dont 400 britanniques -, classés à l'intérieur de douze sections, et dotés d'index. Un guide de référence pour les chercheurs et les bibliothèques.
Un ouvrage classique, dont le sujet avait été accepté par Marc Bloch et dont certaines orientations sont toujours actuelles. Au-delà du tableau d'une singularité régionale, il démontre la dynamique de la société rurale bourguignonne et ses résistances aux changements impulsés de l'extérieur. Les liens entre les sources, l'espace et les problèmes historiques généraux sont constamment affirmés dans cette thèse longuement mûrie.