En pleine prise avec l'actualité du Brexit et de la crise identitaire et politique qui s'ensuit, cette pièce de théâtre est un examen d'une figure de la politique britannique du XXe siècle et de son parcours jusqu'à l'extrême droite.
Ombres que nous sommes, et chimères que nous poursuivons ", écrivait Edmund Burke en 1780 à l'issue d'une élection endeuillée par la mort d'un des candidats. C'est le titre choisi par Chris Hannan pour sa pièce consacrée au sombre héritage d'Enoch Powell et à l'ombre persistante portée par son discours dit " des rivières de sang " sur la société britannique. Créée en 2016 au Birmingham Repertory Theatre, et reprise en 2017 au Royal Lyceum d'Édimbourg, puis à Londres avec Ian Mc Darmid dans le rôle-titre, cette pièce commence par ce discours prononcé à Birmingham par Enoch Powell en 1968. Il s'agit là du discours le plus polarisant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu'aux discours d'exclusion et d'isolement du Brexit en 2016.
Qui accueillons-nous ? À qui refusons-nous l'asile ? Même les pays gouvernés selon des principes " humanistes " ne s'ouvrent pas à qui est dans le besoin ipso facto. Ces logiques sont anciennes. Elles sont aussi labiles, de l'Antiquité à nos jours.
Qui accueillons-nous dans nos sociétés ? À qui refusons-nous l'asile et le logement ? Ces dernières années, cette polémique a fait rage dans les médias et la sphère publique à l'occasion de la " crise des migrants ". Elle a mis en lumière une réalité souvent oubliée : les individus et les groupes dans le besoin ne trouvent pas ipso facto l'asile et le soutien dans un pays donné, même si ce dernier prétend les principes humanitaires. L'asile doit être négocié. Les contributions de ce dossier interrogent l'accueil de l'époque antique à l'actualité la plus brûlante.
Le dossier se propose d'étudier, d'un point de vue archéologique et historique, les sociétés nordiques et baltes dans les siècles qui ont précédé l'introduction plus ou moins massive du christianisme dans ces contrées, parfois à l'aide de croisades au XIIIe siècle. Il montre que ces sociétés, loin d'être retardataires, avaient un degré non négligeable de développement. Il souligne aussi que la christianisation a été un processus relativement lent et compliqué, se heurtant à des structures sociétales et mentales solides. Les deux articles des " mélanges " portent, l'un sur les De la Gardie, une famille française anoblie au service des rois de Suède, et l'autre sur les facteurs socio-économiques qui ont favorisé la victoire russe et la conquête de la Finlande lors de la Grande Guerre du Nord de 1700 à 1714. La rubrique " Sources " présente pour sa part une traduction française (inédite) de l'œuvre célèbre de Johann Gröning, Navigatio libera.
Le dossier se propose d'étudier, d'un point de vue archéologique et historique, les sociétés nordiques et baltes dans les siècles qui ont précédé l'introduction plus ou moins massive du christianisme dans ces contrées, parfois à l'aide de croisades au XIIIe siècle. Il montre que ces sociétés, loin d'être retardataires, avaient un degré non négligeable de développement. Il souligne aussi que la christianisation a été un processus relativement lent et compliqué, se heurtant à des structures sociétales et mentales solides. Les deux articles des " mélanges " portent, l'un sur les De la Gardie, une famille française anoblie au service des rois de Suède, et l'autre sur les facteurs socio-économiques qui ont favorisé la victoire russe et la conquête de la Finlande lors de la Grande Guerre du Nord de 1700 à 1714. La rubrique " Sources " présente pour sa part une traduction française (inédite) de l'œuvre célèbre de Johann Gröning, Navigatio libera.
Depuis plus de deux siècles, par la richesse de ses collections, de ses enseignements, de ses pôles de recherche, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) est en constante évolution. Étudier son histoire, c'est faire en sorte de comprendre un important volet de l'évolution institutionnelle des techniques. Les thèmes des articles de ce dossier y concourent pleinement : examen du rôle des acteurs tels Claude Pierre Molard et Ulysse Trélat ; analyse de la constitution des collections patrimoniales aujourd'hui conservées au Musée des arts et métiers ; modalités de l'invention du haut enseignement à partir de 1819 ; interactions avec d'autres institutions ou entreprises officielles (système des brevets, Société d'encouragement pour l'industrie nationale, expositions des produits de l'industrie).
Depuis plus de deux siècles, par la richesse de ses collections, de ses enseignements, de ses pôles de recherche, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) est en constante évolution. Étudier son histoire, c'est faire en sorte de comprendre un important volet de l'évolution institutionnelle des techniques. Les thèmes des articles de ce dossier y concourent pleinement : examen du rôle des acteurs tels Claude Pierre Molard et Ulysse Trélat ; analyse de la constitution des collections patrimoniales aujourd'hui conservées au Musée des arts et métiers ; modalités de l'invention du haut enseignement à partir de 1819 ; interactions avec d'autres institutions ou entreprises officielles (système des brevets, Société d'encouragement pour l'industrie nationale, expositions des produits de l'industrie).
À l'occasion des rencontres de juillet 2019 à Toulouse, le comité d'organisation du Réseau international de recherche en éducation et en formation (REF) et le comité de rédaction des Dossiers des Sciences de l'éducation ont décidé de consacrer ce numéro 41 de la revue à une mise en perspective de la recherche francophone dans la discipline des sciences de l'éducation et de la formation. Le REF est né en 1989. Ses diverses rencontres, maintenant organisées tous les deux ans dans l'un des quatre pays fondateurs (France, Belgique, Québec, Suisse), ont vu le nombre de symposiums, qui sont la marque distinctive de son fonctionnement, augmenter de 4 à 37 (Toulouse, 2019) et l'effectif des participantes et participants connaître la même croissance. Précédées et/ou suivies par une journée de colloque(s), ces rencontres contribuent à la réalisation et à la diffusion de la recherche comme en témoignent les dizaines de publications (plus de 140 livres ou dossiers de revue à ce jour).
À l'occasion des rencontres de juillet 2019 à Toulouse, le comité d'organisation du Réseau international de recherche en éducation et en formation (REF) et le comité de rédaction des Dossiers des Sciences de l'éducation ont décidé de consacrer ce numéro 41 de la revue à une mise en perspective de la recherche francophone dans la discipline des sciences de l'éducation et de la formation. Le REF est né en 1989. Ses diverses rencontres, maintenant organisées tous les deux ans dans l'un des quatre pays fondateurs (France, Belgique, Québec, Suisse), ont vu le nombre de symposiums, qui sont la marque distinctive de son fonctionnement, augmenter de 4 à 37 (Toulouse, 2019) et l'effectif des participantes et participants connaître la même croissance. Précédées et/ou suivies par une journée de colloque(s), ces rencontres contribuent à la réalisation et à la diffusion de la recherche comme en témoignent les dizaines de publications (plus de 140 livres ou dossiers de revue à ce jour).