Comment nos ancêtres voyaient-ils leur ville du futur ? Comment nos contemporains l'imaginent-ils ?Comment assurer la transformation et la résilience des villes existantes ?Comment concevoir et garantir la durabilité des villes nouvelles ?Comment répondre aux exigences de réduction des émissions de gaz à effet de serre des métropoles, tout en les adaptant aux changements climatiques ?Comment, dans ce contexte, faire évoluer les mobilités urbaines ?Comment, enfin, bâtir une ville accueillante pour toutes et tous ?Pour que la ville du futur ne soit pas une utopie du passé, nous devons – des responsables politiques aux citoyens et citoyennes – nous emparer de ces questions qui sont autant de défis à relever.Ce livre pose les jalons de cette réflexion collective en abordant l'espace urbain sous l'angle de l'histoire, de la biodiversité, de la santé, des matériaux et de l'organisation.
L'étude du droit est un savoir pratique où l'autorité personnelle a beaucoup de poids : le droit tend à construire des figures exemplaires dont les opinions " font jurisprudence ". L'autorité de certains " grands " juristes traverse même les siècles. Jacques Cujas (1522-1590) s'inscrit dans cette catégorie. Découvreur de sources du droit romain que l'on croyait perdues, lecteur avisé capable de donner une nouvelle profondeur à l'interprétation du Corpus iuris civilis de Justinien, enseignant charismatique apte à susciter des vocations : si ses mérites sont connus, on s'est encore peu interrogé sur les raisons et les voies qui ont fait de lui un " grand juriste ".C'est à cette question que répondent les études de ce volume, examinant la postérité de Cujas en France et en Europe, à travers les ouvrages de droit, mais aussi la statuaire publique et la littérature, où Cujas devient l'incarnation (parfois grotesque) de la science juridique. Cet ouvrage, issu d'un colloque organisé au Collège de France à l'occasion du cinquième centenaire de la naissance de Cujas, montre comment la science du droit sort parfois de sa sphère et devient patrimoine commun.
L'utilisation de la plante papyrus comme support d'écriture est une de ces inventions qui ont changé le monde. Né en Égypte au début du IIIe millénaire avant J.-C., le papier de papyrus s'est vite répandu pour devenir le principal support de l'écrit du monde méditerranéen de l'Antiquité au Moyen Âge avant d'être détrôné par le parchemin, puis le papier venu de Chine. Support souple, léger et peu onéreux, il a aidé à fixer la pensée humaine, à la diffuser et à la perpétuer, et, sans lui, les œuvres de l'Antiquité ne seraient pas parvenues jusqu'à nous. Il a aussi contribué au développement des États en rendant leurs administrations plus efficaces.C'est cette histoire qu'autour de l'exposition " Le papyrus dans tous ses États, de Cléopâtre à Clovis " (18 sept.-26 oct. 2021, Collège de France) ce livre nous fait découvrir. Après avoir pénétré les secrets de sa fabrication, le lecteur pourra suivre l'odyssée du papyrus dans toute son extension chronologique (de l'Égypte pharaonique à la Rome des papes) et géographique (de l'Égypte à la France en passant par l'Orient, la Grèce et l'Italie) à travers une soixantaine de pièces exceptionnelles ou peu connues du public, replacées dans le contexte des sociétés où elles ont été produites grâce à des synthèses signées par les plus éminents spécialistes.
" Ma grande église et ma petite chapelle " : c'est ainsi que Gaston Paris, illustre médiéviste, désignait en 1894 le Collège de France et l'École pratique des hautes études, les deux établissements entre lesquels il partagea son enseignement. Fondées respectivement en 1530 et en 1868, ces deux maisons de la " science en voie de se faire " (Ernest Renan) n'ont cessé d'entretenir des liens presque symbiotiques : de très nombreux enseignants sont passés de l'une à l'autre ou ont exercé simultanément dans les deux.Ce sont ces affinités électives que ce livre, issu d'un colloque organisé au Collège de France lors du cent-cinquantenaire de l'EPHE, tente de mettre en lumière à travers des études sur l'histoire de ces deux institutions, des bilans par discipline (grammaire comparée, histoire des religions, anthropologie, sinologie, assyriologie, égyptologie) et des portraits de quelques personnalités marquantes (Ernest Renan, Gaston Paris, Abel Lefranc, Sylvain Lévi, Louis Robert).Au-delà de l'anecdotique, de la prosopographie ou des hasards des croisements institutionnels, ces études sont l'occasion de réfléchir sur le rôle conjoint de ces deux établissements dans l'histoire des savoirs.
In Syria, Palestine and especially Egypt, Muslim officials made use of stamped, i.e. inscribed, glass objects, probably for ensuring the fairness of market transactions and perhaps regulating them. These objects are weights on which the names din