Rilke, Inventaire : ce livre fait état, en les renouvelant, des thèmes incontournables de la recherche rilkéenne, tels que ses rapports avec la France, les voyages, ses éditeurs, la traduction, Cézanne ou Rodin…Rilke, Ouvertures : car il explore les résonances de son oeuvre au théâtre, au cinéma, par la lecture, ou le numérique.Les Cahiers de Malte de Laurids Brigge (1910), les Élégies de Duino (1922) de Rainer Maria Rilke font partie des sommets de la littérature mondiale. Quatre-vingt dix sept ans après sa mort, qu'en est-il du rayonnement de son œuvre, de la puissance novatrice de son écriture et de son éventuel message ? Comment lire cette œuvre protéiforme composée de poèmes, de lettres, d'essais, de traductions poétiques ou littéraires, de prose et de théâtre ?À travers un questionnement multiple et nécessairement pluridisciplinaire, ce livre réunit les contributions de trente-cinq auteurs spécialistes de Rilke et venant de huit pays différents. Douze sections thématiques offrent un regard panoramique sur la vie et l'œuvre du poète.Issu du premier colloque de Cerisy consacré à Rilke que Michel Itty et Silke Schauder ont organisé en août 2009, ce livre apporte des éclairages nouveaux sur son œuvre foisonnante et fertile. Il s'adresse à un large public désireux de suivre la trajectoire d'un poète qui ne cesse de nous interroger.
Le livre présente quelque cent cinquante poèmes en langue allemande avec leur traduction originale. Les deux pages de commentaires et d'analyse qui les précèdent sont rédigées en un langage qui ne craint pas une terminologie spécialisée dans les domaines de la métrique et de la rhétorique sans néanmoins tomber dans le travers d'un jargon académique abscons. Aux textes théoriques s'ajoutent de brèves biographies des poètes.L'ouvrage découvre un panorama concis de la poésie allemande focalisé sur les modèles de la poésie amoureuse du Moyen Âge au milieu du XXe siècle. C'est dire qu'il aborde dans un ordre chronologique le Minnesang, les chansons de Walther von der Vogelweide, l'amour et la mort dans le Tristan et Iseut de Gottfried von Straßburg, la Renaissance et la Réforme, le baroque avec sa cohorte d'amours et de douleurs, le siècle des Lumières et le classicisme, où les amours de Gœthe occupent une place importante. Puis on tombe dans le romantisme avec Novalis et Mörike. L'ouvrage s'achève par les multiples courants de l'époque moderne.La présentation des poèmes en miroir avec l'allemand sur la page de gauche et le français à droite permet une compréhension et une comparaison rapide du texte original pour qui ne maîtrise pas la langue de Gœthe.En fin de livre, on trouve un bref glossaire de versification, une bibliographie des sources et de la littérature secondaire, ainsi qu'un index des poètes.
En dépit du crédit accordé par l'ensemble de la critique aux textes de Janouch et de Mareš, on a pu relever, ici ou là, l'expression d'un scepticisme plus ou moins affirmé concernant l'authenticité du propos. Pour leurs défenseurs, les enjeux son
Cet ouvrage de réflexion sur l'une des plus méconnues des littératures d'aujourd'hui introduit le lecteur dans un monde paradoxal, si accessible et pourtant si étrange. Les auteurs présentés s'inscrivent certes dans la sphère culturelle germanique, mais ne souhaitent en aucune façon être considérés comme allemands ; beaucoup d'entre eux se tournent volontiers vers la France, qui les ignore presque totalement, faute de traductions et d'études accessibles aux lecteurs français . Depuis la disparition de Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt cette production littéraire a perdu son côté didactique, et se révèle être le terrain de multiples tentatives originales, oscillant entre la tentation autobiographique, les différentes déclinaisons de celle-ci dans des fictions romanesques étrangement familières et dépaysantes tout à la fois, et l'exploration non conventionnelle de toutes les possibilités de l'écriture contemporaine, dont la moins révolutionnaire n'est pas le recours sans complexe de nombre d'écrivains à un style d'une limpidité classique.Jamais hermétique, pratiquant volontiers l'intertextualité et le clin d'œil littéraire, cette production séduit par sa diversité ; elle laisse aussi à penser que les paradoxes qui la sous-tendent sont ceux qui dynamisent toute la création littéraire contemporaine, quel que soit son pays d'origine.Elle est aussi le lieu d'une réflexion fondamentale sur l'avènement d'une nouvelle esthétique, que l'on pourrait qualifier, à la suite d'Hugo Loetscher, d'esthétique de la simultanéité, ouvrant le champ des possibles littéraires par redistribution des rôles de la réalité et de la fiction.
Encensé de son vivant par les uns, décrié par les autres, H. Mann, né en 1871, l'année qui vit la fondation de l'Empire allemand, est un auteur difficile à cerner, aujourd'hui quelque peu oublié. Le présent ouvrage jette un éclairage nouveau sur un aspect central de l'oeuvre de l'auteur, son amour de la France républicaine, réplique inversée de sa détestation de l'Allemagne monarchique. Mêlant la réflexion sur l'œuvre et le regard sur l'homme, il met en lumière des aspects méconnus de la biographie de l'auteur qui, à leur tour, viennent éclairer le déroulement de l'œuvre saisie de l'intérieur, dans sa continuité et dans son unité. Depuis ses années de formation où des lectures françaises jouèrent un rôle de premier plan jusqu'à la réception tardive, au cours d'une crise que l'on suit pas à pas, de l'affaire Dreyfus à travers quelques grands textes de la littérature française (Michelet, Zola), H. Mann a suivi un parcours à la fois sinueux et conséquent au terme duquel, bravant les pratiques littéraires en usage dans l'Allemagne de son temps, il se détache de l'esthétisme de ses débuts et se pose dès 1915 en intellectuel protestataire. Dans le dialogue qu'il instaure entre l'image idéalisée qu'il se fait de la France et le regard sans concessions qu'il jette sur sa patrie, il construit sa foi en une autre Allemagne et conjure pour finir, dans sa biographie du roi de France Henri IV rédigée en exil, la stérilité de l'époque en lui substituant, dans une démarche subversive, la puissance de son idéal auquel il donne une réalité écrasante.
L'idée de totalité dans l'oeuvre deJohann Wolfgang von Goethe
L'ouvrage de Didier Hurson est consacré à la fois à l'oeuvre littéraire et scientifique de Goethe (1749-1832) : il se propose de mettre en lumière les liaisons subtiles qui tissent les plus grandes oeuvres du sage de Weimar. Les idées de totalité, de polarité et de complétude aident à mieux cerner la puissance créatrice de l'auteur du Faust et des Affinités électives.