Nouveauté

L' Être anténatal

Dynamiques parentales, médicales et juridiques
Anne-Sophie GIRAUD
Résumé
Victoire féministe, l'allongement du délai légal de l'interruption volontaire de grossesse confère aux femmes une autonomie corporelle qui semble a priori peu compatible avec l'attention portée aujourd'hui à l'embryon et au fœtus. Ceux-ci, grâce aux progrès de l'imagerie médicale et des biotechnologies, s'imposent comme des êtres sociaux, inclus dans des dynamiques parentales, médicales et juridiques.Dans ce contexte apparemment paradoxal, comment la société française met-elle en place des procédures de régulation, d'organisation et d'institution qui tentent de concilier autonomie féminine et vie anténatale ? Pourquoi le fœtus avorté à la quatorzième semaine de grossesse est-il qualifié de " déchet anatomique ", tandis que, décédé lors d'une fausse couche une semaine pl ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
23.00 €
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Actuellement Indisponible
Date de première publication du titre 11 avril 2024
ISBN 9782735129294
EAN-13 9782735129294
Référence 127097-16
Nombre de pages de contenu principal 216
Format 15 x 23 x 1.4 cm
Poids 370 g

Préface d'Irène Théry
Introduction

I. L'INSTITUTION DES CONTRAIRES    
L'embryon in vitro et le fœtus mort dans le droit, des statuts liminaux
L'embryon in vitro : des situations de choix
Le fœtus mort : un statut organisé autour de degrés de choix possibles
L'institution de choix
Tensions et responsabilité

II. DEVENIR UNE PERSONNE
La grossesse comme temps de transformation
La phase de grossesse non installée
Le transfert et l'implantation : premiers processus d'individuation
La phase prénatale
La mort périnatale comme révélatrice du seuil de la naissance    

Conclusion

Annexe
    Le terrain
    Les lois promulguées et les grandes dates liées à l'être anténatal
Liste des abréviations utilisées dans le livre
Bibliographie
Remerciements

 

Victoire féministe, l'allongement du délai légal de l'interruption volontaire de grossesse confère aux femmes une autonomie corporelle qui semble a priori peu compatible avec l'attention portée aujourd'hui à l'embryon et au fœtus. Ceux-ci, grâce aux progrès de l'imagerie médicale et des biotechnologies, s'imposent comme des êtres sociaux, inclus dans des dynamiques parentales, médicales et juridiques.Dans ce contexte apparemment paradoxal, comment la société française met-elle en place des procédures de régulation, d'organisation et d'institution qui tentent de concilier autonomie féminine et vie anténatale ? Pourquoi le fœtus avorté à la quatorzième semaine de grossesse est-il qualifié de " déchet anatomique ", tandis que, décédé lors d'une fausse couche une semaine plus tard, on délivre à leur demande aux parents un acte d'enfant sans vie? Comment interpréter les statuts variés de l'être avant la naissance, entre " protopersonne " et résidu d'un processus biotechnique, entre " quasi-enfant " et " pièce anatomique " ? À quel moment peut-on considérer les porteurs d'un projet parental comme " parents " ? Comment sont vécues les fécondations in vitro ou les morts périnatales ?Anne-Sophie Giraud, anthropologue de la procréation au CNRS, répond à ces questions délicates et parfois polémiques à partir d'une vaste enquête portant sur les processus d'engendrement. Avec une grande rigueur scientifique et à l'aide de nombreux entretiens, L'Être anténatal démontre que l'engendrement doit être compris comme un processus de transformation physique et statutaire inscrit dans une temporalité propre et organisé autour de situations de choix.

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