PREMIÈRE PARTIE : LES NOUVELLES TECHNOLOGIES, FACTEUR D'ÉVOLUTION DU RAPPORT DU SALARIÉ À L'ENTREPRISE TITRE I – Les nouvelles technologies, facteur de modernisation des rapports de travail Chapitre I – Les nouvelles technologies, facteur d'adaptation des obligations de l'employeur Chapitre II – Les nouvelles technologies, facteur d'adaptation des droits de l'employeur TITRE II – Les nouvelles technologies, facteur de bouleversement des rapports de travail ? Chapitre I – Les nouvelles technologies, facteur d'un bouleversement subi des rapports de travail ? Chapitre II – Les nouvelles technologies, facteur de bouleversement consenti des rapports de travail ? SECONDE PARTIE : LES NOUVELLES TECHNOLOGIES, FACTEUR D'ÉVOLUTION DE L'ORGANISATION DE L'ENTREPRISE TITRE I – Les nouvelles technologies, facteur d'évolution du dialogue social Chapitre I – Les nouvelles technologies, objet du dialogue social Chapitre II – Les nouvelles technologies, moyens du dialogue social TITRE II – Les nouvelles technologies, facteur d'évolution du contrôle social Chapitre I – Les nouvelles technologies, vecteur de contrôle social Chapitre II – Les nouvelles technologies, vecteur de sanction sociale
De Kheops à Internet, des nanotechnologies à la téléportation, les nouvelles technologies rythment la vie des hommes. Fruits de leur intelligence, outils de grands travaux, moteurs de diffusion des savoirs, elles sont cause et effet des progrès de l'humanité. Innervant les relations de travail subordonnées comme tous les compartiments de la société, elles retiennent l'attention du juriste tant elles sont susceptibles de remodeler l'organisation de l'entreprise, de provoquer l'exclusion de la communauté de travail (au moins autant que de rapprocher ceux qui la composent), de provoquer l'entremêlement des vies personnelle et professionnelle. Nul compartiment du droit des relations de travail n'échappe à la pression des nouvelles technologies : au recrutement des salariés elles peuvent donner un nouveau visage ; à la conclusion du contrat de travail elles peuvent offrir instantanéité et dématérialisation ; au temps de son exécution elles imposent normes de sécurité (pour que, de chacun, le corps soit préservé) et normes de vie (pour que, de chacun, l'âme et l'esprit demeurent hors du champ de lecture de l'employeur). Et que dire du jeu de relations collectives remodelées à coup de communications syndicales dématérialisées, de vote électronique, de réunions virtuelles d'instances de représentation du personnel ? Le paysage se transforme. Le corpus normatif, parfois, peine à suivre. Le temps des diseurs de droit n'est pas celui de la science. Mais la science ne peut aller sans que le législateur et le juge, un jour, s'en saisissent. D'intérêts contradictoires où s'entremêlent impératif d'évolution (de l'entreprise) et de protection (du salarié), il leur appartient d'assurer la conciliation.