Richesse du prince et bien commun au XVIIIe siècle

Économie et société dans les Mémoires de Trévoux (1701-1762)
Bernard BARTHET
Date de publication
1er janvier 2016
Résumé
Afin d'affronter au mieux les profondes mutations du tournant du XVIIIe siècle et présenter une vision catholique du monde à opposer aux divers contestataires — incrédules, déistes, jansénistes, protestants — Louis XIV confie aux Jésuites de France la rédaction des Mémoires pour l'Histoire des Sciences et des Beaux Arts (dits Mémoires de Trévoux). Mais les Trévousiens se trouvent progressivement confrontés à des problématiques nouvelles pour eux concernant l'organisation de la société, la production et l'échange des biens. Leur stratégie " de combat " est contrainte de s'adapter.Il leur faut maintenant prendre la défense du régime monarchique en rappelant que la réalisation du " bien commun de ses Sujets " reste l'objectif du prince chrétien. En même temps, l'utilité de ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
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Date de première publication du titre 1er janvier 2016
ISBN 9791030000276
EAN-13 9791030000276
Référence 119438-20
Nombre de pages de contenu principal 201
Format 16 x 24 x 2.4 cm
Poids 672 g
Afin d'affronter au mieux les profondes mutations du tournant du XVIIIe siècle et présenter une vision catholique du monde à opposer aux divers contestataires — incrédules, déistes, jansénistes, protestants — Louis XIV confie aux Jésuites de France la rédaction des Mémoires pour l'Histoire des Sciences et des Beaux Arts (dits Mémoires de Trévoux). Mais les Trévousiens se trouvent progressivement confrontés à des problématiques nouvelles pour eux concernant l'organisation de la société, la production et l'échange des biens. Leur stratégie " de combat " est contrainte de s'adapter. Il leur faut maintenant prendre la défense du régime monarchique en rappelant que la réalisation du " bien commun de ses Sujets " reste l'objectif du prince chrétien. En même temps, l'utilité des institutions religieuses doit être justifiée tout comme l'engagement traditionnel de l'Église latine envers la famille. Par ailleurs, face au développement économique, les Jésuites ne cherchent pas à bâtir des théories, préférant plutôt encourager l'enrichissement du prince dans le respect des principes de la morale catholique. Néanmoins, si la conquête coloniale est approuvée avec enthousiasme, malgré quelques réserves sur le recours systématique à l'esclavage, l'accent est mis sur le modèle romain d'une société agraire stable attentive au respect de la nature reçue de Dieu comme témoin de l'ordre de la Création à valoriser par la " main de l'homme ". Une certitude demeure intangible: l'économie et la société doivent rester soumises à la morale chrétienne.

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