L'automne s'installe, les nuits s'allongent… et avec elles revient le goût du mystère et de l'étrange. Magie, sorcellerie, vampires et autres figures du monstre : explorez notre sélection d'ouvrages pour comprendre ce que ces imaginaires racontent de nos sociétés et de nos cultures.
Ruse et magie partagent une histoire millénaire au cours de laquelle elles ont souvent été en relation. Les différentes formes de magie pratiquées au fil des siècle – des rites des sorcières de l'Antiquité aux tours de prestidigitation des illusionnistes modernes en passant par les sorts de Merlin et la magie naturelle de la Renaissance – impliquent souvent une dimension 'rusée' qui se manifeste de diverses manières. Le présent ouvrage se compose de neuf chapitres qui analysent les rapports que la magie entretient avec la ruse dans des contextes différents et selon une approche à la fois diachronique et pluridisciplinaire, mêlant histoire des sciences, littérature et psychologie cognitive.
Nés dans un monde privé de dieux et de lumières, les artistes français du 19e siècle s'étaient donné pour mission de ré-enchanter l'univers et de lui faire recouvrer son unité. Alors même que la rationalité, le scientisme et le positivisme devenaient les valeurs de leur temps, ils choisissaient de questionner ces valeurs montantes en les confrontant à des pratiques et des croyances d'un autre âge. À une civilisation qui s'embourgeoisait au gré même de ses révolutions, ils décidaient d'opposer les mystères insondables d'une magie à laquelle, déjà, l'on ne croyait plus, mais qu'ils allaient réinvestir sous de multiples formes dans leurs textes, leur musique, leur peinture ou leurs mises en scène. Ce sont ces enchantements lexicaux, ce personnel féérique, ces représentations visuelles ou ces charmes verbaux propres aux " magies " artistiques que le présent volume se propose d'interroger.
L'émotion semble avoir retrouvé droit de cité dans le discours critique. La peur, qu'elle soit terreur sacrée, frisson érotique, esthétique, ou angoisse du vide, traverse la littérature américaine, façonne et défait le texte et la lettre, des récits Puritains au roman contemporain. Paradoxale, la peur figure l'écriture tout en mettant en péril le processus de figuration. Défi lancé à la lettre même, qui ne peut en faire son objet sans s'en défaire, ni la défaire, la peur resurgit pourtant dans les turbulences du texte, narratives, poétiques ou figurales, au moment où l'écriture tremblait de la perdre vraiment. Cette peur de "perdre" la peur habite la littérature de Nouvelle-Angleterre, à laquelle est consacrée la première partie de cet ouvrage quant aux articles de la deuxième partie, ils s'attachent à débusquer l'omniprésence de la peur dans des romans et nouvelles des XXe et XXIe siècles.
Apparu en Europe centrale, le vampire est une figure de l'imaginaire née au XVIIe siècle de la confrontation de l'Occident avec le monde ottoman. L'auteur présente la naissance de ce thème en Europe centrale, puis, comment il a existé un mythe du vampire, comment ce mythe, en perdant sa dimension explicative du réel, est devenu, dans la France du XVIIIe siècle, un objet de l'imaginaire, et enfin, comment, les auteurs romantiques en ont fait un motif littéraire, un jeu sur les formes et les normes. L'étude est accompagnée du corpus des textes qui ont forgé l'image du vampire : la nouvelle fondatrice de Polidori ; le roman initial de Bérard ; les trois adaptations théâtrales de Nodier, Scribe et Dumas ; la nouvelle de Gautier et celle, en extraits, de Mérimée.
L'approche historique du monstre relève de l'histoire culturelle, en particulier de l'histoire des représentations et des sensibilités. Cet ouvrage s'inscrit donc tout à fait dans la dans la lignée des ouvrages historiques proposés par les éditions Créaphis. L'objectif de cet ouvrage est de montrer les représentations, les discours tenus sur le monstrueux à différentes époques, aussi bien dans l'Occident ou dans l'Orient médiéval, qu'à la Renaissance et à l'époque moderne, ou encore au XIX° siècle, sans oublier les visions plus récentes, en particulier dans le cinéma. Peut-on écrire une histoire des monstres ? Dans quelle mesure et sous quelles conditions l'écart par rapport à la norme biologique, esthétique ou morale peut-il être toléré, voire valorisé dans une société donnée ? Jusqu'à quel point est-il jugé supportable ? Quelles sont les frontières de la monstruosité, et les seuils admis de tolérance ? Ces questions sont essentielles dans l'optique d'une histoire des sensibilités. Par ailleurs, quels rapports sont établis entre monstruosité physique et monstruosité morale ? Anna Caiozzoest maître de conférences à l'université Paris 7-Denis Diderot, historienne de l'islam médiéval. Elle appartient au laboratoire. Identités-Cultures-Territoires. Anne-Emmanuelle Demartini est maître de conférences à l'université Paris 7-Denis Diderot et appartient aussi au laboratoire. Identités-Cultures-Territoires. Elle a consacré plusieurs ouvrages à Pierre-François Lacenaire, célèbre criminel, grand-bourgeois, poète, exécuté en 1836, dont le procès a rempli les colonnes des gazettes de son temps.
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