N'est-il pas imprudent de gloser sur la Métaphysique d'Aristote ou de commenter l'Éthique d'Abélard, en s'en remettant aux seules traductions, a priori toujours sujettes à caution? Ceux qui préfèrent penser, et parler, en connaissance de cause, trouveront ici une initiation à la lecture directe des philosophes qui, durant des siècles pensèrent et/ou écrivirent en grec ou en latin. Il s'agit, en effet, de donner au lecteur contemporain les moyens de porter un regard critique sur telle ou telle interprétation, en examinant par lui-même la teneur du texte original. On trouvera dans ce livre une grammaire non conventionnelle, adaptée à la découverte progressive des mots, et des formes d'expression, récurrents dans le langage philosophique ancien, et accompagnée d'exemples et d'exercices, ainsi qu'un florilège bilingue, de Pythagore à Leibniz, suivi d'un glossaire.
Dans une lettre, Pline le Jeune, administrateur et auteur d'une correspondance très variée, interroge son ami Licinius Sura : " Je voudrais vraiment savoir si vous croyez que les fantômes (phantasmata) existent, ont une forme qui leur appartienne en propre et quelque puissance, ou s'ils sont sans consistance et sans réalité et ne reçoivent une apparence que de nos frayeurs " (VII, 27, 1). Pline se dit lui-même amené à croire à leur existence par plusieurs aventures qu'il a entendues et qu'il narre dans la suite de cette lettre. C'est dans cet autre monde entrevu par les Grecs et les Latins, objet des interrogations de Pline le Jeune, que cet ouvrage tente de pénétrer, afin d'y découvrir la forme et la substance des âmes et autres apparitions surnaturelles, très présentes dans toute la littérature antique, depuis Homère jusqu'à saint Augustin. Les auteurs anciens décrivent des visions inquiétantes qui héritent du culte très ancien des morts, mais donnent aussi la parole aux âmes qui interpellent, admonestent des vivants tantôt effrayés, tantôt fascinés. Cet ouvrage nous invite à redécouvrir cette vie surnaturelle antique où l'humain et le non-humain, le corps et l'âme font partie d'un tout sans paradoxes.
Le parcours proposé par Boèce dans la Consolatio est essentiellement la poursuite d'une finalité (telos) qui suppose, en termes platoniciens, une réminiscence et une pleine conscience de ce qu'est la nature humaine. Se fondant sur des analyses approfondies du concept de finalité et de ses implications, cet ouvrage envisage le déploiement de la finalité suprême au sein des rapports entre Dieu et le monde, ainsi que les aspects spécifiquement anthropologiques de la finalité et les moyens adaptés pour la réaliser.
Ennius, l'un des premiers grands poètes de Rome, aimait à dire qu'il avait trois cœurs, parce qu'il savait, outre la langue de son enfance, le grec et le latin. À trop cloisonner les disciplines, l'Université française risque de se couper d'une tradition humaniste européenne, si brillamment illustrée jadis par les Estienne, les Érasme, les Ficin, et tous ceux qui se reconnaissaient héritiers d'une civilisation fondamentalement bilingue. Le Lexicon permet de remonter des mots français aux mots utilisés par les Romains et les Grecs, et inversement – selon trois ordres de lecture possibles : du français au grec via le latin, du latin au grec via le français, et du grec au latin via le français. Ce dictionnaire sans précédent s'adresse non seulement aux étudiants des filières classiques (lettres, histoire, philosophie), mais, bien plus largement, à tous les esprits curieux de retrouver les origines de leur langue et de leur civilisation, en circulant librement de Paris à Athènes via Rome.
Hélène peut être lue comme une tragédie aux multiples résonances philosophiques et religieuses. Car Euripide, en réécrivant le mythe d'Hélène, n'invite pas seulement les Athéniens à oublier leurs difficultés liées à des circonstances historiques particulièrement douloureuses, mais il leur propose une réflexion plus vaste sur l'assujettissement de l'action humaine aux caprices de la Fortune. En s'appuyant sur un travail philologique rigoureux, Christine Amiech propose ici une lecture renouvelée du chef-d'œuvre d'Euripide. Avec une préface d'André Tuilier.
Cette méthode se compose de quinze leçons, modulables selon le temps dont dispose le lecteur. Elle permet un apprentissage accéléré de la langue sur une seule année universitaire. Chaque exposé grammatical est suivi d'une partie pratique et d'exercices corrigés. Suivent des versions graduées, annotées et traduites. Le lecteur dispose enfin d'un abondant lexique trilingue, grec-français-latin, instrument tout à fait nouveau.
Cette méthode se compose – comme ses jumelles latine et hébraïque parues dans la même collection – de quinze leçons, modulables selon le temps dont dispose le lecteur. Elle permet, au lecteur assidu, un apprentissage accéléré du grec ancien. Chaque exposé grammatical théorique est suivi d'une partie pratique, où sont étudiées les principales difficultés que rencontrera l'étudiant dans les textes, et d'exercices corrigés. Suivent des versions graduées, annotées et traduites, qui permettront à l'étudiant solitaire de s'entraîner par lui-même sur de beaux textes, d'Homère à Plutarque. Cette méthode s'adresse notamment aux étudiants de lettres, d'histoire ancienne et de philosophie, mais plus largement à tous les esprits curieux de déchiffrer par eux-mêmes quelques phrases de Platon.
À trop cloisonner les disciplines, nous risquons de nous couper d'une tradition humaniste européenne. La deuxième édition de ce Lexicon, dictionnaire latin-français-grec (et vice versa) sera un instrument indispensable pour tous ceux qui souhaitent circuler librement d'un côté à l'autre du monde gréco-romain, aller et venir de la Rome de Cicéron à l'Athènes de Platon.
Cette méthode se compose de quinze leçons modulables. Chaque exposé grammatical est suivi d'une partie pratique, d'exercices avec leurs corrigés et de textes bibliques analysés mot à mot qui permettront au lecteur d'avoir un aperçu de différents genres littéraires bibliques. Un lexique lui donnera la possibilité de s'entraîner à la recherche dans le dictionnaire. Le but de ce manuel est de donner à l'étudiant les moyens d'être autonome et connaître ainsi, dans sa langue originale, le texte fondateur d'une culture qui n'est pas seulement religieuse. Nous apprenons avec une grande tristesse la mort prématurée de Sophie Kessler-Mesguich, auteur de l'Hébreu biblique en 15 leçons qui est devenu en quelques mois un manuel de référence. Agrégée de grammaire et d'hébreu, professeur de langue et linguistique hébraïques à l'université Paris III (Sorbonne nouvelle), Sophie Kessler-Mesguich avait pris la direction du Centre de recherche français de Jérusalem. Ses travaux s'imposent dans pas moins de quatre domaines : l'hébreu biblique, l'hébreu michnique où elle était considérée comme l'une des meilleures au monde, les grammairiens français de l'hébreu au XVIe siècle pour lesquels sa thèse, bien qu'inédite, est une référence nécessaire, enfin l'hébreu contemporain, objet de ses plus récentes recherches. [12 février 2010.]
Grammaire fondamentale, exercices et versions corrigés, lexique latin-français 2e édition
Édition corrigée et augmentée.Cette méthode se compose de quinze leçons : elles permettent un apprentissage accéléré de la langue sur une seule année universitaire. Chaque exposé grammatical théorique est suivi d'une partie " pratique " où sont étudiées les principales difficultés et d'exercices corrigés. Le lecteur dispose, à la fin du livre, d'un livre lexique latin-français abondant qui lui permettra de se passer des gros dictionnaires.
Sujet généralement peu abordé, l'étude de l'épigraphie funéraire permet pourtant une approche de la vie romaine par les couches inférieures ou médianes de la société. Elle ne s'occupe en effet pas seulement des notables, mais aussi des Romains et Romaines ordinaires, ignorés souvent de la littérature.
L'akolasia de la jeunesse au IVe siècle avant J.-C.
Lysias établit un clivage entre une mauvaise jeunesse, portée à toutes les formes d'intempérance, et la bonne jeunesse, respectueuse de l'ordre. L'auteur analyse, dans l'œuvre de Platon et dans les traités moraux d'Aristote, la valeur morale et philosophique du concept d'akolasia, centre d'un champ sémantique étendu ; puis sa valeur politique liée notamment à l'incivisme de la jeunesse que dénoncent les auteurs du IVe siècle av. J.-C.