La notion complexe de l'interactivité, entendue comme une activité de dialogue entre un humain et un programme informatique, peut être reliée à la simulation de relations interindividuelles médiatisées par ordinateur. L'appropriation des technologies interactives par les musées donne parfois lieu à de riches propositions multimédias, mais le plus souvent les musées privilégient les logiques de diffusion et de communication unidirectionnelles. Le livre propose une analyse de l'interactivité dans le secteur muséal, qui présente l'intérêt de tenir une place spécifique dans la société en tant qu'institution publique tout en s'inscrivant, dans une certaine mesure, dans les logiques d'industrialisation et de marchandisation de la culture. Cette situation, source de tension, permet l'examen de la dissémination des technologies informatiques, télécommunicationnelles et multimédias. Grâce à une étude approfondie des activités multimédias des musées, l'auteure aborde, dans une démarche critique, les problématiques relatives à l'interactivité.
L'essor des technologies numériques change profondément la donne de la diffusion des connaissances. Dans ce contexte, l'édition électronique se trouve dans une situation singulière : héritière de l'édition traditionnelle, elle fait pourtant éclater la plupart des cadres qui ont fondé cette dernière. Cette situation qui n'est paradoxale qu'en apparence reflète la mutation des données techniques, la disparité des dispositions concernant le droit d'auteur, les phénomènes d'hyperconcentration, l'apparition des grands trusts internationaux et la concurrence acharnée que cela génère. Autant d'éléments qui instaurent une situation complexe tendant à freiner le développement européen de ce secteur d'activité.
La vie privée n'a de sens qu'en rapport à un contexte historique précis. L'ouvrage réunit des travaux d'historiens, de sociologues, de politologues et de juristes qui montrent comment la notion d'espace privée a évolué, et pourquoi aujourd'hui elle intéresse autant et d'abord les médias. Trois grandes parties abordent la médiatisation de la vie privée. D'abord, la mise en évidence de la porosité de la frontière "privé/public" dans le monde télévisuel qui tend à abolir la distance du spectacle pour faire de la télé réalité : le témoin et le témoignage procurant du sens par l'activation d'émotions qui "communiquent". Ensuite, l'étude de la vie privée des hommes politiques (avec pour emblème l'affaire Clinton-Levinski) invite à réfléchir à la condition de l'homme politique et à la relation politique dans la cité. Enfin, la liberté d'expression confrontée à la préservation de la vie privée, objet de la dernière partie du livre, devrait être atteinte par un juste équilibre entre ces droits antagonistes — liberté d'information et droit à la vie privée.