En unité de soins palliatifs (USP), les soignants au sens large (du médecin à l'agent de service hospitalier [ASH] en passant par l'aide-soignant et le psychologue) ont été formés à soigner, parfois à guérir, et tous les malades qu'ils prennent en charge meurent. Comment faire du bon travail dans ce contexte ? Comment ne pas en souffrir et poursuivre, jour après jour, son activité ? Malgré ce que nous imaginons être une source de souffrance soignante, souvent, les professionnels s'inscrivent au long cours dans ce service et ne développent pas de pathologies liées au travail. Bien au contraire, plusieurs soignants disent avoir (re)trouvé un sens à leur activité en arrivant en USP ; sens qui fait parfois défaut dans des conditions hospitalières globalement dégradées.Si le ...
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En unité de soins palliatifs (USP), les soignants au sens large (du médecin à l'agent de service hospitalier [ASH] en passant par l'aide-soignant et le psychologue) ont été formés à soigner, parfois à guérir, et tous les malades qu'ils prennent en charge meurent. Comment faire du bon travail dans ce contexte ? Comment ne pas en souffrir et poursuivre, jour après jour, son activité ? Malgré ce que nous imaginons être une source de souffrance soignante, souvent, les professionnels s'inscrivent au long cours dans ce service et ne développent pas de pathologies liées au travail. Bien au contraire, plusieurs soignants disent avoir (re)trouvé un sens à leur activité en arrivant en USP ; sens qui fait parfois défaut dans des conditions hospitalières globalement dégradées.
Si les USP sont mieux dotées en personnel que la gériatrie, tout dépend cependant de la mission et de la définition de la mort que l'on se donne. Ici, les cultures professionnelles sont importantes, comme celle d'accompagner celui qui meurt et ses proches. Le mourir et la mort sont politiques, non pas que l'on nie la réalité physiologique qui mène au décès et la thanatomorphose qui s'en suit, mais plutôt que les représentations et pratiques qui encadrent le mourir et la mort sont liées aux cultures mises en œuvre, ici celles des professionnels, des malades et de leurs proches. Ces constructions s'appuient alors sur différentes représentations, de ce qu'est la maladie, la fin de vie, le deuil, mais aussi la personne.