André des Gachons et la modernité fin de siècle

Delphine DURAND
Collection
Art et Société
Date de publication
16 octobre 2014
Résumé
André des Gachons (1871-1951) est l'un des artistes les plus singuliers de la fin de siècle, un cas extrême du symbolisme. Il s'impose sur la scène artistique des années 1890 et en traverse les mutations en signant une peinture onirique et fantastique où l'anti-naturalisme, l'aura poétique et le mysticisme ésotérique Rose+Croix tiennent une place importante. L'artiste a joué un rôle à ce moment décisif de l'histoire de l'art et s'est exprimé de manière originale dans différentes disciplines, que ce soit la peinture, les arts graphiques, les arts décoratifs, devenant une figure de la modernité fin de siècle. Considérées dans ce contexte, les caractéristiques de la fin de siècle s'y trouvent poussées à leur paroxysme en une œuvre où tous les arts sont réunis en une assomp ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
18.00 €
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Date de première publication du titre 16 octobre 2014
ISBN 9782753534568
EAN-13 9782753534568
Référence 118028-53
Nombre de pages de contenu principal 182
Format 17 x 24.5 x 1.2 cm
Poids 536 g

Préface de Jean-David Jumeau-Lafond

 

  • Une anabiographie ?
  • Une hagiographie, la fabrique de l'imagier
  • L'objet-imagier, phénomène des revues et du salon Rose+Croix
  • L'identité déchirée de l'illustrateur, une esthétique de la fêlure
  • Photogénie des esprits, une approche filmique du Symbolisme
André des Gachons (1871-1951) est l'un des artistes les plus singuliers de la fin de siècle, un cas extrême du symbolisme. Il s'impose sur la scène artistique des années 1890 et en traverse les mutations en signant une peinture onirique et fantastique où l'anti-naturalisme, l'aura poétique et le mysticisme ésotérique Rose+Croix tiennent une place importante. L'artiste a joué un rôle à ce moment décisif de l'histoire de l'art et s'est exprimé de manière originale dans différentes disciplines, que ce soit la peinture, les arts graphiques, les arts décoratifs, devenant une figure de la modernité fin de siècle. Considérées dans ce contexte, les caractéristiques de la fin de siècle s'y trouvent poussées à leur paroxysme en une œuvre où tous les arts sont réunis en une assomption visuelle, picturale et littéraire. La décennie (1889-1899) qui couvre son activité artistique à Paris témoigne d'une intense fermentation littéraire et artistique. Si l'on veut témoigner du rôle de l'artiste dans le Symbolisme, il suffit de se pencher sur sa collaboration aux " petites revues " qui tentent d'unir l'esthétique et l'esprit fin de siècle en une toile de fond très ample. Parmi les caractéristiques uniques de cette œuvre aux références multiples, les décors du Prince Naïf (1894) – pièce de théâtre syncrétique – préfigurent un espace et une pensée cinématographiques. Marquée par le symbolisme et le théâtre, l'œuvre cristallise un langage plastique et pictural dont les inventions graphiques anticipent l'œuvre de Méliès et l'expressionnisme cinématographique. On pourrait dire que c'est là une œuvre inclassable, fragmentée, d'une ductilité étonnante, qui atteint une originalité profonde, à l'image de la modernité.

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