Le conte de fées est souvent pensé comme un sujet essentiellement littéraire. Dans cet ouvrage, il est question d'explorer les liens que tisse le conte avec de nombreux arts comme la danse, le théâtre, la peinture, la photographie, l'art lyrique, le cinéma ou le spectacle vivant. Le féerique est envisagé chez des artistes classiques (Shakespeare, Watteau, Blake, Fuseli, Rossetti, Dadd) et contemporains (ORLAN, Partington) mais également dans des territoires plus inédits comme les séries télévisées, l'art brut, la joaillerie, la mode ou la céramique. Sortir la féerie du domaine exclusif du lectorat jeunesse permet également d'inclure d'autres regards, adultes cette fois, sur le merveilleux et le réenchantement du monde.
Goût pour les sciences naturelles, les antiques, la numismatique, les pierres gravées, les exotica, la sculpture et les arts graphiques, estampe et dessin : tel est le collectionnisme du XVIIIe siècle en France. Par l'étude de nombreuses collections tant à Paris qu'en province, le livre dresse dans chaque grand domaine, un nouvel état du savoir, richement documenté et souvent original. L'ouverture aux objets non européens ou aux Antiquités nationales met en évidence la complexité croissante de culture de la collection, du phénomène de la curiosité au XVIIIe siècle, puis son passage vers le cabinet encyclopédique, juste avant l'arrivée des musées du XIXe siècle. Par sa vision panoramique, l'ouvrage est une encyclopédie du collectionnisme en France au temps des Lumières. Ce faisant, il participe à l'histoire des savoirs et à l'histoire culturelle de la France du XVIIIe siècle. Il constitue le second volet d'une histoire du collectionnisme en France au XVIIIe siècle après le livre Peinture et plaisir. Les goûts picturaux des collectionneurs parisiens au XVIIIe siècle, paru aux PUR en 2010.