Une histoire de l'émigration d'élites XIXe-XXe siècles
Entre 1820 et 1930, quelque 150 000 Basques et Béarnais ont quitté leur région pour les pays américains, en particulier l'Argentine. Comme toute migration, cet exode s'est accompagné de transferts culturels et techniques encore peu étudiés par l'historiographie française. Cet ouvrage, qui rassemble des contributions d'historiens argentins, espagnols et français, vise à mieux comprendre cette articulation entre circulations migratoires et transferts. À travers les réseaux, les connexions et les pratiques transnationales de quelques représentants de l'émigration d'élites, il propose une réflexion inédite sur la reconstruction des identités et des appartenances culturelles en migration. Il entend ainsi contribuer à une meilleure connaissance de la culture de la mobilité d'une période marquée par de puissants flux migratoires.Entre 1820 y 1930, unos 150 000 Vascos y Bearneses dejaron su región para emigrar a los países americanos, y a la Argentina en particular. Como suele ocurrir en los procesos migratorios, aquel éxodo trajo consigo transferencias culturales y técnicas, aún muy poco estudiadas por la historiografía francesa. Este volumen, que reúne contribuciones de historiadores argentinos, españoles y franceses, tiende a entender mejor la articulación que existe entre las circulaciones migratorias y las transferencias. A través de las redes, de las conexiones y de las prácticas transnacionales de algunos representantes de la emigración de élites, propone una reflexión inédita acerca de la reconstrucción de identidades y pertenencias culturales "en migración". De esta manera, pretende contribuir a un mejor conocimiento de la cultura de la movilidad de un periodo marcado por flujos migratorios masivos.
Si la confrontation entre littérature et cinéma connaît déjà unelongue histoire (adaptations, sémiologie et narratologie), l'étudedes rapports entre langage littéraire et langage audiovisuel s'estconsidérablement renouvelée ces dernières années. De nouveaux objetsémergent : jugement des écrivains sur le cinéma et rapport des cinéastes au" discours ", récits fictionnels de séances et de fantasmes de spectateursou encore prescience du cinéma dans la littérature. Le projet " Littératureet cinéma en miroir " rassemble des articles signés par douze spécialistesde la question qui s'intéressent à des écrivains et cinéastes comme Kafka,Proust, Duras, Visconti, Godard, Straub, Kubrick ou Scorsese, ainsi qu'à destextes et des films documentaires. Ces études mettent l'accent sur la réceptionréciproque des deux médiums et sur les rapports qu'ils entretiennent par-delàleurs spécificités : écrivains-cinéastes et cinéastes-écrivains, procéduresmimétiques, rhétorique du documentaire ou encore présence du langagepoétique au cinéma…Textes de Sylvain Dreyer, Philippe Ducat, Marie-Laure Guétin, Emmanuel Leclercq,Vanessa Loubet-Poëtte, Olivier Maillart, Claude Murcia, Alban Pichon,Joanna Rajkumar, Alain Sebbah, Thanh-Vân Ton-That, Dominique Vaugeois.
Malgré l'annonce du " désenchantement du monde " (Max Weber) par les sociologues du début du XXe siècle, la religion occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans les sociétés contemporaines et demeure un sujet d'actualité et de débats. Après un XXe siècle largement marqué par des idéologies sécularisées, les questions religieuses connaissent en ce début de XXIe siècle un spectaculaire retour multidimensionnel et surtout pluriconfessionnel dans la sphère publique. Partant de ce constat, les Journées d'études de l'ED 481 ont réinterrogé la place de la religion dans l'espace public et plus particulièrement dans la rue, espace le plus marqué par ces phénomènes.Au-delà des aspects architecturaux, tels que les lieux de culte, les divers intervenants ont tout d'abord cherché à appréhender tant les diverses formes matérielles, symboliques ou mémorielles, qu'adoptent les manifestations du fait religieux que les modalités de coexistence des diverses religions au sein d'un espace cosmopolite par nature, avant d'envisager les vecteurs de diffusion des religions et le prosélytisme.
Les droits fondamentaux du gardé à vue sont aujourd'hui au cœur de l'évolution de la procédure pénale.Ils mobilisent évidemment les pénalistes, soucieux d'intégrer et de mesurer les conséquences concrètes de l'importante réforme opérée par la loi du 14 avril 2011. Une réforme qui va dans le sens de l'histoire en participant à la promotion des droits de la défense au stade de l'enquête policière.Au-delà, les droits fondamentaux du gardé à vue intéressent aussi les théoriciens du droit, attentifs aux mutations du processus normatif. À ce titre, l'examen de l'application de la loi du 14 avril 2011 enseigne qu'à l'heure de la diversification des contrôles de conformité de la loi, une réforme inspirée par les droits fondamentaux n'est pas une réforme comme les autres.Pour nourrir la réflexion sur l'ensemble de ces enjeux, un observatoire de la garde à vue a été installé dans le ressort de la Cour d'appel de Pau. Il est rattaché au Centre de Recherche et d'Analyse Juridiques (CRAJ) de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour. Cet ouvrage présente les résultats des premiers travaux menés dans ce cadre sous la direction du Professeur Sébastien Pellé.
Cet ouvrage sur les Basses-Pyrénées pendant la Seconde Guerre mondiale est le premier résultat de la mise en œuvre d'un programme de recherche collectif qui se donne pour objectif de procéder à des recherches systématiques et exhaustives sur la situation du département pendant le conflit. Il cherche à dresser un état des lieux des travaux (chronologies, analyse des applications des mesures vichystes, collaborations, résistances etc.), mais surtout à approfondir l'analyse de cette période difficile de l'histoire par des approches qui s'inscrivent dans le renouveau historiographique des dernières années sur la Seconde Guerre mondiale (l'opinion, les migrants, le marché noir, les déportations, les internements, la spoliation des biens juifs, les camps, les prisonniers de guerre, le STO, etc.).Sous la direction de Laurent Jalabert, contributions de Paul Cabannes, Jacques Cantier, Claude Chadelle, Mathilde Faure, Jacques Fijalkow, Laurent Jalabert, Claude Laharie, Victor Pereira, Cécile Vast et Jean-François Vergez.
Créé par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans L'Anti-Œdipe en 1972 et développé ensuite dans les Mille Plateaux, le concept de déterritorialisation connaît de nombreuses extensions métaphoriques ou symboliques. Mais ce succès conduit à se demander si on a affaire à un effet de mode ou un concept pertinent ?En effet, si l'on s'en tient à l'étymologie, le mot déterritorialisation signifie être privé de territoire aussi bien concret qu'abstrait. On peut cependant considérer que parler de déterritorialisation au lieu de privation de territoire peut relever de l'effet de mode très réducteur en regard de la manière dont Deleuze et Guattari utilisent ce concept.Pour ces deux philosophes, la déterritorialisation est un concept politique et philosophique permettant de remettre en question toutes les structures de pouvoir et de domination. Elle se trouve du côté de toute pensée critique qui se veut remise en question ou déconstruction des discours dominants dans plusieurs disciplines telles que les arts, la littérature, l'anthropologie et la sociologie.Compte tenu des multiples perspectives dans lesquelles le terme de déterritorialisation peut être appréhendé, il s'agit sans aucun doute d'un concept fécond qui brouille les distinctions entre disciplines. Mais cette fécondité ne constitue-t-elle pas aussi la limite du concept en renvoyant à une pensée consensuelle de la déterritorialisation. N'y a-t-il pas là risque de reproduire certaines violences épistémologiques ? Loin d'apporter une réponse tranchée à la question initiale, l'objectif poursuivi, à travers différentes contributions à cet ouvrage, est d'ouvrir des pistes de réflexion sur ce concept proliférant qui se laisse difficilement cerner.
Le recyclage d'images est une pratique ancienne, mais qui a pris, à partir de la fin du XIXe siècle, une ampleur considérable dans l'art, dans les média, et, de nos jours, au travers d'internet. Or il n'existait aucune étude d'ensemble sur ce phénomène. Ce numéro vient donc combler une lacune criante en présentant un large éventail des différents domaines dans lesquels se déploient les images recyclées (peinture, gravure, photographie, publicité, cartoon, propagande politique, cinéma, télévision), mais aussi de leurs transmigrations, car l'un des intérêts de cette réutilisation est que les images peuvent migrer hors de leur champ d'origine vers un autre domaine (de la peinture vers la gravure, le cartoon, la publicité, le timbre-poste, etc.). La plupart de ces domaines, et certaines de leurs interactions, sont abordés par les auteurs de ce numéro. La période couverte est l'époque moderne et contemporaine (XIXeet XXe siècles), celle qui a connu le plus grand nombre de bouleversements dans la pratique du recyclage.Plusieurs textes de ce volume font alterner présentation de cas et réflexions théoriques et méthodologiques : quelles sont en effet les limites du recyclage ? Peut-on parler de recyclage si l'image-source et l'image-cible n'ont qu'un vague air de ressemblance ? Faut-il qu'il procède d'une démarche consciente ? Pourquoi certains artistes ont-ils cherché à occulter leurs sources, alors que d'autres les mettaient en évidence ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées dans ce numéro, lequel contient également un inventaire des différentes opérations constituant le recyclage ainsi que de leurs fonctions, ce qui s'avère particulièrement utile si l'on cherche par exemple à différencier son usage moderne et postmoderne.
Écrire et conserver la mémoire du pouvoir, le pouvoir de la mémoire
Depuis quelques années, les cartulaires royaux navarrais font l'objet de programmes conjointement menés de part et d'autre des Pyrénées occidentales. Ces cartulaires forment une série exceptionnelle parmi ce type de documentation conservée pour l'Espagne et même pour l'Europe. Ce volume réunit la majorité des contributions présentées lors de deux journées d'étude autour des cartulaires des rois de Navarre (Université de Pau et des pays de l'Adour, novembre 2010), Université publique de Navarre (novembre 2011). Leur production a été confrontée à celle d'autres cartulaires du sud de la France ou du nord de l'Espagne, a fortiori ceux rédigés dans les marges pyrénéennes, mais aussi à d'autres types de documents qui peuvent livrer des clés de compréhension. Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, souhaitons que les approches croisées de documents très variés, réunies dans ce volume, participent à compléter et à enrichir les perspectives de recherche sur l'écriture et l'exploitation des cartulaires médiévaux.Hace ya unos años que los cartularios reales de Navarra son objeto de programas conjuntos dirigidos desde una y otra parte de los Pirineos Occidentales. Estos cartularios conforman una serie excepcional entre esta tipología de documentos conservados en España, e incluso en Europa. Este volumen reúne la mayoría de las contribuciones presentadas a lo largo de dos jornadas de estudio en torno a los cartularios de los reyes de Navarra (Université de Pau et des Pays de l'Adour (noviembre de 2010), Universidad Pública de Navarra (noviembre de 2011). Su producción fue confrontada a la de otros cartularios del sur de Francia o el norte de España, a fortiori aquellos confeccionados en los márgenes pirenaicos, pero también se contrapuso a otros tipos de documentos que pueden ofrecer claves de comprensión. Sin pretender una exhaustividad, deseamos que las confrontaciones cruzadas de documentos tan variados, reunidos en este volumen, permitan completar y enriquecer las perspectivas de investigación sobre la escritura y el aprovechamiento de los cartularios medievales.
Como demuestra el monográfico Costumbrismo: nuevas luces, el concepto literario de Costumbrismo sigue en la actualidad nutriendo variadas perspectivas de investigación y suscitando debates.La incardinación del concepto de Costumbrismo en las coordenadas sociohistóricas que lo vieron nacer y generaron sus razones de ser y de ir evolucionando en sus diferentes manifestaciones artísticas, son cuestiones fundamentales que en este libro se estudian.En España, Europa o Hispanoamérica, la observación de la realidad inmediata en su tiempo y su circunstancia, y su pintura verbal con fines estéticos, sociales, políticos, lingüísticos, didácticos u humorísticos crean una caleidoscópica imagen de la(s) verdad(es), que el Arte, incluso en las más recientes escrituras de la costumbre, siguen generando.Le concept littéraire de " costumbrisme ", tel que le démontre la présente monographie Costumbrismo : nouveaux regards, ne cesse d'alimenter différentes perspectives de recherche et de susciter de multiples débats.Cet ouvrage s'efforce de mettre en contexte le concept de " costumbrisme " dans les coordonnées socio-historiques qui l'ont vu naître, lui ont donné sa raison d'être et ont rendu son évolution possible, afin de répondre à certaines questions essentielles.En Espagne, en Europe ou en Amérique Latine, l'observation de la réalité immédiate en tenant compte du temps et des circonstances, puis la peinture verbale qui traduit cette même réalité à des fins purement esthétiques, sociales, politiques, linguistiques, didactiques ou humoristiques, offrent une image kaléidoscopique des vérités que l'Art, même dans les écritures des moeurs les plus contemporaines, continue de produire.